THÉRAPEUTIQUE DE L'INFECTION PUERPÉRALE CONFIRMÉE
Je dois ici envisager le cas où l'infection est survenue après l'accouchement et a manifesté sa présence par des lésions réelles accompagnées du cortège des symptômes habituels que chacun connaît.
Il est rationnel d'exposer, d'abord, le traitement dans chacun des segments de l'appareil génital, puisque nous devons accorder que l'infection peut progresser systématiquement de la vulve au péritoine et rester, pour un temps, cantonnée dans les organes externes.
Cependant, sauf les cas de traumatismes vulvaires graves, compliqués par l'infection venue du dehors, il faut reconnaître que le foyer initial le plus fréquent est l'utérus et, dans l'utérus, le col de cet organe. C'est de ce foyer, comme centre d'irradiation, que se produisent les diverses manifestations morbides descendantes, les plus rares, ou ascendantes, lus plus communes. C'est donc sur lui que doit se concentrer l'eflbrt premier de la thérapeutique.
En second lieu, il importe de rie pas perdre de vue que l'infection ' passe, avec une telle rapidité, du col au corps, que Vendométrile infectieuse puerpérale tofale est, dans la majorité des cas, réalisée, au moment où l'attention, est éveillée sur les accidents à combattre.
Je me bornerai à énoncer, en quelques mots, les préceptes du traitement des lésions externes vulvaires et vaginales, pour mieux insister sur celui de la métrite et des infections pelviennes qui en sont la conséquence rapide et ordinaire.
Je me hâte de dire que je ne ferai intentionnellement aucune distinction quant aux diverses variétés des microbes pathogènes. Donc, qu'il s'agisse de saprophytes, de streptocoques, de staphylocoques, etc. , dès qu il est évident que l'infection occupe un foyer génital quelconque, la prudence conseille de mettre en œuvre le même traitement, c'est-à-dire de réaliser par les moyens les plus prompts et les plus efficaces, l'antisepsie complète et radicale des points infectés.
Un précepte domine toute la thérapeutique : se souvenir que l'inléction est primitivement localisée et exlcrienre, souvent apparente à l'examen et toujours possible à déceler par les cultures; par conséquent, (ju'un traitement énergique, local, peut enrayer pres^wc toujours le lual, empêcher la propagation des germes pathogènes, à condition qu'il soit fait en temps apport un.
TItAlTEMENT DE L'INFECTION COiSFIIiMËE.