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SYMPTOMES DE VOISINAGE

est engainée par un ligament ansiforme inséré au pubis, etavoisinée par de nombreux filets nerveux, par cela même très susceptible d'éprouver des impressions sensitives réflexes ou directes.

Dans les prolapsus avec cystocèle marquée, cette région se dévie et se coude parfois au point qu'il en résulte de la difficulté pour le passage de l'urine et, comme conséquence, la rétention d'urine incomplète, avec distension chronique de la vessie. S'il ne s'agit que de tiraillements, il y a répercussion sur le col vésical et dysurie ou pollakiurie.

Même résultat s'il s'agit d'une tumeur cervicale de l'utérus ayant refoulé la vessie très haut, allongé et comprimé l'urèthre.

b) La dysurie ou ténesme vésical est un accident fréquent qui coexiste avec la métrite aiguë et la métrite chronique.

La dysurie apparaît, dès la période aiguë, dure aussi longtemps qu'elle, réapparaît à chaque poussée congestive sur le col utérin, pendant la période chronique de la métrite.

Il est des cas où le ténesme vésical, la dysurie, dégénère en une névralgie véritable et ceci est aussi vrai pour la vessie que pour le rectum.

La contracture douloureuse du col vésical et du sphincter rectal révèlent toujours la participation d'un élément névropathique.

La cyslalgie, en particulier, apparaît et se fixe, chez certaines femmes, dans des circonstances souvent banales et pour des causes insignifiantes.

Il suffit que certaines opérées aient été sondées une ou deux fois, pour qu'elles manifestent une douleur singulière à la miction. D'autres n'ont même pas été sondées, et à l'occasion d'une opération sur le vagin, sur le périnée, elles se plaignent de douleurs vésicales très vives.

Si on observe bien, on verra que l'urine est normale, que la douleur vésicale coïncide avec les émotions et avec d'autres manifestations névralgiques, que parfois elle leur a succédé; qu'aucun traitement local, enfin, ne modifie cet état et que seuls les antispasmodiques ont sur lui quelque influence.

Il faut même se garder de lavages vésicaux et de traitements directs qui n'ont pour résultat que d'exaspérer la douleur. Ceux-ci n'ont de raison d'être appliqués qu'en cas de cystite réelle, ce qui

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n'est pas la même chose. 11 s'agit ici de fausses urinaires comme on en rencontre dans l'autre sexe.

Troubi.es de comphession — Obsthuction. — La rétention d'urine, de cause vésicale, est le résultat de plusieurs genres d'affections génitales dans l'une desquelles elle est considérée, en quelque sorte, comme caractéristique : c'est la rétroversion de l'utérus.

La cause de la rétention réside vraisemblablement dans l'état paralytique de la tunique musculaire du réservoir urinaire. Semblable atonie et, consécutivement, semblable rétention suivent souvent les traumatismes génitaux, en particulier les traumatismes qui portent sur la cavité abdomino-pelvienne.

Il est à peine besoin de signaler que la compression mécanique directe du col vésical, par le cervix utérin, peut aussi fournir la clef de certaines rétentions, dans la rétroversion et dans les néoplasies utérines (fibrome).

Il nous suffira de rappeler que tout processus dégénéra lif, toute tumeur affectant le col utérin doit fatalement retentir sur la vessie, à condition que la lésion corresponde à la cloison vesico-utérine.

Dans ces cas, la cystite simple, le sphacèle même des parois vésicales a été observé à la suite de compressions excessives.

Les déplacements de la vessie se font en haut, en cas de tumeurs dans le Douglas; en bas, en cas de tumeurs d'origine abdominale primitive. Elle peut être déplacée latéralement par les kystes ou les néoplasmes qui siègent du côté opposé du bassin.

Ce qu'il importe, c'est de toujours bien établir la vraie situation de la vessie par le cathétérisme.

La vessie souffre de toute cause qui modifie les axes normaux de son conduit et de son réservoir. Le prolapsus utérin avec colpocèle antérieure et cystocèle amène l'irritation vésicale et parfois l'incontinence. De même certaines tumeurs.

Ces troubles sont corrigés par le traitement des affections mêmes qui les ont causés.

c) Les uretères peuvent être enflammés par le voisinage d'annexés malades, mais c'est surtout dans les cas de paramétrite latérale juxtacervicale que cette complication se produit.

C'est en effet le tissu cellulaire de la base des ligaments larges

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