‹ Introduction a la pratique gynécologiqueChapitre 148 sur 170 · Loc. cit., page · texte numérisé non relu

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Signalons, pour terminer ce fait, que, dans un certain nombre de cas, sous l'influence du traitement, les hémorrhagies existantes augmentent ou se produisent quand elles n'existaient pas auparavant.

M. de Loustalot a fait cette constatation, que la quantité de l'acide nrique dans les urines augmentait pendant les quelques jours qui ont précédé les hémorrhagies, et que les urines elles-mêmes devenaient plus rares et plus foncées. Il prescrit, dans ces cas, un diurétique et croit pouvoir affirmer que, grâce à cette pratique, il a pu éviter des accidents qui étaient à redouter.

Un mot encore à propos de libromes. Le traitement thermal comporte un véritable danger, la sxjncope. Cet accident se produit chez les femmes atteintes d'une dégénérescence graisseuse du cœur. L'accident, foui en étant fort rare, est néanmoins assez grave pour attirer l'attention du médecin à qui l'auscultation s'impose.

En ce qui concerne les métrites, c'est surtout dans deux formes que les eaux chlorurées sodiques de Biarritz sont d'incontestable utilité. Ces deux variétés sont : Vcndoinétnle hémorrJiagique et V endomélrite catarriiale.

Dans la métrite hémorrhagique le traitement thermal agit favorablement sur l'état général, en parant aux troubles anémiques plus ou moins prononcés, qui résultent de pertes. En même temps, les troubles gastriques s'améliorent. Hénoque a démontré que la quantité d'oxyhémoglobine augmente sous l'influence de bains salins. C'est par cette augmentation qu'on peut expliquer les bons effets généraux que nous venons d'exposer. En somme, les femmes atteintes de métrite, d'endométrite hémorrhagique voient leur état général s'améliorer considérablement, et se trouvent dans de bonnes conditions pour subir l'opération du curettage, qui reste en dernier lieu le seul et le véritable curateur de la muqueuse utérine.

Parmi les formes catarrhales, les eaux de Biarritz sont principale ment indiquées dans une forme spéciale que, pour la circonstance, on désigne sous un nom spécial, « métrite scrofuleuse ». La métrite scrofuleuse est « une manifestation sur la muqueuse utérine d'un état général scrofuleux' ». Cette manifestation peut être comparée à d'autres manifestations de la scrofule sur la conjonctive par exemple. Bien souvent ce sont de toutes jeunes filles, qui sont

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