‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire [microform]. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 2 sur 253 · A MON AMI LOUIS PRAT · texte numérisé non relu

A MON AMI LOUIS PRAT

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PRÉFACE

h^ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire a déjà été publiée comme l'une des études philosophiques, la quatrième, auxquelles j'ai donné le titre d'Essais de critique générale. En la rééditant après plus de trente ans pour servir d'introduction réelle et très nécessaire à l'ouvrage terminé de la Philosophie analytique de fhistoire, que j'aurais voulu, si son étendue l'eût permis, appeler le Cinquième et le dernier de ces Essais, j'y joins de nombreux développements et des chapitres nouveaux, et j'en soumets toutes les parties à de continuelles corrections de détail. Les vues philosophiques restent sans modification. Les seules additions et corrections portant sur l'histoire, qu'il importe de mentionner, sont celles qui regardent les origines chaldéennes et qui intéressent encore d'autres questions liées à celle-là, par suite des découvertes survenues depuis la publication de mon livre, dans celte partie de l'archéologie de la haute antiquité.

Je n'ai nullement la prétention d'être ce qui s'appelle au ' courant de la science, et mon travail perdrait toute la valeur que je voudrais qu'il eût le droit de réclamer, si je ne me renfermais partout dans un ordre de généralités tel, — je veux dire au fond et touchant les seules vues auxquelles j'attache de l'importance, — qu'il De puisse être altéré par des erreurs partielles ou dérangé par la connaissance des faits nouveaux qu'apportent les explorations et les exégèses. Cela est si vrai que, dans le cas où les idées régnantes sur les ori-

PRÉFACE

PREFACE

gmes asiatiques des races aryeDnes viendraient à être révolutionnées par certaine critique nouvelle qui change le sens des émigrations et prétend les conduire d'Occident en Orient dans ce cas ejitrème, ««géographie, ,na chronologie, mo» histoire

évite de hxer, pour n'être pas dans le vague de lespace et du U-mps, mais je crois que ma philosophie de l'histoire subsisleia. out enliere. Les découvertes chaldécnnes ne pouvaient, d plus forte raison, porter aucune atteinte a mes idées priuci-

St\ me,.! '°'°"' '""™' "" ^"^«^ '"^ P'"^' •*« ^^'-<^ i"erèt, à me tie en rapport et on accord nvec ceux dont j'avais

traite Siuis le connaître.

11 convient quej'insiste sur n.a totale absence de prétentions personnelles touchant les sujets snérisnv H>ii„J„ >""•"""> i i„ „k:i L- n. ""J*-" *P8<^'*"^ <1 étude accessoires

a la philosophie, lout ce qui est érudition dans mou livre est

sTnrcIs ^,;!"r"'-,"'' '*'•'' ''" ""^ f"'''' •!"'*"- •'""■'«^ sources, el je laisse le mérite, s'il y en a, à qui veut le prendre

Je ne cite mes références que là où je les crois utiles pour 1 inlormation du lecteur. Autrement, mon livre aurait changé de nature et comporté un immense développement. Soit qu'il ' s agisse de religions, soit qu'il s'agisse de systèmes de philosophie lorsque ceux-ci me viennent dans le cours de marevue générale des idées humaines, je n'écris nullement l'histoire. Je relevé les doctrines des philosophes et les croyances des peuples ; j étudie leurs liaisons et leurs suites dans ce qu'elles

lali. tr. 'i^""'" '*' '^'''"'""- '"' ■"«"^'^ ^ '«"^ place dans ilùl /"" ", '""'*'' ''* '■'"'"«"i'é, et faire sortir d'un tableau général les inductions qui peuvent paraître les plus

sonhtt T '^'7'S'"«'«' ^"' '«» de^'inées. La vérité philono uÎTnî f "î •'■ P^P'-'""'^"' dite, est partout impliquée

au.rëmenr'' '■ "'' '"'' '=""'''"' "l"""?"' ^'^ «'"^

Voilà ce que j'entends par la philosophie de l'histoire. Les.

«.ni les matériaux historiques de cette philosophie qui em brasse 1 histoire de la philosophie et, 'si je l'ose dire 7a philosophie de la philosophie avec celle de la religion Les faits n y entrent que pour la donnée empirique des temps pour la succession des civilisations et des Étal, à me, Ir^en

rapport avec les stations et les révolutions de l'esprit. Hors de là, le fait n'est que l'accident, pour lequel il ne peut y avoir de philosophie. C'est parce que je n'essaie pas de composer avec les faits groupés imaginairement une série de termes à aboutissement forcé que ma philosophie analytique de fhistaire ne ressemble pas à ce qui s'écrit le plus souvent sous le nom de philosophie de rhistoire, et quelquefois aujourd'hui de sociologie. Le plan de travail que je me suis fait ainsi ne pouvait convenir à aucun philosophe attaché à l'un des dogmatismos qui se disputent le terrain des idées avec l'ambition à^ organiser, comme chacun dit, les uns religieusement, les autres scientifiquement, toute connaissance et toute croyance. Seul, le crilicisme, qui est une philosophie de la croyance rationnelle, se place au point de vue qui permet de classer et de juger les produits de l'intelligence et de la passion de l'homme appliqués dans le cours des siècles à pénétrer la vérité que fuit la certitude, alin de régler sa vie, de créer ses institutions, et de préparer ses fastes futurs conformément à ce qu'il pense et à ce qu'il croit ou espère de lui-même et de l'ordre du monde.

Perpignan, 15 mai 1896.

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