I.N'TnODUüTlO.N. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
l’eau. Sa densité = 1,11. Il bout à 85», et, à une température un peu plus élevée, se décompose avec explosion.
On le prépare en distillant à une douce température im mélange d’acide azotique et d’alcool à 88“ centésimaux.
Èlher sulfurique. — L’éther sulfurique, C‘H'0,S0', possède une consistance oléagineuse, ime saveur brûlante, et ime odeur agréable. Pour l'obtenir on fait arriver des vapeurs d’acide sulfurique fumant sur l' èlher ordinaire fortement ridroidi.
Ether acétique. — C’est un liquide incolore, d’une odeur agréalde et un peu piquante. Sa densité = 0,81). Il est un peu soluble dans l’eau, et l’est en grande quantité dans l’alcool et l’éther. Il entre en ébullition à T'i".
On le prépare en distillant un mélange de 16 parties d’acétate de ploml) sec, de 4 parties d’alcool et de 6 d’acide sulfurique concentré. On rectifie le produit distillé par une digestion sur la chaux, et une distillation sur du chlorare de calcium fondu.
Éther oxalique. — Il est incolore ; sa densité = 1 ,02 ; son odeur est aromatique. Il bout à 184“.
On l’obtient en distillant 4 parties de sel d’oseille avec 5 parties d’acide sulfurique et 4 d’alcool oixlinaire. On lave le produit distillé, on le rectifiesur la litharge, et enfin sur le chlorure de calcium.
Éther benzoïque. — L’éther benzoïque est liquide, incolore, oléagineux, insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther; il bout à 209®. Sa densité = 1 ,05.
On le prépare en distillant un mélange de 4 parties d’alcool, de 2 parties d'acide benzoïque, et do 1 1 d’acide chlorhydrique. On le purifie par les moyens indiqués ci-dessus.
Ether butyrique, C*1I’0, CH’O®, est liquide, incolore, mobile, très-inflammable , d’une odeur très-agrèable , rapjielant celle de l’ananas. Il bout vere 110“. 11 se foraie ijuand on traite un mélange de 2 parties d’alcool et 2 d’acide butyrique par une pai-tic ■d’acide sulfurique. (V. Essences artificielles.)
ÉTHERS ACIDES. — Acidc sulfovinique . — L’acide sulfovinique , C‘HH),1I0,2S0', est liquide, incolore, sii-upeux, soluble dans l’alcool et dans l’eau, insoluble dans l’éther. Dissous dans l’eau, il se transforme par l’ébullition en alcool et acide sulfurique. Une forte chaleur le décompose avec production d’acide sulfureux et de gaz oléfiant.
Pour le préparer, on verse par petites portions de l’alcool absolu dans un poids égal au sien d’acide sulfurique concentré. On laisse vingt-quatre heures en contact, on étend d’eau, et l’on
r.uAj'iTRE vm. — CHIMIE onoASiouE. 239
traite le liquide par un excès de carbonate de baryte ; on filtre. I..a liqueiu- liltiée renferme du sulfoviuate de baryte qu’on fait cristalliser, en l’évaporant à une douce chaleur. Lt's cristaux sont redissous, satiu'és exactement par l’acide sulfuriipie, et la liqueur ültrée, évaporée d’abord à une douce chaleur, jiuis dans le vide, laisse comme irsidu de l’acide sulfoviniipie.
Les acides pbospboriipic, arséuiipie, oxalique, tartrique, forment aussi des ètbers acides, mais ceu.x-ci sont peu importants.
ÉTiiEa OKOiNAinE. — A la temiiérature ordinaire l’éther, C‘H®0, est un liquide incolore, très-fluide, d’une odeur forte et agréable, d’une saveur brûlante. Il se solidifie à 3 1 ” au-dessous de 0", sous la forme de lames minces et brillantes. Sa densité = 0,723. Il bout à 35», j sous la pression normale. Sa vapeur est très-lourde ; elle est d’ailleurs très-inflammable, aussi est-il dangereux de tenir un flacon d’éther auprès d’un fourneau allumé ou d’un corps en combustion. Un mélange d’oxygène et de vapeur d’éther détone avec violence à l’approche d'un corps enflammé.
L’éther est soluble dans 10 parties d’eau, et l’est en toutes proportions dans l’alcool.
Il s’acidifie lentement par l’exposition à l’air, et se transforme peu à peu en aldéhyde et enfin en acide acétique. Le chlore l’atta(|iic et produit des composés chlorés définis. Il dissout l’iode et le brome, et peut aussi se combiner directement avec eux ; il dissout aussi, mais en petites quantités, le soufre et le phosphore. La chaleur rouge le décompose en carbui’e d’hydrogène et en aldéhyde. Il peut s’unir avec certains chlorures métalliques, et former avec eux des combinaisons définies.
iiYDaor.É.NE nic.xniioxÉ. — L’hydrogène bicarbnnô (gas olé/ianl, éthylène), C‘I1‘, qui correspond ci l’alcool viniijue, est un gaz inodore, incolore, liquéfiable sous une très-forte pression accompagnée d’im grand abais.sement de température. Sa densité = 0,98. Il est inflammable et brûle avec une flamme blanchq. Il est irrespirable, mais n’est pas vénéneux. 11 est presque insoluble dans l’eau, et se dissout en très-petite quantité dans l’acide sulfurique concentré et l’alcool.
Mélangé avec l’oxygène, il détone îl l’approche d’un corps enflammé. Un mélange à volumes égaux d’hydrogène bicarboné et de chlore humides donne naissance à une huile qu’on désigne sous le nom de Ligueur des Hollandais.
On prépare l’hydrogène bicarboné en chauffant une partie d’alcool ordinaire et 'i parties d’acide sulfurique très^oncentré.
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INTROnrCTION. — NOTIONS KLÉMENTAIRES.
Liqueur (les Hollandais. — La liqupiii- dos Hollandais, C‘H*C1V so présente sous la forme d’une huile incolore, d’une saveur et d'une odeur aromatiques agréables. Sa densité = 1,247; elle est soluble dans l’alcool et l’éther, et jiresque insoluble dans l’eau. P'dle bout à 82», est très-inflammalile et bn\le avec une flamme verte et fuligineuse.
On prépare la liqueur des Hollandais en faisant arriver dans un ballon de très-grande cap.acilé du chlore et de l'hydrogène bicarboné humides. H se dépose sur les parois du ballon une huile qu’on agite avec de l’acide sulfurique, et qu’on distille ensuite au bain-marie.
,vLDÉHYDE.— L’aldéhyde, C‘11'0*, est un liquide incolore, tiésfluide, d’une odeur éihérée et suffocanle. 11 bout à 21», sous la pression normale. Sa densité. = 0,8. L’aldéhyde est soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther. Sa dissolution a la propriété do réduire les sels d’argent, et de produire ainsi un miroir métallique sur les parois du vase où se fait l’e.xpérionce. H agit de la même façon sur plusieurs sels métalliijues.
On prépare l’aldéhyde en distillant un mélange de .3 parties d’acide sulfurique, de 2 parties de bioxyde de manganèse et de 2 parties d’alcçol. Le récipient doit être parfaitement refroidi. Le liquide distillé est mélangé avec de l’éther saturé de gaz ammoniac. H se forme des cristau.\ d’aldéhydate d’ammoniaque (C*H*0*,.\zH*) qui, traités par l’acide sulfurique étendu, donnent de l’aldéhyde pur, qu’on dessèche par une rectification sur du chlorure de calcium.
ACÉTONE. — L’acétone, C*H*0*, est liijuidc, transparente, trèsfluide, d’une odeur agréable, d’une saveur forte et pénétrante. Sa densité = 0,792; elle est soluble en toutes proportions dans l’alcool, l'eau et l’éther. Elle bout a 50", et brûle avec une flamme blanche non fuligineuse. Sous l'influence des corps o.xydants, elle SC transforme en acide acéliipie.
On prépare l’acétone en calcinant au rouge un mélange de chaux et d’acétate de plomb. Le liquide distillé est mis eu contact avec du chlorure de calcium qui le dessèi'he, et rectifié par distillation sur la chaux vive.
ALCOOL MÉTHVLIOUE OU ESPRIT DE ROIS.— Cet alcOOl, C’H'O*, est li([uide, incolore, d’une odeur légèrement empyreumatique, d’une saveur bntlante; sa densité = 0,79. H entre en ébullition à 66<>,5. H est inflammable et bri'üe avec une flamme pâle. H est soluble dans l’eau en toutes proportions.
CIIAPITllK VIII. — r.lll.Mli;
Il pst inalU'ralile à l’air, mais jirut plrt} oxydé sous rintUiPiici' du noir de platine, et transformé alors eu acide formi([ue ; on arrive au même résultat en le chaull'ant avec de la diau.x sodée. Il forme avec le chlorure de calcium et la baryte des combinaisons défluies.
Cet alcool se produit dans la distillation du bois, mais il est alors mélangé avec une arande quantité de matières ernpyreumatiques. Pour le purifier, on rectifie d’abord le produit par une distillation sur la chaux vive. Un ne recueille que le ^ du liijuide employé; cette partie est mélangée avec du chlorure de calcium, puis distillée. I/alcool méthylique reste dans la cornue en combinaison avec le cblorure de calcium. Ou traite ce résidu par l’eau qui détruit la combinaison, et met l’esprit de bois en liberté ; on distille et on rectifie enfin le produit avec la chaux vive.
KTiiERs NEi'TiiEs DE l’esprit DE BOIS. — b’alcool uiétliylique donne naissance à des éthei’s com[)OSL's neutres, correspondant à ceux que fournit l’ah;ool vinitpie. Parmi ceux-ci nous citerons seulement l’éther méthylchlorhydrique, d’oii dérive le chloroforme.
Édier niéth[ilrhhrhtjflriiiue. — C’est un gaz incolore, d’une CMleur Hgix'able, d’une saveur sucrée, soluble dans le lii'is de son volume d’eau. Sa densité = 1 ,73. Il a pour formule CMI’Cl.
Chloroforme. — Le chloroforme, C’IICP, est liquide, incolore, très-mobile ; il possède une odeur éthérée agréable, et une saveur fraîche et sucrée, il liout à Cl°. Sa densité = 1 ,48. Il est pi>u sfjluble dans l’eau, mais se dissout en grande (piantité dans l’alcool et l’éther.
I>e chloroforme dissout le phosphore, le soufre, l’iode, les coiqis gras et les résines. Il est em[)loyé en chirurgie comme anesthésique. (V. ÉUier et chloroforme.)
ÉTHER MÉTHYLIQUE. — Cet étliei’, CMPO, cst gazeux, soluble dans l’eau, qui en dissout près de 40 fois son volume, et acquiert ainsi une odeur agi-éable et une saveur poivréi*.
On l’obtient en distillant une partie d’alcool méthylicpie avec 4 parties d’acide sulfurique (concentré, lise* jiroduitde l’acide carlioniipie et de l’acide sulfureux cpi’on absorbe par la potasse caustique, et on reçoit eu dernier lieu le gaz sous le mercure.
Cacodyle. — Parmi les dérivés de l’alcool méthylique, il en est un, le cacodyle, (pii doit être mentionné. Ca? composé, en effet, se comporte comme un véritable corjis sinqile, ainsi que le faille cyanogène, et forme did'oxyde de cacodyle, de l'acide caciKlyliipie, des (dilorures, sulfures de cacodyle, etc.