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Weil, Le counint continu en (/ijnécolof/ie

ÉLECTROTHÉRAl'IE.

est forcément interrompu dans l'un de ses segments : moelle, nerf sensitif, nerf moteur, muscle.

On s'est demandé la raison de cette dilVérence. Au point de vue physique, la forme faradique multiplie la tension d'un courant aux dépens de la quantité, émettant, par conséquent, une quantité d'énergie moindre, mais sous une pression plus considéi'al)le. En raison de la durée extrêmement courte de chacune des fluctuations du courant de bobine, les effets qui ont pour substratum réle(^trolyse, n'ont pas le temps de se produire, au moins dans leur intégrité. Donc, c'est en mettant en jeu l'action réflexe, par une sorte de choc mécanique, que le courant faradique provoque la contraction musculaire. Duchenne, de Boulogne, a démontré que, sur des tissus sains, le courant induit détermine raugmentatiou de l'activité circulatoire avec des alternatives de contraction et de dilatation vasculaires.

Sur les tissus hyperémiés, c'est l'action de contraction qui domine, en même temps que le cours des humeurs se précipite.

Enfin, l'action de la l'ara^iisation sur la sensibilité est des plus nettes. Elle produit une sorte d'anesthésie des nerfs sensitifs. Lorsque le courant a une forte tension, il produit, à part la sensation de crampes, une sensation de picotement tout à fait particulier. De sorte que nous avons, dans le courant faradique, un moyen de révulsion puissant et à action immédiate.

11 y a à se préoccuper, quand on cherche ces divers effets, de la grosseur et de la longueur du fil de l'induit. Les bobines à gros fil mettent en jeu surtout la contraclilité musculaire ; — les bobines à fil fin, l'action sur la circulation et sur la sensibilité.

Tripier s'est emparé de ces données théoriques pour appliquer la faradisation à la cure des déviations et des engorgements de l'utérus. 11 prétend que cette méthode permet d'agir énergiquemeut sur la circulation des vaisseaux utérins hyperémiés d'une part, — d'autre part sur la fibre musculaire atrophiée dans les flexions, — et enfin, ce dernier point étant un peu plus douteux, sur les ligaments suspenseurs de l'utérus.

En tout cas, s'il n'est pas démontré que la faradisation augmente

l'action des ligaments peu riches en libres musculaires, il n'en est pas de même en ce qui concerne les muscles du périnée, le releveur de l'anus en particulier, qui jouent, on le sait, par rapport à l'utérus, le rôle de sangle, et sont d'un soutien puissant pour cet organe. Il s'agit ici de muscles à ûhres striées sur lesquels le l'aradisme a une action tonique des plus manifestes.

En ce qui concerne l'élément douleur qui coexiste toujours plus ou moins avec les maladies utérines, l'action de la bobine à fil lin sei-ait remarquable d'après Aposloli. Comment agissent les courants à haute tension? Comme il a été dit plus haut : en émouvant par une série de réflexes les centres sensitifs.

Quoi qu'il en soit, il est certain qu'une faradisation bien faite peut changer, pour ainsi dire, la manière d'être du système nerveux du petit bassin et le rendre moins impressionnable. Mais force nous est de reconnaitre que la douleur ayant sa cause dans une lésion, (pie les élcctrothérapeutos négligent trop souvent de rechercher, ce symptôme résiste le plus souvent au traitement électrique, à moins que les processus morbides ne disparaissent concurremment.

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