GARAGTÉRTSTIQUE DES CELTES ; LEUR MYTHOLOGIE
obscurs des deux côtés. L'insuffisance des renseignements justifie
alors le vague des conclusions.
On peut distinguer deux parties dans les religions celtiques. La première est analogue, pour le fond, au système mythologique de toutes les races aryennes, et, pour le développement, à celui de la Germanie. On y trouve un Dieu tonnerre, Tarann, qui est une forme des concepts que nous connaissons par Indra, Zeus et Jupiter; un Dieu vent et tempête, Kirk; puis des divinités que les Romains identifièrent sans peine avec les leurs, grâce aux attribus communs de fécondation, de force, de guérison, d'échange, d'invention, etc. ; puis la série des lieux et des phénomènes locaux divinisés : forêts, fleuves, montagnes, villes, etc. Comme chez les Germains^ les Dieux principaux deviennent tous des Dieux de la guerre, et reçoivent un culte inhumain. Cette transformation ou extension d'attributs porte également sur des concepts d*origine aryenne et sur ceux qui paraissent propres au Druidisme, et peuvent provenir d'une source différente : Ésus et Tentâtes lui-même. Mais ce qui distingue fortement les Celtes, c'est que l'idée de la guerre n'est pas la seule qui, chez eux^ tend à absorber la notion du divin. Une idée tout autre y rivalise, qui comprend la parole, la science, l'art, l'organisation ; et l'importance en est si grande^ qu'elle se développe, non seulement avec la forme des Hermès, comme dans Teutatès, mais encore avec celle des Hercule. La force se présente à l'esprit du Celte sous un double aspect, violence et éloquence, lutte farouche et communication intellectuelle. Cet Hercule-Ogmen [OgUy celt., Science) est peutêtre une révélation de la Phénicie à la Gaule. Ou du moins la Gaule se l'assimila, et César, frappé sans doute de la présence de l'Hercule hermétique dans une religion où figurait déjà Hermès, ou Taout, sous le nom de Teutatès, put dire en son langage romain que le culte principal des Gaulois était celui de Mercure, Apollon^ Mars, Jupitet^ et Minerve ne venaient, dit-il, qu'au second rang.
L'Apollon gaulois de César paraît avoir été fiélen, dans lequel on croit reconnaître le Bel-soleil des Sémites polythéistes; et la Minerve serait Bélisana, forme féminine du même Dieu. Le Jupiter est Tarann, et il y a doute sur le Mars, dont les attributs s'imposent à peu près partout, comme nous l'avons dit. Enfin, il est difficile de ne pas admettre Tassimilation d'Ogmen et de Teutatès, l'un à l'Hercule de Tyr et l'autre au Taout commun de l'Egypte et de la Phénicie. Ésus reste le Dieu le plus mystérieux de la Gaule^ et je pourrai y revenir à propos du Druidisme. J'ai trop insisté sur un développement religieux qui dépasse l'époque des origines, mais il le fallait pour déterminer le caractère des Celtes (1).
(1) J'ai assez généralisé pour n'avoir pas i m'occaper de la division vraie