DISTRIBUTION DES RACES HUMAINES AU POINT DE VUE SÉMITIQUE
le moment où la lé-^^ende fut fixée, mais seulement celui où se fit l'emprunt des éléments iraniens qui devaient s'y mtroduire.
Les Hébreux de la haute époque, autant que leurs sentiments se révèlent par les documents les plus anciens, éprouvaient une sympathie relative pour des races positivement différentes d'eux-mêmes, tandis que leur répugnance était extrême à l'égard de peuples détachés de leur propre souche, et parvenus à la civilisation matérielle. Leurs passions religieuses et politiques semblent avoir roulé dès 1 origine autour de l'idée d'une dépossession future de Kanaan a leur profit, tandis que Japhel était autorisé à habiUr sous les tentes de Sem et à prendre, lui aussi, Kanaan pour esclave. D'autres nations, étrangères à Sem, se trouvaient adoptées par ce dernier, en vertu d'une ethnographie fictive et systématique. C'est là un phénomène inoral et psychologique tout naturel. La haine entre voisins ou consanguins, le rapprochement des termes extrêmes, en apparence les plus divergents, sont des faits mille fois observés dans la politique, dans la religion, dans les accidents des guerres étrangères et des
guerres civiles. ., ,
Tout lecteur non prévenu de la Bible trouvera dans cette observation la véritable clef de ce dixième chapitre de la aenèse, sur lequel tant de commentateurs ont épuisé leur savoir-faire. Que la distribution des races humaines qu'on y voit exposée ne soit nullement une ethnologie rigoureuse, au moins dans ses développements, cela résulte avec la dernière clarté, de nos connaissances defmitives en linguistique et en histoire. Par exemple, il est incontestable que le Kananée.i était parent de l'Hébreu, et que l'Élamite ne l'était pas La classification, si elle n'est ethnologique, est donc géographique? Il le faut pour qu'elle réponde à une réalité. Mais elle est avant tout sentimentale, dans l'attribution qu'elle fait d'un ancêtre ou d'un autre a chaque race géographiquement assise. L'auteur du document, ou plutôt les auteurs des légendes qu'il a recueillies, consultent essentiellement les convenances morales, l'état de bénédiction ou de ma-
ailleurs. aussi bim que daos la Chaldée. une place qu'on ^"nbuait jusqu'id à des races aryennes. Mais ce aérait aller beaucoup trop lom que de n admettre dans lo pays polyglotte et polyelhnique par excellence la PJ^'^^^/J^ J^"^"" de«ré de ces dernières, et particuhère.neut des Irameos de Zoroastre. Le renversement d'une dynastie kouschile et l'avènement d'une Jy«*f «jj" diaue à Babyloae vers fan 2.'î00 avant notre ère, selon Bérose, peut navoir point de rapport avec le Bactrien Zoroastre, malgré ce qu'en dit cet historien - encore est-ce bien certain? - et une partie de population ira^^e^ne, portant des légendes mazJéeuae* avec elle, n'avoir pas laisse de s introduire dans la Babylouie et la Clialdét; à la suite de cette invasion.