EMPLOI DES VALVES
cissent le champ opératoire et conviennent peu à l'exécution des interventions cliirurgicales.
Il est préférable de se servir de deux valves indépendantes : Tune plus longue, plus large, plus concave, destinée à la paroi vaginorectale, l'autre plus plate et un peu moins longue dont l'usage est de soulever la paroi vésico-vaginale.
Technique de f emploi des valves. — Le vagin ayant été de nouveau irrigué après le toucher vaginal, on procède à l'introduction des valves. On a choisi les valves qui conviennent, d'après les renseignements donnés parle toucher.
On introduit un ou deux doigts dans le vagin, on déprime la commissure postérieure et la partie la plus antérieure de la paroi recto-vaginale. La grande valve postérieure, enduite de vaseline boriquée, est placée dans la cavité vaginale; on ôte les doigts à mesure que la valve progresse et pénètre dans le cul-de-sac postérieur. Pour bien découvrir le col, il faut que l'extrémité de la valve aille presque au fond du cul-de-sac postérieur. Chez les femmes ayant un vagin large à parois flasques, les plis de la muqueuse rendent parfois difficile la pénétration profonde de l'instrument.
Dans d'autres cas, la cavité vaginale semble se diviser en deux parties, l'une antérieure et l'autre postérieure, par un soulèvement de la muqueuse et la contraction d'un faisceau musculaire. C'est un obstacle qui embarrasse souvent les débutants. Ceux-ci ne peuvent faire pénétrer l'instrument jusque dans le cul-de-sac postérieur. 11 suffit d'introduire l'index et le médius assez profondément dans le vagin, de poser la pulpe de ces doigts sur la paroi vaginale postérieure et de faire une traction sur la muqueuse en bas et en avant, comme si on voulait tirer à soi la paroi vaginale. La valve bien graissée est introduite au-dessus des doigts et glisse iacilement au delà du pont formé par le releveur de l'anus.
La valve postérieure étant placée, on la confie à un aide. La valve antérieure pénètre aisément jusqu'au col. Pour bien découvrir le col et ses insertions, il faut imprimer aux valves quelques mouvements faciles, du reste, à exécuter.
Un aide soulève la paroi antérieure directement en haut. Mais il doit appuyer un peu sur l'extrémité profonde de la valve, de façon à déprimer et à soulever le cul-de-sac antérieur. Le bec de la valve.
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dans cette position qu'il faut parfois réaliser, est situé sur un plan légèrement plus élevé que la partie adhérente au manche.
Ce simple mouvement permet de mettre dans l'axe du vagin l'orifice externe du col qui regardait en arrière. Il est, par suite, inutile •l'ajouter que si l'oritice externe regarde en avant, on se contentera de glisser simplement la valve dans le cul-de-sac antérieur, sans appuyer dans la profondeur.
La valve postérieure doit déprimer la paroi recto-vaginale. Il est parfois nécessaire d'approfondir le cul-de-sac postérieur et d'abaisser un peu l'extrémité libre de la valve.
Dans toutes les manœuvres, il faut maintenir l'écartement des des deux valves et éviter avec soin la rencontre des bords de ces instruments. On met ainsi la malade à l'abri des pincements de la muqueuse qui s'insinue entre les valves.
Si le col est dirigé en arrière, on imprimera à l'extrémité libre de la valve supérieure ce petit mouvement dont il a été question et qui a pour résultat d'entraîner en avant et en haut le museau de tanche. Mais, pendant cette manœuvre, la valve postérieure ne doit pas rester inactive. On a soin de la tirer en avant, afin de relâcher le cul-de-sac postérieur et de favoriser ainsi la bascule du col en avant.
Quand l'orifice externe regarde en avant et en haut, on déprime avec la valve inférieure le cul-de-sac postérieur.
Grâce à ces différents mouvements, que l'on peut combiner de différentes manières, on arrive non seulement à rendre le col très accessible aux doigts, aux instruments et à l'œil, mais on obtient ainsi un écai'tement souvent très sensible des deux lèvres du col. L'orifice externe devient largement béant et on peut apprécier avec facilité l'ectropion et réversion, l'état de la partie inférieure de la muqueuse cervicale.
En attirant en avant ou en enfonçant plus ou moins les valves, soit simultanément, soit l'un après l'autre, on parvient à apercevoir très bien les différents points du vagin.
Quand un instrument est porté sur le col, il peut être utile d'ôter entièrement une des valves ou d'attirer les deux valves en avant afin d'éloigner plus ou moins, de la partie profonde du cul-de-sac, l'extrémité libre de l'instrument.