L'appareil nerveux de l'homme présente
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un oe&^e, et éés extréaûtës, qm smxt mis en relation entre eux par des liens de mâne naifeure , dk>nt presque chaque point est doue dWe ajrfitude p«r^ tieulîére qui modifie tout ce qui y passe , soit que cek vienne d'en haut, scii que cel» vienne d'en bas. On peut s^n faire une idée en se figurant une pyramide à un seul sommet^ el à une base im-^ mense, qui serait composée d'une multitude xit petites pyramides superposées les unes aux autres, la base des supérieures posées sur ks têtes des inférieures, et en touchant plusieurs , demanièi% à ce qu'au fur et mesure qu'on s'élèverait ^î^e nombre de ces* corp» irait endifaiinjoànt, et^termi* nerait enfin à 4'unité. Supposez ensuite que cescorps soient doués de piiopriétés diff^entes , ensorte, cependaint, que les supérieures résument toujtors les modificatiom ^prouvées par les inférieures , bien qu'en y ajoutant de nouvelles* qualités ; et supposez encore que chaque iigne horizontale des .petites pjranjides, chaque tranche, soit liée par un contact latéral, de manière à ce que la modification prouvée par une d'elle puisse influencer t^mtes cettes qui sont sur octt^ même ligne, et vous aureu une idée assez exacte de Tappareil faerveux, La pyramide du semmet représente Tencéphale; les pyramides de la base, les extrémités de l'appareil nerveux , oa^fes sens 5 le» pyramides intermédiaires superposées , l'échelonnement de ganglions neiVeuxbù se modifient les impressions; leur cop-
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tact latéral représente les relations des ganglions ^ en vertu desquels* ils sympathisent ou agissent synei^quement.
Les extrémités des nerfs sont, les dens qui plongent j soit dans le monde extérieur à lliomme , soit dans son monde végétatif ou charnel ; et les rameaux qui ordonnent aux muscles d'agir, ou qui commandent aux mouvemens. Chacun de ces sens, doué d'une aptitude particulière et invariable , convertit les impressions qu'il reçoit , les résume , et les fait siennes. La plupart des sens sont unis entre eux par des liens nerveux , à l'aide desquels ils s'influencent les uns les autres. Au-dessus d'eux, en franchissant, afin d'abréger plusieurs des degrés gang^nnaires , dans lesquels leurs impressions viennent pour être admises et modifiées , ou pour être repoussées, au-dessus d'eux, sont les appareils des ganglions de co-ordination où se combinent, et se modifient encore les impressions, qui sont admises. Au-dessus de çeux-çi encore , ou plutôt plus profondément , nous arrivons à un centre, la moelle épinière, où s'opèrent des combinaisons qui offrent décidément le caractère ani- . mal. On à vu agir et vivre des animaux réduits à ce seul appareil^ et il est à peu près certain que plusieurs classes d'animaux n'ont poar appareil nerveux que l'analogue de cette moéflle. Enfin vient l'encéphale , organe qui n'a avec le monde extérieur que des rapports très indirects, nuisou'il a.
tout Porganisme que nous venons de décrire pour intermédiaire, puisqu'à la diflFérençe de tous les autres appareils , il peut être au plus haut degré d'action, sans que rien s'en révèle au dehors. En lui , se trouve une représentation, et une co-ordination organisées de toutes les manières d'être de récouomie, ainsi que de toutes nos relations avec le monde extérieur; mais organisées d'une manière déterminée, chez tous les hommes la même. Là, Jes actes ne ressemblent en rien à ce qu^ib ^ient plus bas; ils oflFrent au dernier degré le caractère animal. Là, toute modification acquiert une ^gm- -fication spirituelle; l'ébranlement de l'air, dont l'oreiDe avait fait un son , y devient musique ou parole ; les sensations y deviennent des signes ; les images des idées, etc. Là, enfin ^, est la centralité humaine.
On a chçrché, plusieurs fois, à. déterminer le nombre et la nature des aptitudes intra crâniennes; mais parce qu'on i^rocédmt à posteriori , ou en matérialiste, c'est-à-dire, par en bas, on s'âKt trompé. Voici ce que nous dirons à œt égard, sans autre prétention que d'indiquer un travail à foire , et non pour donner un résultat. L'organisme Micéphaliqii^ jwésente un ensemble d'élémens simples, ou d'aptitudes racines, dont le nombre est déterminé* Chacun d'eux peut être représenté pay un signe. Ces élémens peuvent se combiner de manières extrêmement variées , à deux , à qua-
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ire, etc. , en sctrie à donner lien à une m^itudè de résultats dUSérens. Cependant, pcffce <{ne le nombre des aptitudes simples est limite , le nombre de leurs rdatiofls*, eC leurs modes, lesontaussi. Toutes les possibilités de c<mibinaisOns e^ûstent en puissance en quelque sorte, mais elles sont loiq d'être en acte. (7estune instrumentation préparée, établie; mais doirt nous n'avons encore fait jouer que des parties ; c'est comme un alphabet qui pourrait exprimer des millions de sons divers , et qui n'a encore servi qi/à en rendre quelques milliers.
H est impossible à l'anatomie même aidée de l'expérience physiologique , et de Tobservation médicale, d'arriver, dans ces questions, à prouver plus que les généralités que nous exposons , savoir qu'il existe des aptitudes racines , dont les relations opérées, suivant des lois files, comprennent 4ous les actes humains possibles. C'est à*' la pliilolcJgie à rechercher quels sont ces élémens raeines, et les lois délicates qui président au détail de» combinaisons diverses qui peuvent s'opérer entre elles. En effet, lès langues sont incontestablem^it , la traduction fidèle de tous les actes que l'esprit opère à Faide de l'instrunientètion encéphalique. Au reste un .bien petit nombre d'aptitudes suffisent pour donner lieu à . l'esjfrit d'établir une multitude immense de relations variées. Examinez, en effet, les racines des langues chez les
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divers peuples , leurs symboles y leurs Wéro^y ph^s primitifs: Vous trouvez au pkis deux ou troi^ x^entaines de sigUÎficatioBS mères ^ dooft la combinaison peut donn^ lieu à l'expression de quatre-vingt mîUe idées diflfiérentes , comme on le voit chez les Chinois. Enfin , examinez plus attentiv^nent ces symboles parles ou écrits 5 vous les trouvez, partout, semblables aufond, en sorte qu'il vous sera démontré que les honmies séparés par des distances immenses , sans rapport entre eux , se re$senj)lent jusque dans les premières expressions de leur pensée, conmae vous les verrez se ressembler dans leurs actes , et leurs conceptions origiouires. Nous aurons bientôt occasion de revenir mr k plul(^gie , afin d'y mmitrer comment s^y traduit le fait de l'unité , et de la pluralité.
8. Maintenant que nous avons monj^é commet l'appâredlde la vie animale était formé d'un œat«ç, et d^extrémites composé? d'une multitude d'aptitudes diverses j sens , nerfs du mouvement ^ ganglions tran^forni^eura , etc., et que nous avons fait vtûr par l'antttomie qu'il existait entre toutes ces partie^ un système de rdatidn invariablement déterminé ; pour achever ces considérations de physiologie , il nous resté à montra dans le but de Tusage que nous devons en faire , quelle est la loi qui préside à la. vie intime àes nerfs. En voici la formule:
« Les phénomènes delà sensibilité-et de l'inner-
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« vation se comportent comme s'ils avaient lieu , « dans chaque division spéciale du système ner- « veux, par la déperdition successive d'une quanti TiTÉ accumulée dans la pulpe médullaire; déperi< ditioik dont la durée est en raison inverse de « l'intensité des phénomènes, et en raison directe « de l'activité de la circulation locale, c'est-à-dire, « dont la durée est d'autant plus courte que Içs « phénomènes sont plus intenses , et d'autant a plus longue que la circulation locale est plus « active. » (i) D'où résultent les généralité suivantes «
« La névrosité ou capacité de produite des phénomènes de sensibilité ou d'innervation, est en rapport direct avec l'intensité de la circulation darys le système de nerfs où on examine celle-ci. Elle augmente lorsque la circulation devient plus active; elle diminue lorsque l'état inverse existe. En un mot , sa production appartient à la vie végétative.
« La névrosité diminue ou disparait au fur et à mesure qu'il se produit des phénomènes de sensibilité, et d'innervation , quelle que soit leur cause.
c< Soit que la circulation continue, soit qu'elle ait été supprimée, la névrosité disparaît de la même manière; mais, si la circulation continue elle s'é-
(i) Essai de cpordipation des phénoinènes qui ont pour siège le système nerveux, Journal des JProgrès , 1828.
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puise moins vîte, et elle se rqproduit au bout d'un espace de temps apjpréciable ; si la circulation e^ supprimée, la névrositë nerepardt plus.
« La destruction de la névrositë est toujours locale^ ainsi que sa reproduction. Autant une excitation amène de phénomènes synergiques , ou sympathiques , autant il y a d'abolitions successives de névrosité , autant il y a de nécessités répétées de reproduction.
« La sensation ordinaire, et la douleur ont pour origine les mêmes nerfs. ( H est des nerfs dont les impressions ne sont perçues par le cerveati que Itrfsqu'ils sont douloureux ).
« La sensation, comme le mouvement, ordinaires, amènent une très petite dépèrditioa de néyrosîté.
i< La douleur, amène une très gfande déperdition de sensibilité.
« Le plaisir est la sensation simple de certains appareils.
« Lorsqu'il y a suractivité locale de la circulation, ' la névrosité locale s'accroît au point qu'une impression qui, dans l'état ordinaire, eût causé une sèïlsation simple , devient l'origine d'une dodieur.
« Tous les phénomènes nerveux sont intermittens, parée qu'ils nous représentent une succession de périodes^ de déperditions, et de reproductions Âe névrosité. ,-
« Pl^s la déperdition est grande dans un temps
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doDM^ , plMs Je bes(nH de réparati<vi seiût n^piiieme»t aeptir.
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