‹ Introduction À Une Physico-Chimie Pathologique Résumé Des Notions Acquises Sur Le Problème Des Points Isoélectriques Et Du Terrain Physico-Chimique Dans L'Organisme Normal Ou Pathologique, Et Son Application À L'Étude Des TumeursChapitre 15 sur 18 · COULON · texte numérisé non relu

COULON

non-précipitation par le sulfate d’ammoniaque (ancien groupe des peptones) ont fourni une courbe constamment négative, d'inhibition remarquablement constante pendant tout le temps de l'expérience. Il est curieux de noter que des produits de digestion de muscle de Lapin, obtenus dans des conditions parallèles, n’ont

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F1G, 33. — Courbes d'indices de réceptivité des Souris pour les greffes de tumeurs épithéliales, après injection d’acides aminés, d'imines, de dipeptides. Ordonnées : indices i; abscisses : jours séparant l’injection et la greffe. (VLÈS et DE CouLoN.):

eu sur la Souris qu'une efficacité moins caractéristique, ce qui soulèverait peut-être des problèmes d’homologie. Enfin des produits abiurétiques préparés par digestion trypsique de muscle de Souris ont abouti à une courbe compliquée avec des phases diverses.

Quant aux produits ultimes de la dislocation protéique, c’està-dire les acides aminés, imines, etc., leur essai à montré qu'ils réalisent deux types nettement opposés: (fig. 33). Le glycocolle, la leucine, l’histidine et probablement la tyrosine, aboutissent à des valeurs de ? positives, c’est-à-dire sont accélérateurs, au bout d’une dizaine de jours ; par contre l’alanine, l’arginine, la cystine, l'acide aspartique et aussi la proline, sont inhibiteurs presque depuis les premiers jours jusqu’au moins un mois. Les premiers ont des points isoélectriques compris dans un intervalle très étroit entre 5,4 et 6,0, les seconds sont en dehors de cet intervalle, ce qui suggère diverses possibilités au sujet de la formation de complexes dans un milieu protéique cellulaire.

L'étude des produits de dislocation protéique précédemment examinés, et surtout l’examen des courbes incomplètes que fournissent quelques-uns de ceux-ci, conduit à une interprétation vraisemblable des courbes générales d'indice de réceptivité données par de substances quelconques, produits insolubles, antigènes, etc.

Admettons pour un instant que l'opération initiale, c'est-àdire la lésion par le corps irritant, ou l'installation de l’affection, ou l'introduction de l’antigène, ait engagé la dislocation d’un stock de matériaux protéiques dont la lyse s'échelonne sur un temps plus ou moins considérable ; l'organisme va de ce fait se trouver successivement recevoir des décharges de stades divers de produits de dislocation de ces protéiques. Nous savons que cet ordre peut être essentiellement variable : l'apparition des éléments de l’hémigroupe où de l'antigroupe de HOFMEISTER résulte de la plus ou moins grande résistance de telle ou telle portion de la molécule protéique à l'agent d'hydrolyse employé ; les termes que l’on admettait autrefois comme des stades de plus en plus avancés ne sont plus considérés aujourd’hui que comme des mélanges complexes de polypeptides d'origines collatérales et de caractères différents, les albumoses provenant principalement de l’hémigroupe et les peptones de l'antigroupe.

Si nous supposons donc que l'organisme reçoit des décharges successives de stocks de produits de dislocation, 27 va lui être 1mposé à chaque moment un sens ou un ordre de grandeur des valeurs

d'indice déterminé par la navure du stock de produits libérés : par exemple, si pour fixer les idées, nous envisageons une dégradation suivant le schéma classique de la digestion et qui, quoique exceptionnel dans une protéolyse tissulaire pourrait néanmoins être réalisé, et si nous considérons la libération successive de plusieurs fractions d’albumoses, puis une fraction de peptones vraies, puis un reliquat d’acides aminés, les greffes de tumeurs se trouveront d’abord en présence d’un organisme à indice de réceptivité fortement positif (si les albumoses correspondent à celles que nous avons utilisées à partir de la peptone de Witte), puis en présence d’un organisme à indice fortement négatif (peptones du type de celles de la digestion pepsique), puis un organisme à indice croissant ou décroissant suivant le groupe d'acides aminés qui résulreront de la fragmentation ultime. La courbe résultante aurait ainsi grossièrement l'allure d’une courbe du type À par exemple, et il est facile de concevoir que des répartitions différentes quanti-

aééumoses

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