‹ Introduction à la science de l'histoire, ou, Science du développement de l'humanitéChapitre 28 sur 35 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

■Éi I.

Je Téiè maintenant TûcùMêt comsaeût Dleii fit afVBncet* les destinées de k tei^ré, et yqulut cjfïè Fbomme fût produit.

Au commencenient du monde , qui est le nôtre , le globe fut profondément ëmu j une force nouveUe vint agiter , changer, et féconder la matière.

Alors il se gonfla et fut ramolli dans toute son epaisiseuf ; sa masse mit rouge et chaude ; elle hïouillonnaît dans tous les sens; car elle était violemment tourmentée par le mouvemeni du principe formateur qui cherciiait à* se faire corps , elf

créait les élémens noi&veaux.

Lorsque les élémens furent créés^ le principe

des changemem futurs fot enfermé dans la nnitière comme un germe qui attend une fécondation . Alors le mouvement £^a{^paisa ^ et les élémens et les corps s'endormirent successivement dans Tordre de leur solidité, et de leur moindre fusibilité ; les plus puissans d'abord se refroidirent, et se reposèrent ; les vagues de gneiss se durcirent , et ce fut

ie no jau âù globe ; puis h$ mica€Âie$ , ks talcites , les granits, le^ porp)hjr#s. Ensuite les richeftsès métaSiiqKi^^ en se refroidissant , coulèrent dans les lits inégaux que leur oSirait cette mer de pierre, «t s'y dosèrent.

L'atmosphère , qpiî n'était qu'une fumée épaisse, se purifia ; les vapeurs minérales descendirent en poussière , et les eaux en pluies ; Feau vint remplir les cavités restées vides , et j former des lacs chargés de sds de cliaux , d'alumine , de silice , de magnésie, de potasse, de soude, de cuivre, de £sFj teuajis en dissolution las uns par les autres , et par des acides de chlore , de soufiré , d'azote. L'iur 4evint pur, ti^aasparent , ^t mobile ; le vent et les nuages parurent / et la terre enfin réfléchit les rayons du >c)leil et la lumière du cid«

La terre alors était semblable à une géode retournée 4 ronde { hérissée âe cristaux de toutes sortes j les uns taillés en aiguiUes , les aut^^es en étoiles , ailleurs ^n pyramides ou eh colonnes; semée de brillans de toutes couleurs, blancs , rouges, bruns, vmis^ violeis, tantôt transparents, tantôt tefnes , séparés entre eux par des plaques d'un noir brillant ou obscur. Les mers ressemblaient à dB& couches de- teinture, irrégulièrement déposées sur la sioface dû globe , et non encore séchées ; c'était un fluide épais, filant, tenace, qiii ne présentait pçifA partout une masse homogène , mais qui était divisé par plaques, en étendues liquides de nature,

de couleur, et de densités différentes. De temps en temps, rimmobilité de cet océan épais était trou-? Mé par des bouillonnemens qui laissaient échapper des masses de vapeurs colorées. ■

La terre eût alors présenté à un œil liumam 1 as^ pect effrayant d'une nature brute, étrange et redoutable.

La terre était sphérique , et tournait sur son axe qui formait un angle droit avec Féqûatéur* Le ciel était pur, les jours égau^aux nuits. Les pôles n^avaient ni nuits, ni jours, mais ui;! crépuscule qui ne cessait point. Nulle part il n'y avait ni été ni hiver; une seule saison régnait, et Fair de printemps soufflait partout : chaque climat avait son printemps , ici, chaud et humide ; la, tempéré; plus loin, frais ou froid. Les vents étaient réguliers, et chargés de pluies douces aux midis,^ et dç chaudes brumes vers les nords .

Les pluies accumulèrent leurs eaux dans le fond des vagues découvertes des gneiss et des gcanifs, et dans toutes les cavités où la mer n'était pas : elles y formèrent des étangs et des lacs. Alors, dans cette eau immobile , apparurent les premiers élémens de la vie végétale, et bientôt après, ceux de la vie animale. Ce fut d'abord de la matière verte , puis des oscillaires , puis des conferves gélati*

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