‹ Introduction À Une Physico-Chimie Pathologique Résumé Des Notions Acquises Sur Le Problème Des Points Isoélectriques Et Du Terrain Physico-Chimique Dans L'Organisme Normal Ou Pathologique, Et Son Application À L'Étude Des TumeursChapitre 14 sur 18 · PO · texte numérisé non relu

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témoins) puis devient nettement négatif, avec une valeur minima qui représente l’état le plus réfractaire et qui a pu atteindre —] (toutes les tumeurs inhibées, o °/) ; puis, si l'expérience est assez prolongée, on assiste à un retour vers 0, l'effet de l'injection devenu inopérant (alors que l'effet sur le point isoélectrique peut n'être pas encore nul), (fig. 30;.

FIG. 28. — Indices de réceptivité pour les greffes de tumeurs (en haut), et cataphorèse (ex bas), après injection de poudre de charbon de tilleul. (VLÈS et be CouLon.) te

10 hs 59 400

1®., jours

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Fi1G. 29. — Indices de réceptivité pour les greffes après injection de diverses » 7 5 = Î poudres d’émeri, de fer, de plomb, de zinc, cu des brûlures. (VLÈS

et DE CCULON.)

F1G. 30. — Ensemble de courbez d’indices de réceptivité pour les greffes de tumeurs (type A) après injection de substances diverses. (VLÈS et DE COULON.)

LA STRUCTURE DES COURBES D’INDICES DE RECEPTI- VITÉ POUR LES GREFFES DE TUMEURS.

Dans des expériences postérieures, on a tenté d'étudier les courbes de réceptivité au point de vue de la structure, d’en classer les types, et d'essayer de les interpréter. Une trentaine de corps ont été ainsi examinés.

Les courbes d’indice de réceptivité ont pu être ramenées à 6 types, l’un À beaucoup plus fréquent, les autres plus rares (fig. 3x). L'analyse de ces types à conduit aux remarques suivantes.

1° Pour la très grande, majorité des corps étudiés, si l’on s'étend sur un espace de temps suffisant, les courbes de réceptivité comprennent à la fois des phases positives et des phases négatives, c’està-dire des portions où la substance agit comme accélératrice des greffes et d’autres où elle agit comme inhibitrice ; ces phases de signe inverse sont très inégalement réparties suivant les types, et quelques-uns par exemple montrent une toute petite période positive incluse entre deux longues périodes négatives. Si l’on était en droit d’extrapoler de telles propriétés aux processus des tumeurs spontanées, on pourrait peut-être expliquer par là les divergences parfois considérables que l’on a rencontrées dans l’ap-

plication de certains essais thérapeutiques, dans lesquels la prévision de l’horaire de la phase utile aurait demandé une précision hors de portée (fig. 31).

2° Un point important est la longueur des répercussions des lésions expérimentales, l'eflet de l'injection de la poudre n'étant pas encore annulé, dans certaines expériences, après des temps de l’ordre de 90 jours. La lenteur avec laquelle l’organisme se débarrasse de l’empreinte est à comparer, toutes choses égales d'ailleurs, à l'intervalle pendant lequel il reste soumis à une sensi-

Eype À | Cype A° 10 Comimden 1,0 Coton de verre +05 x | +05 € (0) *05 Cype B Type Les 65 *05 * Gagenc Ceron | l' C Ne - ere — a" + -05 + os « - = 0,5 Lype D jl Cyp< Æ Gluminium ] Ofea& Wa [e] Cor9 re Jours 50 o Jours 50 Fic. 31. — Divers types de courbes de réceptivité pour les greffes de tu-

meurs (ordonnées : indices i; abscisses : jours). (VLÈS et DE COULON.)

Le 54 =,

bilisation anaphylactique ou à certaines immunisations par des anticorps. L'équilibre colloïdal rompu est extrêmement lent à se rétablir. |

39 Aucune spécificité chimique n'apparaît dans l'action des corps étudiés, pas plus dans le type de courbes qu’ils impriment que dans l'intensité des résultats obtenus. Les corps actifs du type le plus important par sa fréquence (À) et le plus intéressant sont des corps pratiquement insolubles en solution aqueuse. Il est donc à prévoir que la clef du mécanisme n’est pas tant dans la nature du corps introduit, que dans la réponse de l'organisme à une certaine irritation, dans laquelle le facteur primordial pourra être par exemple la forme sous lequel le corps est apporté.

L'INTERPRÉTATION DES COURBES DE RECEPTIVITÉ ET LES PRODUITS DE DISLOCATION PROTÉIQUE.

Peut-on définir plus avant cette réponse de l'organisme à l’introduction du corps insoluble ?

Comme nous l’avons vu plus haut, dans le premier travail que nous avions consacré à l'étude des points isoélectriques ((2) 1924), nous avions été amenés à relier, à titre d'hypothèse, les décalages des points isoélectriques avec la décharge dans l'organisme de constituants humoraux divers ; on avait dû en effet grouper ensemble des perturbations physiologiques ou pathologiques de natures très disparates, dont les caractères communs étaient très généraux et dépendaient par exemple de changements de régimes métaboliques amenés, soit par l'installation d’aftections soit inversement par des crises de libération de l’organisme : toutes circonstances où cet organisme se trouve obligé de liquider un stock de produits de déchets, résultant de lyses d'organes ou de cellules. Or, dans le cas présent de l'introduction de poudres inertes, nous savons qu'il existe également des mobilisations humorales importantes, des afflux leucocytaires, des remaniements cellulaires, tels que ceux qui produisent des gigantômes (PODWYSSOZKY, PRENANT, Mirror, DIMITRESCO, etc.). Le cas particulier a des chances de rentrer dans le cas général.

Nous avons pensé pousser le problème plus loin dans le cadre de notre hypothèse en étudiant l'effet sur les points isoélectriques et surtout sur l'indice de réceptivité, de divers stocks de produits

de dislocation protéique. On a essayé en particulier, soit les produits globaux, soit des fractions grossièrement définies résultant d'hydrolyses plus ou moins poussées effectuées sur des complexes protéiques, en particulier par l’action de diastases protéolytiques : pepsine, trypsine, papaïne.

Si des substances protéiques à peine altérées, comme des lysalbinates ou des protalbinates (résultant d’une hydrolyse alcaline très ménagée de caséine) montrent encore une courbe de réceptivité complète du type A, certaines fractions de dislocation plus avancées fournissent au contraire des courbes très particu- Bières, soit entièrement positives, soit entièrement négatives, c’està-dire représentant seulement des portions des courbes usuelles plus compliquées {fig. 32). Ainsi certaine stocks depolypeptides provenant de la « peptone » de Witte et correspondant à l’ancien terme d’albumoses (polypeptides non coagulables par la chaleur, précipitables par le sulfate d’ammoniaque) se sont montrés accélérateurs, sans phase d’inhibition ; inversement des polypeptides résultant d’une digestion pepsique de muscle de Souris poussée jusqu'à

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Fic. 32. — Courbes d'indices de réceptivité pour les greffes de tumeurs, après action des produits de dégradation protéique. (VLÉS et DE

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