MÉTHODE ANTISEPTIQUE
L'antisepsie comprend, en tant que méthode appliquée :
i° Celle qui se fait autour de la malade. Elle vise l'atmosphère et le milieu ambiant;
2° Celle qui se fait sur la malade elle-même, qu'on peut appeler locale.
Elle s'applique à l'organe que l'on veut opérer ou au champ opératoire.
L'antisepsie locale a été l'objet des préoccupations constantes des gynécologues.
5° Celle qui porte sur les mains de l'opérateur, les instruments et, en général, tout ce qui doit être mis au contact des organes ou des régions qu'il s'agit de préserver.
Nous envisagerons donc successivement les procédés qui ont trait à la propreté autour de la malade, et à celle que nécessitent les interventions diverses : examen, opération.
ASEPSIE. — ANTISEPSIE.
ASEPSIE, ANTISEPSIE GÉNÉRALES.
A. — Salle d'opérations.
Les pratiques antiseptiques ont eu pondant longtemps pour objectif la défense des plaies conlrc renvaliisseuient des germes conlenus dans l'atmosphère. Cette notion de l'infection par l'air a été le pivot autour duquel évoluaient les conceptions, les modilications, les perfectionnements que chaque opérateur, adepte des nouvelles doctrines, croyait utile de faire connaître. Assainir et maintenir pur le milieu ambiant, tel a été le premier et le principal but poursuivi.
11 y a quelques années, les chirurgiens n'osaient opérer que dans des locaux spéciaux et disposés suivant une ordonnance aussi savante que coûteuse. On est allé à des excès étranges dans cette voie.
En dehors de ces pavillons isolés et supérieurement ventilés, sanctuaires inaccessibles au public, il n'y avait point de salut pour les opérées. L'imagination aidant, on a arrondi les angles des murs, afin d'éviter que ces recoins peu accessibles ne devinssent les repaires des microbes. Par une singulière contradiction, on voit, dans des pièces ainsi disposées, de nombreux tuyaux courir le long des murs, des planchettes garnies de filtres, de bocaux, des étuves difficiles ou même impossibles à déplacer, constituer autant d'accidents et d'an- IVactuosités qu'en peut souhaiter la libre multiplication des microoi'ganismes.
La simplicité est préférable à l'elfet décoratif.
La salle d'opérations idéale est un local nu, vaste, bien éclairé, facile à ventiler et à chaufl'er. (Voir p. 2G et p. 259.)
L'air doit pouvoir être complètement renouvelé en quelques minutes.
Les loyers de calorique doivent être suffisants pour entretenir une