CARACTÉRTSTTOUK MORALE DES SÉMITES
ensemble une grammaire, ni parlé ensemble une de ces langues, dites sans grammaire, dont la persistance spontanée indéfinie ne le cède pas à celle des autres, comme le prouve l'exemple de la langue chinoise. Si donc nous tenons à nous comprendre nous-mêmes, disons que, pendant la durée de leurs communications oriffinaires, ils ont manqué de la parole distincte; ils n'ont point énoncé de propositions logiquement réductibles à une loi. Fi;-urons-nous ôes hommes, des familles, des suites de familles, dans un ét;it mental où le maître instinct des facultés et des relitions humaines ne parvient pas à produire un effet de quelque portée sur rha})ity<le et la tradition. Et pourtant cet instinct, que nous voyons avoir été d'autant plus puissant et fécond que nous remontons plus haut dans l'antiquité, va produire tout à l'heure ces merveilles de langage dont la raison s'est montrée si longtemps incapable d'entreprendre seulement l'analyse. Un accident inimaginable aura donné, on ne sait comment, à des sociétés séparées linitiation de cet acte humain par excellence, refusé à la société primitive I
L'étude comparative des langues exige donc le maintien de l'imité des races sémitiques, et leur distinction d'avec les autres races, bien que leur caractère biologique soit peu tranché. L'examen des caractères intellectuels conduit à la même conséquence, et presque avec la même rigueur. Déjà le langage même, quand il est tellement propre à un groupe d'hommes, exprime une nature, des données et des tendances de l'esprit enracinées très profondément, quoique obscurément. Mais la sensibilité, l'imagination, l'entendement se montrent sans voiles, sous une forme visiblement originale et ingénue, dans les plus anciennes impressions et créations que certaines races nous ont transmises, et qui étaient résultées pour elles de l'excitation due au premier contact de la nature. A cet égard, les Sémites présentent des propriétés extrêmement accusées.
Je me garderais de parler de propriétés, s'il s'agissait de moralité et non d'intellect, si la caractéristique que j'ai en vue portait sur la notion de justice, ou sur les mœurs et les relations de famille et de tribu. .Te n'y verrais pas alors des données primitives particulières : ce sont plutôt là des effets, si reculés soient-ils, de la première intervention de la liberié dans la sphère des passions; ce sont les développements ou les altérations qu'un peuple de race quelconque apporte empiriquement à sa conscience morale, posée d'abord en quelques éléments simples et universels, antérieurs à toute application. J'ai justifié ceci ailleurs. Mais il y a plus. Alors même que des données différentes selon les races pourraient exister en matière de moralité proprement dite, on n'en constaterait pas sans peine de telles entre les Aryens