‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 20 sur 100 · LYMPHATIQUES DE L'APPAREIL GÉNITAL · texte numérisé non relu

LYMPHATIQUES DE L'APPAREIL GÉNITAL

la lésion lymphatique est toujours prédominante; et ensuite, que, d'un foyer utérin quelconque, la propagation des colonies microbiennes peut être superficielle ou profonde, muqueuse ou paramétrique, à condition qu'il s'agisse de microbes habitant les lymphatiques.

a) Au point de vue de la marche certaine de l'infection, c'est en vain qu'on voudrait établir, à cet égard, une loi quelconque. Les faits cliniques viennent déjouer à chaque instant tout raisonnement.

La marche des ferments ou du pus, dans les lymphatiques, est capricieuse à l'excès.

b) Seule la notion de larges anastomoses ascendantes entre les troncs efférents du col réunis à ceux du vagin supérieur {confluent juxtacervical (5), fig. 3), et ceux qui longent le bord utérin pour former un confinent nouveau {Inbo-ovarique) vers les cornes utérines et les annexes, est un point intéressant que nous retrouverons plus tard.

c) Une autre considération gît dans la gravité des infections qui, de la muqueuse, gagnent la couche niuscukiire, à cause de la confluence im.médiate des épais réseaux intra-musculaires avec les troncs collecteurs de la couche séro-celluleuse.

Les lymphangites Ironculaires souvent entourées d'un exsudât massif et diffus, de formation rapide, caractérisent véritablement le phlegmon péri-utérin, ou plus proprement la paramétrite aiguë; de même que les exsudais périlymphangiliques de formation plus lente, à forme subaiguë ou lorpide, constituent le phlegmon chronique ou paramétrite chronicité, lésion généralement très localisée.

L'aboutissant ultime de ces troncs eflerents est dans les ganglions sous-cutanés, pelviens et htjpogastriques.

Vaisseaux sanguins.

La disposition des vaisseaux sanguins, dans les trois couches de l'appareil génital, prendra un intérêt réel à propos des déviations et

(les troubles circulatoires qui les précèdent, les accompagnent, ou les suivent.

La disposition des artères est hélicine. Le cercle artth'id utérin est formé, de chaque côté de l'utérus et de haut en bas, par 1° l'utéroovarienne, 2" l'inosculation de celle-ci avec l'utérine, 3" enfin le tronc de cette dernière et le bouquet vasculaire que l'utérine abandonne dans le coude qu'elle fait au col utérin.

Les veines ont parfois à souffrir de la disposition semi-érectile de l'appareil génital; leur dilatalion ou leur état variqueux sont fréquemment observés.

Je signalerai d'abord les confluents veineux péri-cervicaux et surtout l'abondance des grosses veines sur les parties latérales du col, dans sa portion sus-vaginale. C'est le siège le plus fréquent de la phlébite para-utérine .

Un cercle veineux formé par l'inosculation directe des grosses branches vaginales antérieure et postérieure entoure en effet la base du col. Les branches qui le constituent sont logées en partie dans le stroma musculaire. Le confluent latéral que je viens de signaler est formé par ces branches, se jetant, de chaque côté, dans le tronc même de l'utérine. Cette disposition explique la tur gescence facile du col dans les cas de spasmes ou de gêne de la circulation en retour.

Elle fait comprendre la gravité des Iraumalismes septiques du col. Les moindres infections, à ce niveau, sont susceptibles de produire très rapidement, par la voie de la veine utérine, des coagula dans des veines très éloignées, tels que les troncs pelviens ou cruraux. Certaines phlegniatia bénignes succédant tardivement à l'accouchement ou à de petites opérations sur le col, tirent leur origine de l'infection du sinus circulaire veineux du col.

La grossesse développe le système veineux d'une fa(,'on démesurée dans la zone placentaire et très accentuée dans le reste de l'utérus. La canalisation veineuse se fait alors par des conduits tellement larges et nombreux que l'on doit s'étonner de la rareté des processus de la phlébite utérine dans ces régions, comparativement à la phlébite cervicale. Cette différence s'explique cependant très bien, si l'on songe qu'après l'évacuation de son conterm, le musclt; utérin se contracte et ferme les orifices vasculaires. Les orbes elliptiques et circulaires des faisceaux entre-croisés, oblitérant les sinus, fucilitent

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