‹ Introduction à la zoologie générale, ou, Considérations sur les tendances deChapitre 48 sur 113 · CHAPITRE Vï. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vï. m

de formation el la masse vitelline est aussi tranchée que chez les Oiseaux ou les Reptiles, on voit que ce n'est ni par le dos ni par la face inférieure de rabdomen que ces parties sont en connexion , mais bien par la région buccale ou pharyngienne du jeune Mollusque.

L'état primitif de l'embryon d'un Mammifère ou d'un Oiseau, d'un Céphalopode et d'unCrustacé ou d'un Insecte, est tout aussi différent que le sera plus tard le mode d'organisation définitif de ces animaux. L'embryologie, de même que l'anatomie comparée, nous conduit par conséquent à admettre qu'il n'y a pas unité de plan dans la constitution de tous les animaux, et que la nature a créé ces êtres d'après plusieurs types fondamentaux bien distincts.

Dans l'étal actuel de la science il serait peut-être prématuré de vouloir déterminer le nombre de ces types primitifs. Il est cependant facile de se convaincre que la nature a été fort sobre dans l'emploi de ce moyen extrême de diversification; et ici encore, les données fournies par l'embryologie s'accordent pleinement avec les résultats fondés sur l'étude anatomique des animaux adultes.

Ainsi, en prenant pour guide Tanatomie comparée seulement, Cuvier avait reconnu que tous les Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons sont constitués d'après un mêmeplan général*, que les modifications de structure qui s'y rencontrent sont même légères, et que les différences à raison desquelles le zoologiste divise ces animaux en classes et en familles distinctes, ne. dépendent que du développement ou de l'addition de quelques parties qui ne changent rien à ressencc du plan fondamental (1). Les travaux importants de Geoffroy Saint-Hilaire sont venus

(1) Rîgne aDimal, !'« édilion (1817), 1. 1, p. 57.

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eanfirmer et étendre celle vérité, car ils oat fait voir que, dans tout l'erabranchenient des vertébrés, Tuniformilé de composition est beaucoup plus grande qu'on ne l'avait pensé.

Enfin les observations de tous les embryologistes de nos jours nous apprennent qu'effectivement c'est pour ainsi dire d'une même ébauche organique que la nature tire tour à tour un Mammifère, un Oiseau, un Reptile ou un Poisson î car dans les premiers temps de leur existence tous CCS êtres se ressemblent si complètement qu'on ne saurait deviner à quelle classe ils doivent appartenir. L'embryon du Vertébré qui commence à se développer porte déjà, comme nous Favons vu, le caractère de son embranchement, et ne saurait être assimilé ni à un Zoophyte, ni à un Mollusque, ni à un Articulé -, mais il ne présente encore aucun des caractères en vertu desquels il sera un Mammifère plutôt qu'un Oiseau ou un Reptile, ou un Poisson. Sa forme est d'abord une forme commune à tous ces animaux, c'est un Vertébré et un Vertébré seulement; mais par les progrès du travail embryogéniquc, cette uniformité de composition diminuera de plus en plus entre les divers animaux qui dérivent ainsi d'un type commun \ le fond restera le même à certains égards, mais des différences organiques d'une grande importance viendront bientôt séparer le Poisson du Mammifère ou de l'Oiseau; puis d'autres différences, moins profondes, s'établiront entre diverses espèces d'une même classe ou d'une même famille.

L'embryon d'un Crustacé, d'un Insecte, d'un Arachnide, d'un Myriapode, ou même d'un Annélide, offre dans les premiers temps de son existence un mode d'organisation qui ne saurai! être confondu avec la structure d'un Ver-

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