‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 141 sur 170 · Durand-Fardel. Les raux iniiw raies · texte numérisé non relu

Durand-Fardel. Les raux iniiw raies

'2. Egaste et Guyenot. Eau.c iniitémlrs de France.

JIÉTHODES THÉRAPEUTIQUES SPÉCIALES.

D'autre part, ces eaux exercent une action résolutive certaine dans les affections utérines.

Action locale. — On sait que, pour obtenir une action locale d'un bain sur le col, on introduit dans le vagin un spéculum grillé de façon à permettre au liquide de pénétrer jusqu'au col. Quelques gynécologues attribuent une influence salutaire à cette pénétration. Notre avis personnel est loin d'êti-e aussi optimiste. Nous estimons, au contraire, que l'action des liquides sur le col ne produit aucun résultat thérapeutique appréciable, à moins qu'il ne s'agisse de sources très chaudes.

Mais si le spéculum grillé ne rend pas, à notre avis, les services que es autres gynécologues lui attribuent, les douches rectales donnent de bons résultats.

D'après Durand-Fardel les eaux de cette station sont très peu excitantes, môme sédatives. Sabail' les considère au contraire comme étant d'abord excitantes. Il leur reconnaît néanmoins des effets sédatifs, mais sous ce mot « sédatif » il ne faut pas comprendre « une action sédative, hyposthénisante, analogue à celle du bromure », mais simplement une activité douce, « tempérante », se manifestant « en ce que la cure évolue sans poussées violentes capables de mettre en péril la vie des malades, en ramenant brusquement à l'activité des foyers infectieux jusque-là somnolents, ou bien en ce que la cure s'adapte merveilleusement aux formes morbides à prédominance d'érôlhisme nerveux et vasculaire pour aboutir en définitive à la sédation ». La véritable caractéristique de ces eaux résiderait dans l'action résolutive très puissante qui résulte de deux conditions

A. SAIXT-SAUVEUR (hAUIES-PYRÉNÉEs) .

Minéralisation :

Sulfure de sodium Sulfate de soude.

Température . . .

1. Sabail. Eaux sulfureuses. Noiiv. Arcli. d'ohst. cl de fjijii., 1889.

CURE IIYDRIATIQUE. 505

réalisées à Saint-Sauveur : forte sulfuration et fraîche température.

Caulet' signale l'action congestive des eaux sur l'utérus malade; cette congestion peut aller jusqu'à la dysménorrhée, et dans ces cas se traduit par des malaises, des coliques, etc.

Quant aux affections utérines ressortissant à la cure de Saint- Sauveur, on les divise en trois gioupes : 1° celles qui relèvent d'une nutrition insuffisante, dépendant d'une diathèse; 2° celles qui relèvent de l'atonie musculaire: 5" phlegmasies péri-ntérines ou du bassin.

Dans le premier groupe : leucorrhée, aménorrhée transitoire des jeunes filles, catarrhes simples se trouvant en rapport avec une affection débilitante générale (anémie, lymphatisme, etc.), la guérison est la règle.

Le deuxième groupe comprend : engorgement, congestion, hypertrophie chronique, subinvolution, déviation, prolapsus, etc.

On obtient des améliorations considérables dans tous les cas. La dysménorrhée qui accompagne parfois ces affections disparaît rapidement. II faut néanmoins faire une exception pour les prolapsus si légers qu'ils soient; les résultats obtenus ne sont pas assez concluants. D'autre part Gaston Maurice' s'élève contre le traitement de la dysménorrhée à Saint-Sauveur.

Nous reviendrons du reste sur ce sujet quand nous parlerons des indications de Néris.

Quant au troisième groupe, groupe des périmélriles, dans lequel on a englobé la paramétrite et la péritonite, on a établi les cinq subdivisions suivantes : 1" l'acte matériel de la lésion a pour ainsi dire disparu; il n'en reste que des vestiges; le foyer primitif de l'infection, la métrite, est éteint. Dans ces cas, les malades sont plus ou moins névropathes, tourmentées qu'elles sont par des douleurs névralgiques, d'intensité variable. Ces malades guérissent après deux ou plusieurs saisons à Saint-Sauveur.

De môme, la guérison est obtenue dans les cas, qui rentrent dans la deuxième subdivision, où « la métrite est superficielle, mais où il survient, au bout de périodes de calme assez prolongées, des poussées de pelvi-péritonite coïncidant avec une exaspération de la métrite ».

La cure est plus diflicile à diriger, le succès s'obtient avec plus de

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