ANALYSE TEN80RIELLE
Considérons une multiplicité ponctuelle linéaire M». Un point P
<ie Mn est caractérisé par n coordonnées Xj^...Xni le vecteur PQ, où Q est le point (yi...y«) a pour composantes contra variantes les nombres 5* = y* — Xi, Nous avons vu plus haut que nos définitions sont invariantes pour toute transformation linéaire de coordonnées. Supposons que le point Q ait pour coordonnées des nombres très peu différents des coordonnées de P ; disons même que les y» sont infiniment peu différents des Xi * ;
yi = Xi-h dxi.
Les nombres dxi sont alors les composantes contravariantes ** du vecteur PQ dont la longueur l est donnée par Téquation :
/» = ^ gikdxidxjc.
Cette longueur étant infiniment petite, nous dirons que le vec-
teur PQ est infiniment petit.
Supposons qu'à chaque point P de la multiplicité Mn, nous fassions correspondre un tenseur ; c'est dire que ce tenseur est une fonction du point P, ses composantes sont donc des fonctions des
*) Oq sait quelles conventions implique cette manière de parler, nous n'y insistons pas.
**) Nous continuons à écrire dxi plutôt que (dc)i ou dxi malgré que les différentielles fussent eontravariantes.
coordonnées (Xj^..,Xn) et Tensemble de tous ces tenseurs attachés h chaque point de M» est un champ de tenseurs. L'objet de l'analyse* tensorielle est l'étude des champs de tenseurs.
Considérons tout d'abord une fonction du point P indépendantedu système linéaire de coordonnées choisi ; cette fonction définit unn champ d'invariants ou, comme on dit, im champ scalaire :
changeons de coordonnées au moyen des formules
Xi = ^g| xjc + tti ; la fonction f(x) devient une fonction /(Xi,...a?») =f(x) ; on a :
Les coordonnées du point P sont devenues Xi et celles du point infiniment voisin Q(x -f- dx) sont maintenant Ici •+• dx^ les dxi sont liés aux dXi par les relations :
dxi = ^oLÎdxk.
Or la différentielle de /, c'est-à-dire sa variation quand on considère cette fonction, en P et en Q est :
^f ^ àf ^ àf '
df = -r dVi -t- -T — rfxa-l h- -T^—dXn
OXi OXi OXn
la variation df de /(a?) est de même :
df = —3 dxi H — ^ rfïa'H 1 zr dxn
âxi dx2 dx'n
cependant df= df puisque / est un invariant, de plus les différen-tielles étant des variables contravariantes, l'égalité :
7j -t^ dxi = ^ —£- dxi
fS. ^^i t=l dXi
qui montre que les deux séries de variables ("x" ) ^* W^tO sont
ANALYSE TENSORIELLE 49
df contragrédienteSy prouve du même coup que les nombres --r — = fi
(JXx
sont les composantes ccxKariantes d'un tenseur du premier ordre, ou si Ton veut, sont les composantes covariantes d'un vecteur , qu'on appelle quelquefois le gradient du scalaire /. On a donc :