‹ Introduction à la zoologie générale, ou, Considérations sur les tendances de la nature dans la constitution du regne animalChapitre 51 sur 82 · CHAPITRE M · texte numérisé non relu

CHAPITRE M

sine sur le blastoderme et marque la place du futur axe cérébro-spinal. Chez l’embryon d’un Mollusque, d’un Articulé ou d’un Ver, cette ligne rachidienne ne se montre pas ; et la raison de cette différence primordiale est facile ù comprendre, puisque l’analogue de Taxe cérébro-spinal du Vertébré ne doit jamais exister chez un animal invertébré.

La portion de l’organisme qui se constitue en premier chez les animaux de l’embranchement supérieur est donc précisément une partie qui manque toujours dans la structure de l’invertébré; et cette partie primordiale de l’animal vertébré est, sans contredit, un des éléments les plus importants de son économie, un des traits les plus caractéristiques de son mode de constitution.

Toutes les observations s’accordent à montrer que le jeune embryon de erlébré, en se Vdéveloppant davantage, acquiert bientôt les premiers éléments d’un autre système organique dont les animaux inférieurs sont toujours privés; car à peine la ligne rachidienne est-elle devenue un sillon ou un canal, quon voit se former de chaque côté le long de ses bords une série de pièces solides destinées à composer les vertèbres.

Il est également à noter que les rapports du petit être en voie de formation avec la masse vitelline dont il doit tirer ses matériaux constitutifs sont différents chez le Vertébré et chez les animaux inférieurs. L’embryon du premier est en relation avec le vitellus par la face ventrale de

son corps, et les connexions entre ces parties n’occupent que la région abdominale. Une disposition semblable n’a été observée chez aucun Invertébré. Chez les Articulés, le jeune embryon repose sur la masse vitelline par la face dorsale de sou corps,* c’est-à-dire par le côté où se trouve le centre nerveux principal, celui que l’on compare d’ordi-

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