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DE QUELQUES AUTRES RACES ÉTABLIES EN EUROPE

Les renseignements font malheureusement défaut pour déterminer avec une entière précision l'esprit religieux de quelques races fortement douées qui entrèrent pour une part importante dans la constitution ethnologique de l'Europe méridionale : Espagne, Gaule, Italie même. Je veux parler des Ibères, des Aquitains et des Ligures. En réunissant sous un même type les qualités connues de quelques-unes de ces populations, peut-être parentes, peut-être originaires du nord de l'Afrique, on peut les nommer dures, laborieuses, tempérantes, à la fois ardentes et patientes. Les anciens eux-mêmes les jugèrent féroces et animées d'un esprit d'indépendance indomptable. On a cité comme un trait d'infériorité chez elles la condition misérable des femmes, assujetties aux travaux les plus pénibles, et, comme trait particulier d'héroïsme, l'institution fameuse des dévouements à l'ami et au chef. Elles prirent le parti de Carthage contre Piome, qui sans doute serrait de plus près leur liberté et leurs coutumes, et les menaçait d'une absorption plus complète. Également aptes à la guerre et au travail, à la piraterie, à l'agriculture et à l'industrie, à la vie nomade et à la vie sédentaire, forcées enfin de se soumettre, elles apportèrent dans le sang et dans la civilisation du midi, pendant l'antiquité et le moyen âge, et jusqu'à nous, des éléments précieux de ténacité et de force.

Il est d'autant plus à regretter que les croyances de ces races soient tombées dans l'oubli, qu'elles formaient un singulier contraste avec le polythéisme des autres nations, et c'est une véritable lacune dans l'histoire religieuse. Point de temples, à peine quelques pratiques d'auguration; c'est par la sobriété, si ce n'est la nullité des objets de foi, que les Ibères et les Ligures se firent remarquer, ou plutôt qu'ils échappèrent à l'observation inattenlive et peu éclairée des Romains. On serait tenté, d'après cela, de leur attribuer cette tendance monothéiste et iconoclaste qui, aux yeux du polythéisme, a souvent passé pour athéisme, et dont les peuples sémitiques ont toujours été moins éloignés que les peuples aryens. Mais si les tribus dont nous parlons se sont trouvées par origine, habitation ou commerce, en relation particulière et ancienne avec des Sémites, d'un autre côté, leurs langues, dont la langue basque pourrait être un débris, les classent tout à fait à part, et il n'est pas impossible que, chez elles, la croyance îdt été originale comme la parole.

ou fausse des Celtes eu deux fr.milles, les Gaëls et les Kimris. La première semblerait être restée plus Adèle aux cultes primitifs, et la seconde s'être plus livrée au Druidisme. Mais la critique met difficilement d'accord les indications des anciens touchant l'ethnologie et la distribution géographique de ces deux branches. La synonymie des noms de tribus a aussi ses embarras et ses incertitudes. Il n'y a rien de démontré en cette matière.

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