‹ Introduction à la philosophie analytique de l'histoire [microform]. Les idées. Les religions. Les systèmesChapitre 3 sur 253 · CHAPITRE PREMIER Plan de l'ouvrage · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Plan de l'ouvrage

J^^MjjVi'^F^"""'' "^"^ ''''"'"^"''* ' d'elle-même. Aboriée -

Se T,f T™"' '"'=°''^^«'"^ 1'^^ donne déjà l'expérience indi^

feils ou en; 1 ^ -^ ""' "° 'y"*""" apriorique, elle déflgure les ^

P étend,, H^,"""™'"^*"'""' '•'^ ^"''''''^ ^«"«- i^ n^^sté d'un et tte luit :TT'°' "^'"""^ ^^ '™"™ ^•»^' -''«"'"- " '^ -'v«

1 fL TaZ T " '""■■ P'""^' ^' '"^'"^ «""o™ d'y ^"PP'^er quand »ns hvL h^""'"'"™'- ^'"'^ '''"^'°'^« ««diée san part'pris, X feftà l'ai™'"'.'"'' ™ "'™''''''l"^' "" Phï-'ogique, L iu^r t 1 ^"°' '' emprunté à la pire ignorance elaux pir;s pré-

po'ur la rJ Z ''"" ''''' ''"""''^«'" eux-m,5meset se prennent

fZrUal al' ] T" •'"" '^ ^™' "??"' ^^ enregistrement

.™é pour ' ir, '"; P'"^ ^""P'«^ '"i^ de l'entendement et de la mora-

pour la connl» ' ''"" f^^»''- '» P<"-'ée de l'expérience personnelle,

£ faiuZT T V"""'"'''' ^^ '""'« '" dislance qui séparé les laits généraux des phénomènes individuels. ■

INTRODDCTION

2 PLAN DE l'OUVRAGB

Cette histoire, qui va m'occuper, est celle qui envi^sap les délerminalions humaines du genre le plus universel, et qui tient les idées et les croyances collectives pour les plus imporlantes de toutes, en qualité de coeflicients comniuns du développement d'une personne quelconque. Mais ces grands faits intellectuels ne doivent pas se séparer des passions et de la morale : des passions qui sont les stimulants et la matière itième de lu vie ; de la morale dont la forme, modiliée au contact des phénomènes divers, externes et internes, agit sur les croyances et les idées, et en subit ensuite les réactions.

H faut d'abord scruter les origines humaines, morales, sociales, et remonter à des époques où les témoignages font défaut. Dans cette partie délicate, il est inévitable qu'on se fie à des inductions tirées de la personnalité de Ihomme, telle qu'on l'a sous les yeux, mais réduite à ses éléments essentiels, généraux, profonds, et que tout porte à juger invariables/Ce sera peut-être assez, pour éviter de trop Ijraves erreurs, de substituer la critique aux méthodes aflirmatives à outrance, aux hypothèses simplistes, à la liclion anléhistorique de l'animal devenant homme, et aux suppositions arbitraires de berceau commun, de révélation externe, d'initiation quelconquede tous, individus ou peuples, par un seul. D'ailleurs, nous verrons dans la suite que les connaissances aujourd'hui acquises à la critique des races, desJangues et des monuments, ont établi pour les origines humaines un terrain solide qui dispense presque de toute induction à des temps encore plus anciens, et, dans tous les cas, rapproche singulièrement ce que nous savons de ce que nous pouvons raisonnablement demander à l'induotion morale de nous apprendre.

Ce premier travail doit être éclairci par l'étude de la moralité envisagée sous le point de vue historique, quoique général, et complété par l'examen des thèses de théorie les plus connues que nous avons à repousser ou à n'adopter qu'en partie.

Ensuite, nous passerons à l'étude des religions les plus anciennes, de leurs formes naturelles et primitives, de leurs rapports ethnologiques, géographiques, chronologiques, des étals, progrès et déviations d'intelligence et de moralité qu'elles supposent, enhn des lois qui se témoignent entre l'assiette des àraes et des mœurs et les affirmations acceptées ou disputées touchant l'ordre suprême du monde. La ptrlie empirique de ces recherches concerne presque entièrement des époques où l'hi&toire n'a sérieusement pénétré que de nos jours; et il faudra faire connaître là des vérités conquises par la critique, les unes positives, les autres négatives et non moins importantes, qui commencent à peine à se répandre parmi nous, et dont nul philosophe n'a encore tiré les conséquences. La partie philosophique ne sera guère moins nouvelle. En effet, Thistoire apporte une base

PLA.fV DE l'ouvrage 3

qui manquait, et bannit beaucoup d'hypothèses. Puis la scission déclarée au siècle dernier entre le sentiment religieux, entre l'intelhgence même des religions et presque de la morale, et les études éthiques et politiques, fait place maintenant au besoin éclairé de tenir compte de tous les éléments de la nature humaine pour expliquer l homme et le diriger. La philosophie elle-même, devenue critique ce soustrait à des spéculations trop purement rationnelles et sans fondement dans l'expérience. La morale, principalement depuis Kan t remplit le vide laissé par le dogmatisme métaphysique, et 1 histoire généraledoit, comme toute autre science, éprouver lesefïets de cette révolution. C'est ainsi que j'espère, en esquissant les traits probables de la plus ancienne humanité accessible à notre connaissance, demandant des faits aux sciences historiques et anthropologiques, des inductions à la raison sans préjugés, et des principes, quand il en faut, à l'analyse de la nature morale en ce qu'elle a de constant, arriver à des conclusions de très haute importance Je voudrais avoir acquis le droit d'appeler ce travail une philosophie analytique de l'histoire. ^

Jaurai à étudier parallèlement le développement religieux des différentes sociétés, et ledéveloppementralionnel, quand ils estproduit; a considérer, d un côté, la morale engagée dans les croyances, et ces croyances mêmes, dont la plupart- existent encore après quelques trans orma ions de l'autre, la morale engagée dans la phiIosLphl et dans les autres faits généraux de la civilisation intellectuelle. La cornparaison des deux ordres de développement amènera de nouvelles conclusions dont la principale devra concerner le sens, la nature, les péripéties du progrès de l'humanité dans le passé, les conditions qui rendent e progrès possible, et les objets sur lesquels il peut porter essentiellement. f "•- p"^'»'

Cette philosophie analytique de l'histoire est l'instrument utile et ^nrauelaue!"''"''' ''''""''''''' '^ la sociologie, sciences vivantes de l'homme n'^rr'' '"'""'''' '' ^^"^^'^^ ''''' '' ^'^^"^^ ^-^^te

Xés narT T"' '" "^^^"^' '' ^"^ ^^^^^^^ *-« ^ être éclairés par la critique comparative de la conscience, des faits et

le cottT I^esdoctrines ont d'ailleurs leur place naturllle an

e Zstituer lT '^^^""^^"'^^ ^^ «'«ff-- de se connaître et de

oire de a morale'd " ^"^" '" *^"^^^'' '' ''''' ^^«^^^q"-' ^'^svl L . ? ^''^"^ ^'"^^ "» élément de la morale et des

^^!:::z^::::;r':^:z '''''''' --' -p jseu Jent

société et dans l'histoire ' '" ''"''^^"'^ ''''''^'''' ^^^^ '^

Page 1