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Dans tout phénomène de la vie animale , quelqu'il soit , il est donc facile de remarquer, i" que le fait de Punitë hiimaiœ se révèle au de'but même de la succession, d'actes qui composent ce phénomène, la suit , la lie en quelque sorte à elle-même ; )résente comme le e, offrant un carac-" ntement lié à celui I suit ; jusqu'à l'activité finale de ce mouvement qui se présente aussi comme la mbe en jeu d'une aptitude spéciale. Chacun de ces actes partiels emploie un certain temps à se faire; et fatigue un organe particulier. Examinez, en eflet, un homme opérant l'acte animal le plus simple , c'est-à-dife , remué par le malaise d'un besoin npn satisfait ; vous verrez que l'unité d'être se nomme d'abord , et se tient toujours présente pendant sa durée entière. Après cela, vous observerez comment le besoin est converti en un désir par la découverte de son objet ou de son but; puis, vous trouverez le raisonoement des moyens nécessaires pour atteindre ce dernier , et , enfin , vous verrez mettre en jeu l'ap pareil qui agit sur If monde extérieur, et l'assimilation de l'objet opérée par un autre organe, terminer cette succession en satisfaisant le besoinpr, dans cette période 'de phénomènes , il n'y a que deux faits généraux 'présens ; l'un est l'unité individuelle qui domine et qui meut le tout , èl ■
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qni ne àesse d'ailleurs de se nommer ; l'autre est la pluralité des actes qui se sont succécfés.
Ainsi, dans l'activité animale, répétons-le , il ny a que deux phénomènes généraux, et nettertient diflférencîés , dont nous ayons à chercher la' la loi , dont nous puisaiouô nous servir : l'un est Tunité ou la centralité, Vautre est la successivité. Ce sont des points de départ certains, incontestables; aussi, ntous ne les quitterons pas. Au reste, nous ne sdmmeë pas les premiers qui aient exposé ciette doctrine ; nous ne croyons pas , sauf les termes et la précision peut-être, qu^il y ait uh idéologiste, on un physiologiste c(ui soit parti d'une autre basé pour raisonner sur l'activité humaine j seulement ils ont presque toujours eu le tort de laisser ces prihcipes , après les avoir posés , sans en tirer les conséquences , se pressant de se jeter dans des questibns qui leur sont étrangères, ou qui se seraiçixt trauvées éclaircies à, leur place , s'ils avaient suivi la route où ils avaient fait leurs premiers pas (i). Il est vrai qu'il n^ést rien moins que facile de comprendre comment ces manières d'être existent simultanément , et plus encore comment elles opèrent dans les détails. La seule observation de rhomme- vivant et agissant, est même insuffi-
(J) Nous cilerbns parmi les idéologfttes modernes qui ont l€ plus clairement exprimé ce que nous venons de dire' 410US mêmes /Kant , Cousin , Gall , Spurzheim , etc.
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santé pour enfairepënétrerle secret. Or, en aucune chose , les hommes ne se contentent du doute , et d'un demi savoir. Le besoin de connaître les opérations de Tesprit , a fait qu'on a suppléé à ce qui nous manquait du cdté de Tobservation, par des hypothèses plus ou moins rapprochées , plus ou moins éloignées de la vérité.
Le système entier d'action, dont nous nous occupons , a pour siège l'appareil nerveux. L'anatomie de celui-ci peut donc nous en oflFrir, ea quelque sorte , le plan graphique , et nous en faire comprendre aussi bien les généralités, que les détails ; en conséquence , nous allons essayer d'en décrire les traits principaux; et, disons le d'avance, cette étude, en nous donnant une confirmation complète de ce que nous avons observé à l'état phénoménal, nous montrera, en même temps comment l'unité primordiale .se combine avec la successivité des actes secondaires.
Mais, y a-t-il, en effet, quelque rapport positif entre cet organisme matériel , et les faits animés dont il s'agit?
6. L'anatomie du système nerveux, telle que nous l'a fait connaître, et la comparaison des animaux , et l'embryogénie, et l'expérience, et Tétude directe, offre constamment le même système de rapports -^ntre' des parties invariables en nombre et en propriétés, ^ous sommés certains que nulle opération animale ne peut avoir lieu sans lui , et
sans qu'une modification ne soit produite dans son sein ; nous sommes donc obligés de croire que Torganisme que nous y trouvons , est la représentation exacte, si ce n'est la limitation du système idéologique lui-même; car il serait absurde de penser que l'organe d'une fonction soit indiflférent ou contraire à raccoihplissemeat de son rôle. Tout cet -appareil instrumental, dans ses dispositions régulières et constantes, correspond nécessairement à l'usage général qu'en fait l'esprit; et par suite nous révèle le mode invariable des principales opérations de celui-ci. En conséquence, la description de cet appareil est en réalité le moyen le plus court, et le plus rigoureux en même temps, de faire comprendre les questions dont nous nous occupons dans ce chapitre.
Or, dès ce moment, l'imagination ne peut plus être accusée dans la solution des problèmes relatifs au système des opérations animales, quelles qu'elles soient. L^observation peut être invoquée et une observation dont les élémens sont si variés, s\ nombreux, qu'ik oflfrent toutes les chances possibles pour la découverte de la vérité.
Il résulte, en outre cfe l'existence, d'un mécanisme nerveux de ce genre, la conséquence capitale qu'il y a une logique humaine invariable. En effet, qju'entend-on par ce mot logique? La loi qui lie un principe à ses conséquences , ou des conséquences à un principe. Or, on comprend que toute
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modification, de quelque pattqu^elle vienne, déposée dans un point de cet organisme, en raison de sa nature , amène une succession ihévitalâe de modifications diverses ; succession qui constitue un véritable mouvement logique. On conçoit encore commeot le résultat de cette succession d'activités partielles diverses, sera exact, si. chacune des fractions mises en jeu est dans ses relations avec tou* tes lea autres dans un état normal déterminé, c'està-dire en éitat dç santé; tandis qu^au contraire, le résultat sera médiocre ou faux, si un plus ou moins grapd nombre de ces fractions n'agit pas conveoa^ bjemeiit. JPar le mot logique, nous devons donc entendre, et nous entendrons dans tout le cours de cette ouvrage, ce fait de la nécessité imposée à toute idée, à toute sensation, et à toute action, de subir cette sorte de circulation à travers les diverses portions de l'orgauisiïifi nerveux, dontle nom^ bre et les aptitudes spéciales sont appropriées km nature ; ensorte que tout principe et toute sensation engendre invariablement ses conclusions. Par cette définition, nous faisons intervenir la logique dans tous les actes humaine, qu'ils soient moraux ou intellectuels, ou même locomoteurs; mais aussi nous lui donnons sa véritable valeur , en la recon-^ naissant comme le sens le plus général et le plus sûr .de ceux donnés à l'homme; celui qui résulte de la combinaispn d^ tous les auti*es.