ANTISEPSIE POST PARTUM
Retrait de la sonde; introduclion, dans la cavité cervicale, d\ine mèche étroite de gaze iodol'orraée, enduite d'un mélange d'iodaforme et de glycérine stérilisée, pour V ahslertion des sécrétions.
Si l'on suspecte que le col est mal désinfecté, on développe, en outre, le tamponnement, dans le cul-de-sac vaginal, en tenant la gaze souple, c'est-à-dire sans la tasser.
En cas de déchirure cervicale, on pratique préalablement la irachélorrhaphie . avec des précautions minutieuses d'antisepsie.
Traitement chirurgical immédiat des lésions du vagin, de la vulve et du périnée.
Le dernier soin consiste en un pansement vulvaire ; matelas de gaze iodoformée et ouate stérilisée maintenus pai- un bandage en T.
L'écoulement lochial se fait aisément autour de la gaze qui reste en place deux jours.
Je rappellerai brièvement les précautions journalières.
Trois toilettes vulvaires ; occlusion de la vulve par un tampon pendant la mixtion. Au bout des premières 48 heures, la toilette du soir est suivie du retrait de la gaze vaginale.
Certains accoucheurs prescrivent la continuation des injections vaginales quotidiennes. J'ai suivi celte pratique autrefois; je l'ai abandonnée ensuite dans les cas où j'avais pu assurer le traitement prophylactique à l'avance. Depuis six mois j'ai recommencé, dans mon service de la Pitié, un traitement comparatif, moitié des accouchées étant traitées par les injections, moitié par les lavages vulvaires seuls. Les résultats ont été sensiblement les mêmes. Mermann, Léopold, Golberg ont, en 1894, préconisé l'abstention des injections qu'ils croient favorables à la pénétration des organismes dans les voies génitales profondes. 11 est vrai qu'ils suppriment aussi l'usage du toucher, pour le diagnostic.
Krœnig et Waltharld se sont récemment appliqués à démontrer que les microbes banaux ou autres n'existaient que dans le vagin et le segment vaginal du col, le reste du cervix restant stérile. Il y aurait donc intérêt à ne point s'exposer à les transporter au delà de la zone qui les recèle habituellement. De plus, les sécrétions vaginales normales ou pathologiques jouiraient d'un pouvoir bactéricide réel.
Il y a là un trompe-l'œil, à mon sens. Que les injections ne soient pas indispensables, cela est démontré par les faits; mais que les sécrétions soient plus efficaces contre les organismes pathogènes que
les solutions de sublimé, cela dépasse un peu l'imagination. D'autre part, il est des cas où il faut de toute nécessité examiner les parturientes par le toucher. On ne saurait, en outre, opérer sans introduire la main ou des instruments. Entîn les élèves ont besoin de se familiariser avec l'examen digital. Vouloir le supprimer est faire œuvre mauvaise; d'autant qu'en somme, jusqu'ici, les statistiques de tous les accoucheurs ont démontré que la pratique des injections avait les plus heureux résultats. S'il en était autrement, je comprendrais qu'on les supprimât de parti pris; mais dans l'état actuel de notre expérience à tous, non. En ce cas, le mieux serait réellement l'ennemi du bien ; car les théories ne sauraient prévaloir contre le bien fondé de cette manière de faire.
11 faut donc, plutôt que de délaisser le toucher vaginal, conserver le principe des injections post parturn qui augmentent la sécurité de l'accouchée, et permettent de généraliser l'enseignement intégral de l'obstétrique. Hormis ces considérations, je le répète, dans la clientèle privée par exemple, les deux pratiques, abstention ou usage des injections, sont parfaitement licites.
Ces soins doivent être continués jusqu'à involution apparente complète de l'utérus, c'est-à-dire pendant dix à douze jours environ.
2° La femme n'a pas subi de désinfection préalable.
Pendant les quatre ou cinq premiers jours, soins plus méticuleux que dans le cas précédent. Le retrait de la gaze vaginale est pratiqué au bout de vingt-quatre heures et suivi d'une injection chaude à saturation, et une nouvelle gaze est replacée pour la nuit.
J'insiste pour que cette triple précaution de la toilette, de l'injection et du tamponnement vaginal ait lieu le soir, en raison de ce que l'accouchée est plus sujette à déplacer son pansement pendant la nuit ; et si elle néglige d'appeler sa garde ou l'infirmière, quand elle a besoin d'aller à la selle ou d'uriner, les soins antiseptiques exti'rieurs risquent d'être omis ou mal faits.
Quant à l'utilité des injections vaginales quotidiennes, je suis ici entièrement de l'avis de Tarnier et je ne suis pas près de les supprimer. Les anciens accoucheurs en retiraient profit, même dans les cas d'infection réalisée, simplement parce que c'est la meilleure antisepsie que l'on puisse faire sur le col.
Si une opération a été piatiquée, je m'abstiens d'injections qui