TOUCHER VAGINAL ET PALPATION
au-dessus du pubis. Le bord cubital de cette main, dirigé presque transversalement, va à la recherche de l'utérus. Le bord interne du pelit doigt et la pulpe des autres doigts jouent un grand rôle dans cette dépression progressive de l'abdomen.
Tandis que la main placée dans le vagin soulève l'ulérus, la main qui agit sur le ventre s'enfonce dans le petit bassin jusqu'à ce que la paroi abdominale forme une vallée derrière l'utérus et se moule sur cet organe.
On a de cette façon la matrice entre les deux mains. On peut dès
Vig. 85. — Toucher vaginal et palper alulomiiial combinés (II. et B,).
lors apprécier le fond, la face postérieure de l'utérus et il est facile par une manœuvre rapide, de palper la face antérieure.
On reconnaît le degré de mobilité de l'utérus, sa consistance, etc.
Dans d'autres cas, il est préférable de placer le médius sur l'orifice externe et l'index dans le cul-de-sac antérieur. La main abdominale se comporte comme précédemment.
On doit explorer aussi l'utérus par les culs-de-sac latéraux.
On louchera le cul-de-sac droit avec la main droite et le cul-de-sac gauche avec la main gauche. Telle est la règle qui doit être sans cesse répétée, parce qu'elle ne souffre aucune exception et qu'elle est d'une indiscutable utilité. Tandis que la main abdominale fixe encore l'utérus, on doit en profiter pour la glisser successivement sur les deux bords de l'utérus. Les doigts qui se trouvent dans le vagin s'insinuent dans le cul-de-sac latéral, qu'ils peuvent et doivent explorer.
Dès que l'on a des renseignements suffisants sur la situation, le volume, la mobilité, etc., de l'utérus, on s'occupe des annexes.
Ici plus que jamais, il faut s'astreindre à l'observance rigoureuse du précepte si souvent répété : Main droite pour le côlé droit ; main ganohe pour le côté (jauclie.
Les doigts introduits dans le cul-de-sac du vagin rasent le bord latéral correspondant de l'utérus, tandis que la main abdominale refoule les viscères et se dirige en bas et en avant, de façon à saisir entre les doigts les organes contenus dans la partie antérieure et latérale du bassin.
On cherche l'ovaire, reconnaissable à sa forme, à sa consistance et souvent à sa sensibilité.
On sent la trompe partant de la corne utérine et se dirigeant en dehors. Parfois la trompe est épaisse et flcxueuse. C'est môme là un caractère précieux pour différencier la trompe de l'ovaire.
La trompe ou l'ovaire, parfois l'une et l'autre, peuvent être prolabés dans le cul-de-sac de Douglas. Dans un assez grand nombre de cas, on ne sent qu'une masse formée par la fusion de l'ovaire et de la trompe.
S'il existe une tumeur, on cherchera à la délimiter, à en apprécier le volume, le siège, les rapports, la sensibilité, la dureté, la rénilence ou la llucluation.