III. ANTISEPSIE PROPHYLACTIQUE APRÈS l'aCCOUCIIEMICNT
La triple formule que j'ai formulée plus haut et qui est applicable à la prophylaxie de l'infection pendant le travail, acquiert ici toutes SCS indications.
Après l'accouchement spontané, il faut envisager Irois cas:
La femme a été soumise à la désinfection prsB partiim prolongée ou suffisante.
La jemme na pas subi de désinfection préalable.
La femme est suspectée à bon droit d'infection in utero, du fait d'interventions ou de la rupture prématurée de l'œuf. L'infection est alors rendue probable par les foyers plus ou moins avérés de décomposition, ou par des phénomènes révélateurs de la toxémie.
1° Dans le premier cas, une fois la délivrance efï'ectuée, l'accouchée reçoit une injection hypodermique do 1 centigiamme d'ergotine, destinée à assurer la rétraction du muscle utérin et l'expulsion des caillots que la matrice peut contenir encore.
On pratique une injection intra-utérine, à l'effet de balayer le col et le vagin des sécrétions impures qui ont pu être dévej'sées pendant le travail.
11 faut que l'injection soit donnée, tandis que le muscle utérin est rétracté. Pour obtenir plus sûrement cet état de rétraction, il importe que le liquide de l'injection soit à une haute température, 40 à 50 degrés centigrades. L'orifice interne n'olfre point, dans ces conditions, un obstacle quelconque au passage de la sonde.
L'injection intra-uléiine est faite largement d'abord, avec une solution horiquée à saturation; et, la sonde restant en place, l'utérus étant rétracté à fond, au premier contact du liquide chaud, on remplace la solution boriquée par une solution de sublimé à 1/5000".
La sonde, après quelques secondes est retirée jusqu'à quelques centimètres au-dessus de l'orifice intei'ue. L'injection est prolongée à ce niveau, sous le contrôle d'un ou deux doigts introduits dans le vagin et qui ont pour mission de faire baiboler, en (|uelque sorte, le col, dans la (laque liquide qui emplit le cul-de-sac postérieur.