MUQUEUSE DU VAGIN
les multipares. Le relief en croissant susdit est formé par la tension d'un faisceau reculé du releveur de Vanus.
La muqueuse vaginale adhère intimement à la musculeuse sousjacente, notion importante en chirurgie.
1" La muqueuse vaginale réfléchie ou cervico-vaginale est lisse, sans nulle ride et éiroitement unie au muscle utérin sous-jacent qui forme le stroma solide du museau de tanche.
3° La muqueuse du cî/Z-c?e-sac adhère intimement à la gaine musculaire sous-jacente; c'est grâce aux insertions élevées des faisceaux longitudinaux de cette gaine sur le pourtour du segment supérieur du col utérin, que la dépression circulaire du fornix reste permanente.
L'inflammation aiguë ou chnmique du col utérin et du fond du vagin, les grossesses répétées allèrent, à la longue, cette adhérence et amènent l'atrophie de la couche musculaire. Au lieu d'une dépression circulaire, autour du col, on constate une muqueuse flottante et amincie, parfois entièrement décollée d'avec le museau de tanche. Le doigt qui lovche, refoule aisément et au loin, le col dont l'orifice externe marque alors la terminaison en caecum du conduit vaginal.
En ce qui concerne le cul-de-sac postérieur, il ne faut pas perdre de vue qu'à ce niveau, le vagin est accolé au péritoine doublé du mince feuillet fibreux de la poche péritonéale de Douglas. Celle-ci est souvent plus profonde chez les femmes qui ont eu des enfants ou hien diez les nulliparcs qui ont heaiicoup usé du coït, surtout lorsqu'une cause quelconque a relâché les ligaments utéro-sacrés. Dans de telles conditions, la minceur du vagin est grande et l'adhérence des feuillels superposés de la muqueuse au péritoine est très forte. D'où, facilité d'ouvrir chirurgicalcmenf le cul-de-sac de Douglas ; et difficulté d'aviver la muqueuse, pour la colporrhaphie postérieure profonde.
La texture de la muqueuse du vagin rappelle tout à fait celle de la vulve, de la peau, par conséquent, dont elle arrive à acquérir à peu près les caractères histologiqucs, par le frottement, dans le prolapsus prolongé avec colpocèle.
A. Epithélium pavimenteux stratifié formant une couche pelliculaire consistante. Dans certains cas de desquamation en plaques du vagin, cette pellicule se détache, s'exfolie, et on en peut très aisément faire l'étude histologique. On voit alors l'épiderme sur un profil,
comme une éléganle dentelle dont les festons dessinent les saillies papillaires du derme.
B. Le derme est très élastique cl vasculairc : ses papilles sont fort développées et nombreuses.
La muqueuse vaginale possède une couche musculaire propre très importante, destinée à maintenir la tonicité de cette membrane pendant l'orgasme.
Il n'y a pas de glandes dans le vagin.
Il serait superflu de discuter celte queslion. Quelques dépressions, quelques apparences de follicules en caecum, voilà tout ce que l'on a pu parfois rencontrer, mais il n'y a pas d'éléments sécréteurs proprement dits.
Le sehum qui recouvre parfois en abondance le conduit vaginal est le produit de la desquamation épithéliale combiné aux fluides séreux transsudés.
La portion réfléchie de la muqueuse (cervico-vaginale) contient des follicules en grappes, a-l-on affirmé, aux environs de l'orifice externe du museau de tanche; et ce qui le démontre c'est l'existence de kystes muqueux sur la portion du col revêtue de cette muqueuse, en des points parfois assez éloignés de cet orifice externe.
On oublie trop aisément qu'en pareil cas, la muqueuse qui recouvre ces kystes est une membrane de nouvelle formation. Elle représente la cicatrice épidermique étendue sur im ancien eclropion. La muqu(nise sécrétante intra-cervicale, herniée, a pu être déjetée assez loin, en dehors, avec ses glandes, surtout s'il existait une déchirure bilatérale du col.
Quant aux papilles du vagin, elles s'eflaceiit en partie, comme l'a montré de Sinéty, chez les femmes adultes et en particulier chez les grandes multipares. Il y a même dans ce fait quelque chose d'intéressant. Lorsque, à la suite d'une longue inflammation ou d'un traumatisme, la muqueuse vaginale se distend et s'amincit, elle perd souvent sa sensibilité spéciale au coït.
Nous avons lencontré quelquefois des malades très tourmentées de la perte de cette sensibilité, et nous avons reconnu chez elles une laxité et un état lisse de la muqueuse coïncidant parfois avec une coloration intense due à de la congestion passive.
Cette anesthésic existe surtout dans le prolapsus avec procidence des parois vaginales. La restauration du calibre du vagin par la