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RÉSINES

On désigne sous le nom de résines des substances solides, non volatiles, transparentes, rarement incolores, insolubles dans l’eau, facilement solubles an contraire dans l’alcool et dans les huiles essentielles. Elles se comportent généralement comme des acides faibles, et se dissolvent dans les alcalis. Elles sont analogues a celle qui e.xsude du Pimis maritima et accompagne l’essence de térébenthine. Elles sont tontes combustibles et brûlent avec une llamrne fuligineuse. (V. Essences naturelles, baumes elrésines.)

A côté des résines se placent des substances désignées sous le nom de gûinmes-résincs, et qui dilTèrenl des jiremières en ce que soumises à l’action de l’eau, elles se dédoublent en deu.\ parties, l’une gommeuse soluble, l’antre résineuse insoluble.

CAOCTCHOiT,. — Le caoutchouc pur a pour ilensité 0,92. 11 est blanc et élastique à 20'*; au-dessous de cette lemiièratiire il se ihircit, et à 0" il a tout A fait perdu son élasticité.

Le caoutchouc ordinaire du commerce {*st bnm-jaune, fusible à 120"; une fois fondu, il reprend ditticileinent sa dureté primitive, et reste longtemps visqueux et adhérent aux doigts. 11 brûle avec une flamme fuligineuse. A la distillation il donne diverses

IXTI10Di;CTI0N. — NOTIONS liLÉMKNTAlRF.S.

Iluiles essenlielles. llesl insoluble dans l'eau et l’ali'ool, soluble dans l’éllier, le sulfure de carbone, les essences. Le caoulcbonc («si facilement attaqué par l’acide sulfurique et l’acide nitrique. Le chlore jiar un contact prolongé lui enlève son élasticité et le rend dur et cassant. Le soufre et quehjues composés de ce métalloïde lui font subir une importante transformation, qu’on désigne sons le nom de vulcanimlion. (Y. Caoutchouc du Dirtionnaire.)

r.L'TTA-PEacHA. — La gutta-iiercba est une substance analogue au caoutchouc. Klle est très-solide et très-élastique. Sa couleur est d’un blanc-gris, son poids spécifique = 0,98.

Elle brûle avec une flamme fuligineuse, et ii’est altérée par aucun liquide, à l’exception de l’éther et des essences qui d’abord la ramollissent, puis enfin la dissolvent ; l’eau bouillante la ramollit assez pour qu’on puisse à (Ætte température la pétrir et lui donner toutes les formes possibles. Quant à sa comjiosition cbimitpie, elle est à peu près la même que celle du caoutchouc. (V. Camtichouc et (jutta-pcirha.)

ll.\UMES.

On désigne sous le nom de haunies des sulistances exsudées de certains végétaux, et qui renferment une résine unie à une huile essentielle, dans laquelle elle se trouve dissoute. Les plus imjiortants sont : le styrax liquide, le liaume du Pérou, le baume de Tolu, le baume de copabu, le liaume Liquidambar, le baume de la Mecque, etc. (V. Essences naturelles. Baumes et résines.)

A cette classe de corps, on doit joindre le succin ou ambre Jaune, que l'on peut considérer connue un baume antédiluvien et durci par le temps. 11 est dur, cassant, d’une couleur jaune doré; sa densité varie entre 1 ,005 et 1,072. 11 renferme une essence, deux résines et de l'acide succinique.

PltOnUITS PYROGÉNÉS.

niTU.MES. — On désigne sous ce nom des matières noires, vi.«queuses, facilement fusibles pour la plnjiart, que l’on rencontre sous forme de dépôts minéralogiques en Erance, en Suisse, en .\llemagne,en Russie, etc.

L’alcool, l’essence de térébenthine, l’éther, les dissolvent presque' tous sinon totalement, du moins en grande partie.

A la distillation, ils laissent tous dégager une huile pyrogéuée

r.lIAI’lTRK VIII. — CHI.MIE 011(;A.Mgl!K.

parlicMilièrp, le prlioline. Cette huile, reiirésentée [mr la furnmle C‘“H’*, est jaune |i;ile, pussède une odeur qui rappelle eclle du hitunie, et bout à 2811'’. Sa densité à l’état liquide = Ü,8'J.

Le résidu de cette distillation est Vasplialtine, substance solide, noire et brillante, qui se ramollit vers 300", et dont la composition cbimique peut se représenter par la formule C“’11’'’U''.

A.spHALTEs. — Les asjibaltes sont des bitumes solides.

Hi iLE UE NAPHTK. — Cctte huile volatile se trouve contenue dans uu produit naturel, le pétrole, où elle est accompagnée de matières étrangères dont on la débarrasse par la distillation.

Rectifiée, rhuUe de uapbte est incolore, et douée d’une forte et désagréable odeur. Ses autres jiropriétés physiques varient selon son origine.

Le napbteest insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l’éther et les huiles essentielles. Il dissout le phosphore, le soufre. (V. Huiles pyroijênicx.)

cnÉosoTE.— La créosote (C*'11'*Ü‘| est un li(|uide oléagineu.x, incolore, très-réfringent, dont la densité z= 1 ,üi, et (jui bout à 200». Sa saveur est brûlante et très-caustiijue. Klle est insoluble dans l’eau, et facilement soluble au contraire dans l’alcool et l’éther.

La créosote s’extrait du goudron de bois ; on la retire des imjduits distillés en fracliounani ceux-ci, et en traitant les itarties lourdes par la potasse qui dissout la créosote, qu’on isole de celte combinaison par une distillation sur l’acide plucsphoriipie.

iiENziNE. — La benzine (C'*H*) est limpide, incolore, douée d’une saveur sucrée et d'une odeur agréable et éthérée. A la température ordinaire elle est liquide, mais à 0" elle cristallise. Sa densité égale 0,85. Klle entre en ébullition à 8G". Elle est insoluble dans l’eau et soluble dans l’alcool et l’éther. Klle dissout le soufre, le lihosphore, l’iode, et les laisse cristalliser par refroidissement. Elle dissout aussi en trés-gi’ande quantité les huiles grasses et volatiles, les résines, les corps gras, le caoutchouc, etc.

On obtient la benzine pure en distillant le bimzoatc de chaux; la benzine du commerce est un mélange de divers carbures d’hydrogène que l'on obtient eu distillant d'une manière convenable l’huile de goudron de houille. Traitée par l’acide nitrique, la benzine donne la nitrobenzine (C'*lP.\zO‘) connue sous le nom d’essence de mirbane.

NAPiiTALiNK. — La naphtaline (r."’!!’*) est solide, cristallisée sous forme d’ècailles trausparoutes, d’asi»ccl nacré, fusibles à 7'J" et volatiles à 220" sans altération. Elle brûle avec luie llainme fuligi-

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