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UVKfi ^1. — RÈGLES DIVER8B8. 427
RENTES SUR LETÀT^ AC710N» C^T OBLlOiVIOnS.
36S. On appelle rente sur TÉtat^ Tintérét que le gouveriMinent paye peur un capital non remlioursable qa'il dorrtà des particuliers et à des établissements pithUcs*, et qu> provient d'emprunts faits à diflfêrentes époques.
Sfô. Une inscription au grand livre est le titre qui constate la propriété d'une certaine rente.
Tout créancier de TÉtat peut vendre son inscription en totalité ou en partie. Cette vente se fait à la criée, k la^ lM>urse de Paris, par Tintermédiaire d un agent de change, qui en fait le transfert Les prix •obtenus forment les cours de la renie y cotés à la J^ourse^ ei publiés dans les journaux; ainsi quand on voit le 3 p. 100 coté k 70\^, eela veut dire que 3 fr. de rente se sont vendus 70^50 ce jour-là; de même le i 1/2 p. 100 étant coté à 94, cela indique que 4%30 de rente se sont vendus 94 fr.
On dit qu'une rente est au ytair, selon qu'étant en 3 p. dOO ou en 4 1/2 p. 100, 3 fr. ou'4',ôO de rente se vendent 400 fr.
5Si, £n France la rente sur l'État est en 3 p. iOO et en 4 i/i p. iOO. Elle se paye par semestre, le 22 juin et le 22 décembre pour le d>f>. 100, et le 22 mars et le 22 septembre pour le 4 i/2 p. 100. Â Paris le payement a lieu au ministère des finances; dans les départements il se fait chez les receveurs généraux.
En 1S62 le 4 1/2 p. 100 a été en partie converti en un 3 p. 100 nouveau, dont les arrérages sont payés par trimestre, les l*" avril, juillet, octobre et janvier. La conversion ayant été facultative pour les rentiers, elle n'a pas été générale, et U reste encore du 4 1/2 p. 100.
ô4tô. Problèmes sur les renies :
!• Combien coûteront 900 fr. de rente 3 p. 100 au cours de 70',50?
3 fr. coûtant 70',50, 1 fr. coûtera ^?^, et 900 fr.,
70,50x900 ^, ...^ - — î — r = 21 150 fr.
2* Combien aurait-on de rente 3 p. 100 au cours de 7b',50 pour 21 150 Jr.?
3 * Pour 1 fr. on en aura - ^ , et pour 21 150 fr.,
3* 900 /r. de rente 3 p. IOO coûtent 21 150 /r., quel est le cours de la renie?
i fr. coûtant ■ , 3 fr. coûtent
«fis PREMIÈRE PARTIE — ARITUMÉTIQUE.
566. Actiofis et obligations industrielles. Pour faire une grande entreprise industrielle, comme Texécution d'un chemin de for ou d'un canal, par exemple, le capital primitif nécessaire pour rétablissement et Texploitation se divise en petites parties appelées actions^ qui sont souscrites en nombres différents par un plus ou moins grand nombre de bailleurs de fonds ^ appelés actionnaires. Les bénéfices de Tentreprise sont employés a la fin de chaque année à servir aux actionnaires Tintérêt de la valeur d'émission de leurs actions, et le surplus leur est partagé k titre de dividende, en parties proportionnelles aux nombres des actions dont ils sont porteurs. Ordinairement les intérêts et le dividende ne se payent pas ensemble, mais bien à six mois d'intervalle; les actionnaires reçoivent ainsi leurs rentes annuelles en deux fois.
Par suite d'une plus grande extension donnée à une entreprise, il peut être émis de nouvelles actions, que les premiers actionnaires ont la préférence de souscrire avant tout autre. Au lieu de nouvelles actions, une société peut faire un emprunt, qu'elle divise en petites parties appelées obligations, qui sont remboursables en nombre déterminé chaque année par voie de tirage.
Les obligations étant garanties par les propriétés et le matériel de l'entreprise, et leur intérêt étant servi avant celui des actions, elles constituent un placement plus sûr que celui des actions, mais qui n'a pas l'avantage de participer au partage du dividende qui peut exister. L'intérêt des obligations se paye deux fois par an.
Comme les rentes sur l'État, les actions et les obligations des grandes entreprises sont négociées à la bourse par l'intermédiaire d'un agent' de change.
Quand l'État ou une compagnie fait un emprunt, ou bien le capital emprunté est fixé à l'avance, et alors le montant des inscriptions ou le nombre des obligations dépend de la situation du crédit de l'État ou de la compagnie au moment de l'emprunt; ou bien le montant des inscriptions ou le nombre des obligations est déterminé, et alors le capital encaissé dépend de la situation du crédit. Par exemple, si une compagnie émet des obligations de 500 fr. à 3 p. 100, remboursables en 60 ans par voie de tirage et suivant une progression déterminée à l'avance, chaque obligation ne donnant que 15 fr. d'intérêt, elle ne trouvera de souscripteur qu'à un chiffre inférieur k 500 fr., chifi're que l'avantage d'un remboursement plus ou moins prochain k 500 fr. et le succès plus ou moins assuré de la compagnie tendront encore k modifier. Aujourd'hui, les obligations de 500 fr. k 3 p. 100 des chemins de fer français sont cotées à 310 fr. environ, et leur émission s'est faite, il y a quelques années, a un prix encore inférieur.
Les problèmes sur les actions et les obligations se résolvent par une marche analogue k ceux sur les rentes (36o;.
RÈGLES d'escomptes.
367. Un billet à ordre ou une lettre de change est une promesse écrite de payer une somme d'argent k une époque désignée, appelée échéance.