I.— mi;r. kk cimiik i.Nni:srKin.i.iî. Ui
t.NTKüDLf.TION. — .NOTIONS KLÉME.NTAinKS.
cacodyle, appelé autrefois liqueur de Cadet, a pour formule C‘ll*.\s ou liieu (C’II*)*.Vs. C'est un liquide sinipeuLX, incolore, plus lourd que l’eau , fumant et s’eutlaminant à Tair avec une prande facilité, doué d'une odeur nauséabonde, et vénéneux au plus haut depré. Il (!st peu soluble dans l’eau, et fort soluble dans l’aleool et l'éther. Il bout à 17ü“.
On le prépare en distillant un mélange à parties égales d’acétate d(^ potasse fondu et d’iwide arsénieux.
Il se forme trois couches dans le récipient ; celle du milieu renferme le cacodyle. Ou l’enlève au moyen d’un syphon en la faisant couler dans l’eau, et on le distille sur la potasse dans un courant d’hydrogène sec.
HYDKOCiÈNE pRoTocARUo.NÉ </fts mamis\. — Ce gaz (C’H‘) prend naissance pendant la putréfaction des matières organiques, et se trouve en grande quantité dans la vase des marais.
11 est incolore, inodore, neutre, insipide. Sa densité = 0,55. Il est très-peu soluble dans l'eau. Il n’est pas respiralile, mais i-ependant n’est pas vénéneux. Il brûle avec une flamme jaunâtre.
On prépare l’hydrogène protocarboné eu chauffant dans une jietile cornue un mélange de 2 jiarties d’acétate de soude cristallisé, de 2 parties de potasse caustique, et 3 parties de chaux vive. Ou recueille h; gaz sous l’eau.
Ai.c.ooL PROPVLiQiiE. — Il SC ti’ouve dans les résidus de la rectification des esprits de marc, mais en très-petite quantité. On peut l’i'u retirer en distillant une grande quantité de ces résidus et ne recueillant que les jinnuières portions.
C’est un liquide très-limpide, plus léger (jue l’eau, doué d’une odeur agréable et bouillant à 97<>. Il se combine avec l'acide sulfurique pour former un acide vinique. Sa formule est C*11*0’.
PROPYi.KNE. — Ia» projiylène (r.*ll‘), est un corps gazeux. Sa densité = 1,5. Il possède une odeur particulièi-e et comme phosphorée, et une saveur douceâtre et sulTocante.
On robtient à un état de pureté presque absolue en traitant le projiylène iodé, C'IPl, par du mercure et de l'acide chlorhydrique.
Éthers alhjliriucs. — Ces éthers sont analogues aux éthere viniques par l'ensimible de leui-s propriétés.
],' Ether allijliodliydrique (i’.‘H‘I), ou propylène iodé, est liquide et bout à 101». On le prépare en faisant agir l’iodure de phosphore sur la glycérine.
L'éther allylsulfhydrique (C*1I‘S), ou essence d’ail naiurelle, est
CIIAPITHE VIII. — CHIMIE ÜIUiAMüLE. 243
une huile incolore, plus légère que l’eau, très-réfringente, distillant sans altération, et possédant une odeur désagi-éahle. Elle est peu soluble dans l'eau et fort soluble au contraire dans l’alcool et l’éther.
On la prépare en distillant avec de l’eau des gousses d’ail réduites eu pulpe grossière. L’huile obtenue dans le récipient est distillée de nouveau sur du chlorure de calcium.
L'cllier allylsulfocytinûiue, ('."IPAzS*, ou essence de moutarde, est ime huile incolore, d’une saveur âcre, d'une odeur pénétrante, qui e.xcite le larinoienienl. Sa densité = 1,015. Elle se combine directement avec rainmoniaque, et produit aloi-s de la thiosinnamine. On l’extrait en distillant avec de l’eau la moutarde noire, le raifort, etc.
ALCOOL uuTYniQi'E. — Oel alcool, 0*H“’0*, se i-encontre en petite quantité dans les alcools bruts, provenant de la fermentation des mélasses de betterave.
11 est liquide, incolore, trés-lluide, doué d’une odeur agréable, et bout à 109“. Sa densité = 0,80. tihaull'éà 2.50“avec de la chaux sodée, Use décompose en dégageant de l'hydi-ogène et en donnant naissamo à du butyrate de soude.
ALCOOL AMYLiOL'E. — L’alcool amyliipie ou huile de pommi's de terre, est huileux, incolore, fluide, et possède une odeur
fade, une saveur âcre et brillante. Il s'enllamine dillicilenieut. Sa densité = 0,818. 11 bouta 132", est peu soluble dans l’eau, mais se dissout en toutes proportions dans l’alcool et l’éther.
On l’extrait de l’eau-de-vie de pommes de terre ou de marc de raisin en distillant celles-ci et recueillant à part les dernières portions. On agite avec de l'eau le jiroduit distillé. L’huile qui surnage est décantée et distillée sur du chlorure de calcium.
.ALCOOL KTiiALioi E oi: ÉTHAL. — L’iilcool étlialique, 0”11*‘0’, est solide, blanc, cristallisé, fusible à volatil à une température tres-élevée, solubh* dans l’alcool et l’éther im toutes proportions, et insoluble dans l’eau.
Ou l'extrait du blanc de haleine, en soumettant cette matière à une double saponilication, [i.ar la iiotasse d’abord, puis par la baryte. Le savon terreux, repris par l’alcool, abandonne à ce dissolvant tout l’éthal ipi’il renferme.
.ALCOOL iiEXzoloi E. — r.et alcool, (l'OrO*, est huileux, incolore, |dus lourd que l’i'au, et bout à 204". 11 jirend naissance ipiand on fait réagir à chaud une solution alcooliipie de jiotasse, sur l’essence d’amandes amères.
l.NTnoDt'CTlON. — NOTIONS ÉLKMKNTaIHES.
Essence d'amamles (iiiiire.—V('6S('ncc (ramandi's amères (C'H'O*), qui reiiréscute l’aldéhyde benzoïque, se rencontre dans les amandes amères, où elle jirend naissance par l’acdion d’un ferment particulier, [a stjnuptase , sur une substance cristallisée, Vamygdaline.
L’amygdaline est une matière blanche, cristallisée en paillettes soyeuses, et représentée par la formule G“’H*'’AzO”,CHO à l’état d’hydrate. 120», elle perd les 6 équivalents d’eau qu’elle renferme.
1æ synaplase est blanche, insipide et presque inodore. Elle est sobdde dans l’eau, et est précipitée de sa dissolution par l’alcool. Coagulée soit par la chaleur, soit par l’alcool, elle n’a plus d’action siu" l’amygdaliue.
Ce sont ces deux substances qui, réagissant l’une sur l’autre, engendrent l’essence d'amandes amères.
Cette essence est Ihiuide , d<; consistance huileuse, incolore, très-réfringente, d’une saveur âcre et aromatiijue, po.ssédant l’odeur caractérisli(]ue tles amandes amères. .Sa densité = 1,0 i.j. Elle bout à 180". Elle est |)eu soluble dans l’eau, mais elle l'est en toutes proportions dans l’alcool et l’éther. Au rouge elle se dé double en benzine et oxyde de carbone. Pour extraire l'essence des amandes amères, on fait macérer pendant vingt-quatre heures avec de l’eau des to\irteaux d’où l'huile grasse a été extraite, tin soumet ensuite à la distillation le magma ainsi obtenu; on obtient de cette façon un mélange d’eau et d’essence qu’on si'pai’c l’une de l’autre par décantation.
TAUCKAU nus AI.COOLS
NOMS
KORMCtes.
ETAT du Corps.
PENSITÉ.
POINT
de fuAÎon.
POINT
d'cbulIiUon
Acrylique...
CMfO»
liquide
Amyli<|ue. . .
CIOIIUÜ»
huileux