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PALPER ABDOMINAL

rendre compte de l'état des organes génitaux et de l'existence ou de l absence d'une tumeur pelvienne.

Souvent on palpe trop près ou trop loin de la symphyse pubienne et des arcades de Fallope.

Si le toucher vaginal a déjà donné quelques renseignements sur la situation probable de l'utérus, on saura que, dans les cas d'anléflexion, l'utérus doit être cherché derrière la symphyse.

La matrice est-elle en situation moyenne, il faut souvent pratiquer la palpation à une distance parfois assez grande de la symphyse, pour que les doigts puissent arriver sur le fond de l'organe.

En cas de rétrodévîation, la palpation ne permet pas ordinairejnent de reconnaître la matrice, qui est profondément située dans le petit bassin.

S'agit-il d'une hcmeur, on essaie d'apprécier sa forme, sa consistance et son volume. On cherche à la contourner en arrière et sur les parties latérales, à délimiter sa situation, par rapport à celle des organes contenus dans le petit bassin. On n'oubliera pas d'apprécier le degré de mobilité de la tumeur, par rapport à l'utérus.

La palpation, si minutieuse et si habile qu'elle soit, ne donne, ■ — il faut bien le reconnaître, — que des résultats approximatifs. S'il est vrai que, dans certains cas, on peut sentir nettement l'utérus ou une tumeur du bassin, on doit avouer que. le plus souvent, la palpation abdominale seule est insuffisante à assurer un diagnostic précis. Elle a néanmoins son utilité et permet parfois de dillerencier un fibrome d'un kyste de l'ovaire, par la consistance et la forme des tumeurs qui font saillie sur la masse principale.

On verra, par la suite, de quelle utilité est la combinaison du palper abdominal au toucher vaginal.

Percussion abdominale.

La percussion est un procédé d'une portée très limitée en gynécologie ; sa technique n'a rien de spécial.

Elle ne peut guère servir qu'à établir les limites des tumeurs solides ou liquides, par rapport au paquet intestinal, le premier four-

132 JIÉTIIODES D'EXPLORATION SIMPLE.

nissant un son mat et une résistance variable, le dernier présentant toujours la résonance qui lui est propre.

Dans certains cas, il est cependant utile de ne point négliger d'explorer, par la percussion, certaines zones indurées saillantes sous le tégument abdominal, et qui, au premier aspect, et par la simple palpation, donnent l'idée d'une masse solide et rénitente. Ces zones de siège et d'exlension variables peuvent être dues à des agglutinations d'anses d'intestin, fixées à la paroi, par des exsudats qui communiquent à celle-ci une dureté parfois ligneuse. En ayant soin de les percuter légèrement, on obtient le son tympanique caractéristique, qui lève tous les doutes sur la nature de la lésion. Cette précaution nous a été souvent utile.

Lorsqu'il s'agit des castrés rares de kystes hydatiques de la région pelvi-abdominale, on peut percevoir le frémissement spécial des hydalidcs. Ce signe n'a rien de constant, mais quelques chirurgiens, ayant eu le soin de le rechercher et la chance de le rencontrer, ont pu élablir le diagnostic avec certitude.

Il faut donc parfois associer à la percussion ordinaire, la succussion, capable de faire percevoir le frémissement hydatique.

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