‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 136 sur 262 · CIRES · texte numérisé non relu

CIRES

Les substances connues sous le nom de cires se rattachent tontes à la cire des abeilles prise pour type. Celle-ci, à l'étal pur, est blanche, translucide ijiiaud elle est en lame mince, dure, ca.ssanle à une température voisine de 0". Sa densité = 0,1111. Elle fond à G,'»'*.

L’alcool bouillant en sépare trois principes consliluants ; b* la iiiyriciiie insoluble dans ce dissolvant; 2" la céroléine i|ui reste en dissolution ; et 3“ l’acide cérotique, soluble dans l’alcool bouillant, mais presque insoluble dans l'alcool froid.

I/?s autres cires sont tellement analogues à la cire des abeilles, que l’étude de cette derniiire leur est applicable à quelques petites différences prés.

Les principales d’entre elles sont la cire des andaquies, de palmier, de Chine, du Japon, etc. (V. Huiles, Graisses et Cires.)

CA.MPHREs.— On donne le nom de camphres ou de stéaroptènos

INTHODI CTIOX. — NflTIONS ÉI.ÉMENTAIRKS

à des composés solides ueuirt's, volatils, doués d’une odeur <{ui se rapproche de celle du camphre ordinaire, et qui sous l’inllueuce de l’acide phosphorique anhydre donnent naissance à un carbure d’hydroprène analogue à l’essence de téréhenthine.

CAMPHRE nu JAPON. — Le camphre du Japon ou camphre ordinaire (C*"H'*0’| est blanc, solide, cassant, diflicile à pulvériser, à moins qu’il ne soit hmnecté d’ alcool. Il fond à 175», et bout à 20'i». Sa densité = 0,986. Sa saveur est hriUante , son odeur agréable et caractérislirpie. Il est presque insoluble dans l’eau, très-soluhle au contraire dans l’alcool, l’éther et l'acide acétique. 11 brOle en produisant une flamme éclairante et fuligineuse.

On e.xtrait le camphre du Uiurus campiwra eu soumettant à la distillation avec un peu d’eau les branches de ce végétal. Ia*s cristau.x olitenus sont purifiés par une sublimation sur la chau.\ vive.

CAMPHRE DE noRNÉo. — Le camphre de Bornéo se pré-

sente sous la forme de petits cristaux blancs, friables, fusibles à 198», volatils à 212», et doués d’une saveur brûlante. Il est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Sous l’intluence de l’acide nitrique, il se transforme en camphre ordinaire.

On l’extrait du liquide visqueux qui exsude de l’écorce du Drya halanops camphora.

ESSENCE DE MENTHE. — L’essencc du commerce est un mélange d’une substance liquide, le menthène, fluide, incolore,

d’ime odeur fraîche et agréable, dont la densité = 0,85, qui bout à 163», et d’un camphre rejirésenté par la formule fu-

sible à 31'’, et bouillant à 213».

.\ côté de l’essencxi de menthe viennent s'en placer un grand nombre d’autres, extraites comme elle des végétaux et comme elle renfermant de l’oxygène. Elles ne présentent d’aiUeui-s d’intérêt qu’au point de vue industriel. (V. Essi'iicex iiatiii eUcs.)

ESSENCES HYDUOC.UIBONÉES.

ESSENCE DE TÉRÉRENTHiNE. — L’e.sscnce de téréhenthine (C*'’H'') se rencontre à l'étal naturel dans le produit visqueux qui e.xsude de certains arbres de la famille des conifères, et notammtmt du Pimix marilima.

C’est un liquide incolori', très-mobile, d'une odeur caractéristique et d’une sax'our bn’ilante. Sa densité = 0,875. Elle bout à 156», est inflammable et brûle avec une Hainme fuligineuse.

CIIAPITBK VIII. — CHIMIK OHO.AXlQt'K. 251

A peine soluble dans l'ean, elle est soluble au contraii-e en forte proportion dans l’alcool, l’éther et les huiles grasses. Elle dissout le soufre, le phosphore et un grand nombre de composés organiques. Elle dévie à gauche le plan de polarisation. Par un contact prolongé avec l’eau , elle forme un hydrate cristallisé (C”H“,6H0|. Eet hydrate fond à 10.>; à une température plus élevée il perd 2 équivalents d’eau, et se transforme en un nouvel hydrate (C*"H'‘'ilIO), volatil sans altération à 250'‘. L’acide chlorhydrique se combine directement avec l’essence de térébenthine, et forme un composé (C*"1I“,HC1), qu’on désigne souvent sous le nom de camphre arlifiriel. Les acides hrômhydriipie et iodhydrique donnent naissance à des combinaisons analogues. (V. Essences naturelles.)

ESSENCE DE ciTi\ON. — Cette essonce bouta 170'*. Sadensité

égale 0,847. Elle ne difJére de l’essence de to'ébenthine que par son odeur qui est très-agréable, et parce qu’elle dévie à droite le plan de polarisation. Elle se combine avec l’acide chlorhydrique, et forme un camphre artificiel dont la composition est représentée par la formule r.’"II"',2HCl. (V. Essences naturelles.)

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