CHAPITRE Vlli
Origines chinoises.
Deux des races de l'Ancien Monde, dont rétablissement et les traditions authontiques remontent le plus haut dans la série des temps sont aus'^i celles que leur isolement a rendues remarquables entre toutes et qui ont le moins coopéré par la communication de leur esprit h l'œuvre de civilisation des races dont nous procédons nousmêmes L'isolement des Chinois à l'égard de toutes les nations placées à l'occident de la Chine, depuis près de cinq mille ans, est un fait qu'on n'essayerait pas de contester ; et l'originalité de ce peuple, en reli-ion comme en toutes choses, est aussi grande que le permet l'unité^de la nature humaine; elle va même au delà de ce qu'on croirait possible (1). L'Isolement des Égyptiens par rapport aux races indo-européennes, jusqu'au vu' siècle avant notre ère. est également démontré, la critique ayant été amenée à ne plus voir que des légendes tardives, sans fondement historique, dans les traditions prétendues des colonies de Danaos et de Kécrops en Grèce. Si l'Egypte, dont les annales remontent à soixante siècles de nous environ, avait pu lies anciennement communiquer avec les côtes méridionales de l'Asie, c'est à une époque où le territoire de llnde appartenait à des races que les Aryens devaient déposséder plus tard, et dont les faibles restes
s'y retrouvent encore.
Les plus anciennes relations connues des Égyptiens avec l'étranger concernent les peuples sémitiques, leurs antagonistes constants. Les campagnes d'Asie de quelques Pharaons, quoique d'une haute antiquité (Tothmosis m, 1600 ans ; Séthos et Ramsès II, 1450 à 13o0 avant notre ère), sont des faits historiques, mais n'autorisent aucun rapprochement d'ensemble entre le système des croyances religieuses et morales de l'Egypte et les idées mythologiques des peuples d'origine aryenne, idées déjà préparées en grande partie si ce n'est entrées dans les voies qui leur furent propre.^. Tout l'effort des hislo-
(l) L'exceptioa uuique a citer est l'importalion du bouJdlusm»' .]<^ l'Iiulo ou Chine, à une époque counue, par des pèlerins c/iinois.