DIVINITÉ ET DOCTRINE DU SOMA
dénomination étrange et flatteuse de rache et de ^^^^^^^'^T^^ appartient à tout ce qui est l.on et utile et, par exemple, - Sacnaco, àJa Prière, à la Libation, aussi lùen qu'au Rayon ou au Nuage.
Mais le plus souvent les nuées se prennent pourdes météores malfaisants qui retiennent emprisonnés les rayons ou les ondes si ardeni- Lent désin-. ici-l>as. C'est Bala, c'est l'avare Pam, ce son es en^ s de Pani, c'e,t Souchna le desséchant, cest surtout le no,r V.itra, avec la troupe des Asouras. qui gardent au fond d'une caverne du ciel les vaches célestes injustement enfermées. Ahi. le Serpent-Berger. les fait paître. Mais Indra, le dieu puissant, forlihé par les libahons de l'enivrant Somaque lui versent à toute heure les Angiras (patriarches sacrificateurs), Indra s'élance avec les impétueux Maroulas (les vents\ foudroie les gardiens de la caverne, détruit les maisons des Asouras, terrasse Vri.ra et les autres ennemis et délivre les vaches. Le tableau se termine par la joie de la terre arrosée. On voit que les hommes ne sont inutiles ni au combat ni à la victoire, puisque, par leurs sacrifices, ils entretiennent la vigueur de leurs dieux. Et ceux-ci se réjouissent à l'égal des hommes, parce que, comme eux, ils se sont alarmés de l'invasion des puissances de 1 obscurité.
J'ai nommé deux fois le Soma. C'est encore un mythe qui appelle l'attention. Ou plutôt c'est plus et mieux qu'un mythe, car on y voit l'inia-ination suivre d'abord sa marche ordinaire en personnifiant une hqueur soi lie du filtre et .lu pressoir, puis conduire au ciel les vapeurs des libations faites dans le feu et les employer, par une sorte de physique ou de physiologie à l'anliquo, à poser le principe créateur et animateur du monde. Ce dieu-Liqueur (Indou, c'est son nom) doit sa naissance au sacrificateur qui le prépare et devient ainsi l'agent du salut universel. Dans un autre sens, il est le fils du Nuage et descend du ciel avec les Ondes ses sœurs, nourricières des plantes. Cupilli et fermenté, c'est dans le Mortier, sous le Pilon, que son existence commence avec un corps grossier (1). Mais bientôt il revêt un corps purifié et glorieux sur le filtre de laine où il laisse sa vieille d'pouille. Alors il se joue dans le vase de bois et devient le courage des héros et la mort des ennemis.
C'est surtout mêlé avec les produits gras de la vache et versé en libation dans les flammes que Soma atteint sa haute personnalité
(1} Ce vin de l Aryc antique s'obtenait par la fermentation des tiges et des baies de VAsdepim wida ou Sarcostemma viminalis, mêlées à l'orge et convenablemcol huinectco^. On joignait au breuvage du miel et du beurre. II paraît qu'on regardait ÏOnde môme du Soma, l'Humide, comme propre a „„.,....;,. !.. feu, it..l.>pendammeut d.;s corps gras qu'on y ajoutait (voy. le Rtg- »■■,■,,, >t].