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IV. — ÉLECTRODES OU RlffiOPHORES

Ce sont les instruments destinés à faire entrer le corps du patient en contact avec les fils conducteurs et à placer les organes malades, par conséquent, dans le circuit de la batterie ou de la bobine.

Les électrodes constituent la portion la plus spéciale de l'outillage électrique destiné à la Gynécologie, cat' tout ce que nous venons de décrire est l'appareillage commun à toute l'électrothérapie.

Ils comprennent : 1° l'électrode externe ou indifférente; 2" l'électrode interne ou active.

Électrode externe ou abdominale.

L'électrode externe n'a qu'un rôle à remplir, celui de porte d'entrée ou de sortie du courant.

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En ce qui concerne le courant galvanique il s'agit donc d'éviter, dans son application, faction chimique que produit inévitablement ce courant au niveau de l'application des réopliores. On a, non pas diminué mais étendu, dilué, si nous pouvons nous exprimer ainsi, cette aciion cliimique, en employant des électrodes à large surface comparativement à l'électrode interne, aciive, qui est toujours de petite surface.

Il résulte de cette disposition que si une aciion chimique de 100 par exemple est exercée sur 1 centimètre carré représentant l'électrode interne, et que l'électrode externe soit 100 fois plus étendue en surface, l'action chimique sera réduite à 1 par centimètre carré de l'électrode externe et par conséquent négligeable.

Cette disposition est essentielle, car qui dit action chimique dit aussi douleur; l'action chimique donnant lieu à une véritable cautérisation, quand elle est assez intense.

Apostoli emploie et préconise, à jusle titre, pour l'électrode externe, une masse de terre glaise malaxée avec de l'eau jusqu'à consistance de cataplasme. Sur cette terre est simplement apposée une plaque d'étain reliée à la pile par un fil conducteur.

Une telle électrode a l'avantage de s'appliquer très exactement sur la surface cutanée, d'être, par là même, très peu douloureuse, à la condition sine qua non que l'épiderme sous-jacerit soit absolument intact.

Ce n'est pas ici le lieu d'expliquer comme quoi la moindre excoriation de la peau présente une porte d'entrée au courant, par suite de la diminution excessive de la résistance qui se produit là où manquent des cellules épidermiques.

La densité du courant sur un point donné se trouve ainsi considérablement accrue, d'où une eschare inévitable et une vive douleur.

L'électrode en terre glaise serait donc excellente si elle ne présentait quelques inconvénients. D'abord, elle souille le linge, puis elle se dessèche assez vite, et enfin elle produit une vive sensation de froid quand on l'applique et elle soustrait énergiquement le calorique de la patiente. Si on la chauffe elle tend à se dessécher; d'un autre côté, si on l'inonde d'eau chaude, elle tend à devenir déliquescente.

Martin, de Chicago, prescrit une électrode qui diffère de celle d' Apostoli en ce que, au lieu d'un gâteau de terre, il emploie un

disque métallique rempli d'eau et recouvert d'une membrane animale laissant légèrement suinter le liquide. On peut remplir l'appareil d'eau chaude; mais il ne faut pas se dissimuler qu'un tel appareil doit être fragile ; le moindre trou dans le disque de peau laisse filtrer l'eau, d'où inondation inattendue de la malade.

Le docteur Schmitter, de Montréal, a combiné la terre glaise d'Apos. toli, avec le disque de iMartin. Il remplit ce dernier avec de la terre glaise; et, au lieu de mouiller la terre avec de l'eau simple, il y mélange une certaine proportion de glycérine (tiers ou moitié), laquelle étant très avide d'eau, maintient l'électrode à un degré d'humidité suffisant pendant un temps assez long.

Enfin, on emploie aussi l'électrode en gelosine, substance d'origine végétale, demi-solide, mais qui présente l'inconvénient de vite durcir et de se fendiller légèrement.

En somme, dans l'état actuel, l'électrode d'Apostoli est encore préférable, à moins qu'on n'emploie, comme nous l'avons fait quelquefois, manquant de terre glaise — une couche d'ouate bien imbibée d'eau — ou encore une serviette fortement mouillée d'eau chaude et appliquée sur l'abdomen. Cette électrode est des plus simples, des plus propres et nullement désagréable à la malade. Son seul inconvénient, et c'en est un sérieux, c'est qu'elle est assez résistante et nécessite par là môme une pile plus puissante. Sur cette couche de tissu imbibé d'eau, on place une ou deux larges plaques métalliques, exactement comme sur l'électrode en terre glaise.

Du reste, quelle que soit l'électrode employée, ou a tout avantage à la faire aussi large que possible. On peut recouvrir tout l'abdomen, voire toute la région lombaire de la malade, pour peu que la peau soit irritable. En augmentant la surface d'application on arrive sûrement à éviter, dans tous les cas, toute apparence de douleur cutanée.

En ce qui concerne l'électrode externe destinée à la faradisation, les conditions à remplir sont différentes. En raison du peu de durée du passage du courant, l'action chimique est négligeable. On peut donc employer des rhéophores étroits à petite surface, sans inconvénient. Le plus souvent on se sert d'un tampon de charbon recouvert d'une peau de chamois, et bien imbibé d'eau tiède.

ÉLECTROTHÉRAPIE

Électrode interne ou active.

Cette électrode diffère, scion qu'elle est destinée à être appliquée : I. — '$>nY \?i paroi vaginale.

H. — Sur le col utérin.

m. — Dans le coljusqiià son orifice interne. IV. — Dans la cavité même du corps utérin. Des deux pi^emiers ordres de réophores nous n'avons que peu de chose à dire.

Quand on veut électriser, soit galvaniquement, soit faradiquement. la paroi vaginale, on n'a qu'à introduire dans le vagin un tampon d'ouate ou d'éponge bien imbibé d'eau, et de volume déterminé; au centre de ce tampon est fixée, par quelques tours de fil, une tige métallique dont la partie directement en contact avec la muqueuse sera isolée par une sonde en gomme.

11 en est de môme pour l'électrisation galvanique pratiquée sur le col. Ici, comme il est superflu d'agir sur les culs-de-sac, on isole le tampon d'ouate hydrophile par une chemise de toile gommée excepté à son extrémité. C'est celte seule extrémité, en plateau, qui, s'appuyant sur le col, est conductrice.

Chéron d'abord, M. Danion, ensuite, ont fait construire des tam-

Fig. 159. — Excitateur du col, à éponge, du If Chéron.

pons spéciaux destinés à s'appliquer sur le col. M. Chéron auquel revient incontestablement la priorité de cette petite modification, n'emploie plus, croyons-nous, cet instrument. Quant à la pratique

de M. Daiiion nous n'en pouvons parler, ne l'ayant jamais vu opérer. Mais réellement l'usage d'un tampon spécial est une complication bien inutile d'une instrumentation déjà suffisamment complexe et qui gagnerait à être simplifiée.

En ce qui concerne l'électisation faradique du col, le rhéophorc est constitué par un plateau métallique de 2 centimètres de diamètre supporté par une tige avec âme métallique et engainement isolant en gomme.

Les électrodes destinées à pénétrer dans la cavité du col, mais en ne franchissant pas l'orifice interne sont simplement constituées par une tige métallique de 2 à 5 centimètres de longueur pourvue d'un plateau à sa base, qui vient s'appuyer sur l'orifice externe du col empêchant ainsi une pénétration plus profonde.

Il nous reste à parler de l'électrode la plus importante : Vélectrode intra-utérine.

L'électrode intra-utérine, étant destinée à pénétrer dans la cavité du corps doit évidemment prendre la forme des hy^téromètrcs ordinaires. Cependant, en réfléchissant qu'on s'adresse le plus souvent à des organes dont le canal est dévié par suite des tumeurs qui l'encombrent, il est naturel de penser qu'on doit posséder une collection de ces instruments, de diflerentes longueurs.

On ne doit pas seulement se préoccuper de la forme de l'électrode, mais aussi de sa nature. On sait, en effet, que la plupart des métaux sont décomposés par le pôle positif des batteries galvaniques. Comme ce pôle est couramment usité en gynécologie électrique, il fallait emplover une substance inattaquable aux acides électrolytiques et en même tem.ps conductrice. Ces conditions sont réalisées par le platine, l'or et le charbon.

Quant aux opérations où le pôle intra-utérin est négatif, elles comportent une électrode en un métal quelconque, en acier, par exemple.

En somme, les électrodes intra-utérines d'Apostoli se composent : 1" d'un manche en bois ou caoutchouc di'rci, percé d'un canal central, muni à son extrémité d'une vis à pression métallique et d'un trou pour recevoir la goupille du fil conducteur. Dans le canal

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central peut se mouvoir, de façon à s'allonger à volonté, une tige

Fig. 140. — Électrode intra-utériae en pluline pour gulvanocuustic (Apostoli).

métallique en or, en platine ou en acier, d'après le pôle employé, et possédant une courbure dilTérente, d'après la direction du canal intra-utérin. Au moment de l'application, la partie métallique en contact avec les parois du vagin est isolée de ce dernier au moyen d'un manchon en gomme ou en celluloïd.

L'électrode en charbon présente une forme diiïércnte, en raison de sa fragilité; elle se compose d'une tige métallique demi-flexible, recouverte dans toute sa longueur d'une substance isolante, sauf à son extrémité qui est munie d'un cylindre en charbon.

Gaiffe a construit une série de ces cylindres aux différents diamètres, de 5 à 12 millimètres. Avec l'électrode en charbon, la surface intra-utérine est réduite dans une large proportion et elle a l'avantage de permettre de porter l'action électrolytique sur une partie limitée de la cavité utérine, sans agir sur le canal cervical.

Outre ces électrodes intra-utérines on se sert parfois de trocarts à pointe aiguë destinés à pénétrer par elfraction dans l'épaisseur du fibrome quand l'orifice utérin est inaccessible.

Le pôle négatif étant constamment usité

ig. 141. — Excitateur bipolaire utérin.

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dans ce cas, les Irocaiis sont en acier. Ils sont, comme l'hystéromètre, montés sur un manche creux et munis d'un renflement à l centimètre de la pointe, qui est taillée comme celle du trocart orliuaire.

lLnfin,pour faradiserle muscle utérin et le conduit vaginal, GaifTe cl CoUin construisent des électrodes excitatrices dites bipolaires ou

doubles, dont les pôles annulaires, peu éloignées l'un de l'autre, produisent une électrisation localisée aux points (jue l'on veut impressionner (lig. 141 et 14*2).

L'électrode interne unipolaire est terminée par une extrémité métallique.

Telle est l'instrumentation nécessaire au traitement électrique des maladies utérines.

Techkique. — Avant d'étudier l'application elle-même il est nécessaire d'insister sur les précautions préalables d'antisepsie à prendre dans tous les cas.

Ces précautions doivent porter sur l'opérateur, sur les instruments et sur la malade.

Les hystéromètres métalliques en or, en platine ou en acier seront, immédiatement avant l'opération, soumis à une immersion dans l'eau bouillante, puis à un flambage rapide. Ceux en charbon seront plongés dans une solution d'éther iodoformé.

Les isolateurs en celluloïd peuvent être immergés dans une solution de biiodure.

Du reste, la forme de tous ces instruments, qui est simple, rend toutes ces précautions faciles à suivre.

Les instruments nettoyés, il ne faut pas qu'ils puissent être infectés par les doigts de l'opérateur, ou par leur passage au travers du conduit vaginal dont ils touchent nécessairement la paroi. Il serait oiseux d'insister ici sur les divers procédés de désinfection des

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mains; ils sont les mêmes que dans tout autre acte opératoire, et peuvent, néanmoins être moins rigoureux, l'extrémité unguéale fertile surtout en micro-organismes ne venant point au contact d'une plaie.

Quant à la malade, elle devra, immédiatement avant l'opération, prendre une injection copieuse avec de l'eau contenant i/2000 de sublimé ou 1/100 d'acide phénique. Il est prudent, en oulre, que l'opérateur fasse lui-même, au moment même de l'opération, un lavage antiseptique du vagin.

Une fois la malade, l'opérateur et les instruments préparés, après qu'on a pris la précaution de vérilier le bon fonctionnement de la battei'ie, on procède au manuel opératoire proprement dit. Celui-ci varie suivant l'espèce d'électricité employée et le mode d'application de ce procédé.

A. — Galvoii'isadon hdra-nlérine.

La femme étant placée dans la position ordinaire du spéculum, tout d'abord, l'électrode externe en terre gi'ise ou en toute autre substance est appliqué sur l'abdomen.

S'il existe, sur la peau, la plus petite excoriation, on la recouvrira d'une goutte de collodion qui l'isolera et empêchera les cscharres de se produire à nouveau. L'électrode abdominale est ensuite reliée à l'un des pôles de la batterie, le plus souvent, pour les premières séances, au pôle positif.

Ceci fait, l'indicateur est introduit jusqu'à l'orifice du col utérin et l'hystéromètre, tenu de l'autre main par le moyen du manche glissé le long de cet indicateur, parvient jusqu'à l'oritlce externe. Il est introduit, avec lenteur et prudence, en ayant soin de ne jamais forcer. Ce temps est parfois très facile; parfois, au contraire, très difficile. 11 arrive souvent, en effet, que la cavité utérine est déviée ou rendue irrégulière par la présence d'un fibrome; elle est, de plus, molle et saignante dans la plupart des cas.

Mieux vaut n'introduire qu'une portion restreinte de Thystéromètre que de déployer la moindre violence. On ne doit pas être surpris de voir l'instrument s'enfoncer parfois à des profondeurs inusitées en cas de fibrome ou de myomatose diffuse.

Le cathétérisme ulérin préalablement fait, éclaire sur les détails de l'instrumentation.

L'iiysléromètre introduit est maintenu doucement en place; le manche de l'inslrument est retiré de façon à permettre le placement du manchon isolateur, qui est glissé, oint de vaseline, jusqu'au contact du col utérin. Puis le manche est remis en place, sa vis serrée sur la tige de l'hystéromètre et il est mis en rapport avec le pôle libre de la batterie.

En faisant glisser lentement le collecteur de cette dernière, on commence enlin à débiter progressivement le courant, tout en suivant de l'œil l'aiguille du galvanomètre. Ce n'est que très progressivement qu'on arrive aux hautes intensités.

Quand on a atteint le niveau électrique voulu, on laisse passer silencieusement le courant pendant un temps variable qui sera indi- (iué plus loin, \nns l'hystéromètre est retiré avec précaution, le gâteau de terre glaise enlevé, et le ventre de la patiente essuyé avec un linge humide et chaud pour faire disparaître les traces de toute souillure.

L'opération, si elle a été bien conduite, ne doit déterminer, pendant l'électrisation, qu'une douleur légère.

Pendant les heures qui suivent, il peut survenir quelques coliques utérines, quelquefois une légère perte de sang, qui ne nécessitent qu'un peu de repos.

Pendant la durée du traitement, on interdira les rapports sexuels et l'on conseillera des injections antiseptiques journalières.

Restent plusieurs questions qui ont trait à la durée de chaque séance, — à ïintensité du courant employé, — à la répétition des séances — et enfin à la détermination du pôle à employer.

Durée. — La durée des premières, et surtout de la première séance, sera en général très courte : 5 ou 4 minutes. Plus tard, elles peuvent être prolongées à 7 et à 10 minutes et même plus. Du reste, une règle excellente est de s'en rapporter aux sensations fournies par la patiente. On doit s^arrcter dès qu'elle accuse une douleur tant soit peu vive. En ayant toujours cette règle présente à l'esprit, on ne risquera pas de prolonger outre mesure l'action galvanique.

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Intensité. — Ici encore, au début des applications, l'intensité doit être faible, 40, 50 millianipères. Cliez nombre de malades, on est même obligé de s'en tenir là, pendant toute la durée du traitement, en particulier chez les malades de la ville qui sont en général plus nerveuses et plus délicates que les malades des cliniques ou des hôpitaux. Quand on le pourra, et pour abréger la durée du traitement, on élèvera progressivement l'intensité jusqu'à 200, 500 milliampères, mais on n'atteindra ces hautes intensités qu'après une certaine accoutumance.

Dans tous les cas, surtout avec des énergies semblables, il y a lieu de surveiller très attentivement tous les phénomènes qui se passent, soit dans l'appareil, soit dans l'organisme des malades.

Entre les intensités élevées de 200 ou 500 millianipères et les intensités faibles de 40 ou 50, on emploiera, d'après chaque cas paiticulier, toute la gamme intermédiaire. Ici, comme pour la durée, le meilleur guide est encore la sensation fournie par la malade.

L'application doit toujours être facilement supportable.

Si la malade se plaint d'une vive douleur, il faut s'en tenir à des intensités plus basses. Mieux vaut cela que de vouloir atteindre, de gré ou de force, de hauts courants.

Nombre de séances. — Si la femme peut se reposer pendant le cours du traitement, on peut faire avec avantage 2 et même 5 séances par semaine.

11 en est tout autrement, si elle est obligée de travailler. Dans ce cas, une séance suffit, sauf les cas d'urgence, comme en cas de métrorrhagie, où il y a intérêt à agir vite.

Faut-il s'abstenir au moment des règles? Oui, en général, à la condition qu'on ne considère pas comme règles ces raénorrhagies interminables qui signalent chez bien des femmes l'existence d'un fibrome; dans ce cas, il ne faut pas hésiter à agir et sans crainte, dès que la durée d'une époque menstruelle normale est passée.

MÉTHODES TIlÈItAPErTIQUES SPÉCIALES.

B. — Galvanisation extra-ulcrine et vaginale.

Comme nous l'avons dil. en exposant l'historique des applications techniques à la thérapeutique utérine, les premières tentatives ont été faites, au point de vue du galvanisme, en appliquant simplement sur le col utérin un rhéophore, — une électrode externe quelconque se trouvant placée sur l'ahdomen.

De telles applications ne nécessitent aucune instrumentation autre que celle qui sert à la galvanisation intra-utérine. Toutefois ici, nous n'avons pas besoin de rhéophore intra-utérin, mais simplement d'un tampon quelconque, de coton hydrophile par exemple hicn imbibé d'eau, enroulé autour d'un disque métallique, et mis en contact avec le col.

Ces applications externes ont réussi et réussissent actuellement, dans quelques cas rares, à amoindrir et môme à faire disparaître certains symptômes, douleur, hémorrhagie et à amener des modifications Irophiques. Ces résultats sont anciens, bien connus, et l'on s'explique malaisément qu'un médecin, ces temps derniers, ait présenté cette méthode comme sienne, sous le prétexte qu'il se sert d'un tampon spécial qu'il dit électr ique et qu'on peut dire inutile, et qu'il opère pendant la séance plusieurs inversions de courant. Nous ne parlerons donc que pour mémoire de cette prétention.

L'application de tels courants est des plus simples : introduction du tampon vaginal, au contact de la partie utérine qui se présente, le col.

Mise en place de l'électrode abdominale et courant progressivement accru et progressivement diminué d'une intensité de 50 à 60 milliampères et d'une durée de 6 à 8 minutes.

Le courant positif agit mieux au point de vue de l'hémostase. En cas de doute, ou peut procéder à des inversions successives et progressives du courant. C'est-à-dire qu'après avoir ramené au zéro l'une des manettes d'un collecteur double, on fait avancer l'autre avec précaution, de façon à intercaler successivement dans le circuit le nombre d'éléments nécessaires pour atteindre l'intensité voulue.

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