RELATIONS DES EUROPÉENS AVEC LE JAPON
{Indications sommaires.)
C’est .en 1545 que le navigateur portugais Fernand Mendez Pinto aborda pour la première fois au Japon, lin 1549, François Xavier aborda à son tour dans l’île Kiousiou dont il commença à évangéliser les habitants. Toutefois les Annales japonaises ne fixertt qu’à l’année 1551 l’arrivée des premiers Européens au Japon (les Portugais) , et l’iniroduction de la doctrine de Judée (lq- christianisme) dans cet empire.
Les Hollandais,- à leur tour, obtinrent en 1609 la faveur d’envoyer chaque année au Japon un ou deux navires pour y commercer. Le christianisme avait déjà obtenu de nombreux prosélytes, lorsque le gouvernement japonais résolut d’en interdire le culte dans toute l’étendue du Nippon.
Après de nombreuses persécutions, les chrétiens, révoltés à Simabara , furent attaqués et subjugués , trente-sept mille d’entre eux furent mis à mort le 12 avril 1638. Le syôgoun, pour récompenser les
Hollandais du concours qu’ils lui avaient prêté en cette circonstance, leur djnna, à partir de cette époque, le privilège exclusif de commercer avec le Japon. Leur factorerie de Hirato fut transférée en 1641 dans le petit îlot de Désima, au fond du port de Nagasaki, où ils furent, en effet, les seuls Européens admis sur le territoire japonais jusqu’en 1852, époque où eut lieu la mémorable expédition américaine du commodore Perry.
C’est de cette époque que date l’ouverture du Japon aux grandes puissances maîtresses de l’Occident, notamment à l’Angleterre, à la Russie, à la France, à la Prusse, etc., qui obtinrent heureusement de la cour de Yédo des traités politiques et commerciaux.
Ces traités, conclus originairement par les sxjôgouns ou lieutenants-généraux du Nippon (appelés communément taïkoun par les Européens) , ont obtenu, lors de la dernière révolution japonaise, la sanction suprême du mikado. De la sorte, ils sont définitivement admis et reconnus par tous les princes et par toute la nation japonaise.
On trouvera dans l’introduction à la seconde série de ce Cours un aperçu plus complet de l’histoire du Japon et dans la troisième série un exposé détaillé de la situation actuelle de cet empire. Les renseignements relatifs aux traités politiques et commerciaux sont joints au Manuel du style épistolaire et diplomatique, qui forme le tome XVIII de la collection.