Loc. cit
CURE IIYDRIATIQUE. 511
Le deuxième cas concerne une femme de quarante-sept ans, présentant de l'embonpoint, ce qui a rendu l'examen difficile et, ce qui est plus important, a pu fausser les résultais de cet examen. L'auteur estime le volume du tibrome à la grosseur de deux poings réunis. La tumeur a considérablement diminué, dit-il, mais ici encore il faut tenir compte de l'influence de la ménopause et de la courte durée de l'observation (un an).
Enfin les deux autres cas présentent à peu près les mômes conditions. Il s'agit toujours de femmes âgées de trente-huit à quarante ans. Le diagnostic n'était pas posé d'une laçon incontestable, et la tumeur n'a pas diminué.
Du reste l'auteur lui-même, dit : « à notre avis les observations de fibro-myomes disparus entièrement sous l'influence du traitement thermal sont le résultat d'une erreur de diagnostic* ».
La divergence entre cette opinion et la nôtre n'est donc pas si grande. L'auteur n'admet pas plus que nous la guérison complète des fibro-myomes par les eaux chlorurées sodiques. Mais il admet une régression considérable, une diminution de volume de la tumeur. 11 donne à ce fait l'explication suivante : on peut considérer les fibromyomes comme la conséquence de l'arthritisme « au même litre que la migraine, la colique hépatique, les hémorrhoïdes, l'artériosclérose')), et comme tels, susceptibles d'amélioration plus ou moins grande sous l'influence du traitement thermal.
Nous avons cité l'opinion de M. de Loustalot parce qu'elle nous a paru intéressante, mais il nous semble que c'est aller trop loin que d'identifier les fibro-myomes avec la migraine ou les hémorrhoïdes, d'autant plus que M. de Loustalot se base pour établir cette comparaison, sur ce fait que les tumeurs fibreuses de l'utérus « sont fréquemment accompagnées de manifestations arthritiques ». Nous n'avons qu'à répéter ce que nous avons déjà dit à maintes reprises, à savoir que, quelles que soient les considérations théoriques qu'on puisse invoquer en faveur de la curabilité des fibromes par les eaux chlorurées sodiques, l'expérience ne semble pas, jusqu'à présent du moins, justifier l'optimisme de certains gynécologues. Ce qui est exact, c'est que les eaux chlorurées sodiques agissent sur la périphérie du fibrome et sur l'élément douleur.