OR
Eii‘=19(i,4. Syinb. = .\ii.
L’or se trouve presque toujours dans la nature à l’état natif. Quelquefois il est alUé à l’argent ou au tellure.
Ce métal possède une teinte jaune quand on le regarde par réflexion, mais vu par transmission et sous ime très-faible épaisseur, il est vert bleuâtre. Il est très-brillant, et peut prendre un beau poli. Fl cristallise dans le système régulier. Sa densité, quand il a été fondu, = 19,2.i.
C’est le métiil qui conduit le mieux la chaleur. Il fond à 1 1Ü2", et donne des vapeurs tri’-s-sensibles quand on le soumet au feu de forge. C’est le plus ductile et le plus malléable des métaux connus. Il peut, par le martelage, se réduire en feuilles de ,-èJoo ^le millimètre d’épaisseur. Il n’est pas le plus tenace, et ne vient qu’après l’argent. Un fil de 2m"> de diamètre est rompu en elfet par un poiils de 68 kilogr. Il se laisse rayer par le carbonate de chaux.
L’or est le plus inaltérable des métaux. 11 résiste à l’action de tous les acides, à l’exception de l’acide sélénique et de l’eau régale. 11 n’est [K)int altéré par les alcalis; le phosjthore, l’arsenic, l’antimoine, sont les seuls corps capables de l’attaquer directement sous la seule influence de la chaleur.
Il s’unit avec le chlore, le brème, l’iode, le fluor et le soufre. Il forme divers alliages importants. (V. Métaux précieux. I
OXYDE o’on. — Avec l’oxygène, l’or donne deux composés : le protoxyde (AuO), et le sesquioxyde (AuO^). Ni l’un ni l’autre ne donnent de sels avec les oxacides. Ils sont tous les deux très-instables. Le sesquioxyde est aussi connu aussi sous le nom d'acide auriqiie. Il peut, en effet, se combiner avec les bases. On obtient ces deux
•204 iNTRoni'rmoN. — notions élémentaihks.
oxydes en li*s iirécipilant du proloclilonire et du si^juirhlorure d’or.
si'LFi'REs d’or. — Le soufre ne se combine pas avec l’or directement. ün obtient deux sulfures analogues aux oxydes en traitant les deux chlorures par l'acide sulfliydrique.
cjiLonLHEs ü’oR. — Le chlore se combine avec l’or en deux proportions. Si l’on traite ce métal par l’eau régale, on obtient une dissolution qui, par l’évaporation, laisse déposer des cristaux jarmes de chlorhydrate de chlorure d’or. En chassant cet excès par l’évaporation, on obtient une matière brune, cristalline, déliquescente, qui est le sesquichlorure d’or pur, .VuClL Le protochlorui-e, .\uCl, s’obtient en chauffant le sesquichlorure à 210». Il est vert et insoluble dans l’eau.
CY .ANCRE DOUBLE d’or ET DE POTASSIUM. — Eu traitant ime dissolution bouillante et concentrée de chlorure d’or par du cyanure de potassium, on obtient par le refroidissement des cristaux de cyanure double d’or et de potassium. Ce corps est très-employé dans la dorure et la galvanoplastie.