‹ Introduction a la pratique gynécologique (volume 2)Chapitre 8 sur 100 · RÉPERCUSSIONS SUR LES ORGANES · texte numérisé non relu

RÉPERCUSSIONS SUR LES ORGANES

bien établie, la possibilité d'un retentissement général sur l'organisme. De pareils phénomènes ne sauraient surprendre, car, en raison même de leur origine microbienne, parfois très virulente, ces maladies n'échappent point à la loi qui régit la diffusion des principes infectieux dans l'économie.

Il est môme piquant, à cet égard, de faire ressortir le renversement opéré dans les doctrines d'autrefois, par l'observation moderne. Tandis que les anciens gynécologues invoquaient comme des faits indiscutables la métrite, la salpingite, l'ovarite de cause interne, qui sont pour nous hypothétiques, nous sommes en mesure aujourd'hui de démontrer qu'en vertu d'un mécanisme inverse, ces affections, une fois produites par un contage extérieur qui crée localement l'inllammation et la suppuration, sont susceptibles de se diffuser par les voies sanguine et lymphatique et de retentir sur l'économie tout entière.

Comme conclusion, on peut résumer ce qui précède dans les trois propositions suivantes :

I. — Les affections inflammatoires aiguës des voies génitales n'échappent pas aux lois de la pathologie moderne ; elles ont une origine microbienne, extérieure, et débutent par la muqueuse.

C'est par voie de co^itinuité que les lésions s'étendent en profondeur ou en surface.

Plus heureux même que les pathologistes, les gynécologues peuvent donner la preuve de celte étiologie parasitaire et démontrer, jusqu'au plus petit détail, l'origine extérieure du processus.

II. — Les métastases microbiennes procédant d'un foyer éloigné et déterminant, par le transport des germes charriés dans le sang, des processus similaires dans les voies génitales, sont fort douteuses, si toutefois elles existent.

En tout cas, l'origine interne des affections vraiment inflammatoires des organes génitaux est tout entière à démontrer.

III. — Une fois les foyers inflammatoires microbiens installés dans les voies génitales, l'économie est soumise aux mêmes chances de diffusion et de répercussion que si le foyer primitif était autre.

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