CHAPITRE I". — PESANTEUR
PESANTEun ET POIDS. — Tout corps abandonné à lui-même tombe jusiju’à ce qu’un obstacle vienne le retenir. Ou a donné le nom de pesanteur à la cause, quelle qu’elle soit, de celte cbufe.
Ouand un corpss’appuie sur un obstacle (jui ompiVhe sa chute, il presse sur cet obstacle avec un effort que l’on appelle poids du corps. ^
Des pnUls employés. — L’unité de poids est le poids d'un centimètre cube d’eau distillée pris à la température de i“. On lui donne le nom de {naiume. Le décajiramme, l’hectogramme, le kilogramme, sont des multiples du gramme représentant 10, 100, 1000 grammes; les sous-multiples sont le décigramme, le centigramme, le milligramme.
iiALA.vc.E. — Pour déterminer le poids d’un corps, on se sert de
JJU.— lialdnce.
FO. fléau. S, aiguille.
M, pilier. P, P • P", P", plateaux.
ZZ\ auapension dea plateaux.
la balance. Cet instrument se compose d'une barre rigide tra-
INTROmCTION. — NOTIONS DK PHYSIQI.E.
versée en son milieu par un prisme d’acier trempé très-dur (le couteau), (jui repose par son tranchant sur un plan horizontal d’acier ou mieux d’agate. Aux deux extrémités du fléau on suspend par un mode de suspension tlélicat deux plateaux destinés à recevoir les poids et les corps à peser. Enfin une aiguille attachée perpendiculairement au milieu du iléau présente son extrémité mobile devant un cadran divisé. Elle indiiiue les diverses positions de la balance. Quand le fléau est horizontal, l’aiguille se trouve au ()'* du cadran.
Pesée simple. — Pour peser un corps, on le met dans un des plateaux, on place ensuite des poids titi'és dans l’autre plateau, et quand l’aiguille se maintient au zéro, les poids que l’on a employés représentent le poids du corps.
La pesée n’est exacte que si la balance est bien construite. Pour cela, il faut 1 ‘ : que l’aiguille se trouve au zéro quand les deux plateaux sont vides ; 2® que le couteau divise le Iléau en deux moitiés bien identiques; 3“ que la balance soit très-sensible, c'est-àdh’e s’incline sous l'action d’un poids très-petit.
Actuellement les constructeui-s sont arrivés à une perfection telle tiu’une balance chargée de plusieurs kilogrammes, accu.se nettement une diO'érence de poids de 1 milligramme, et les balances de prix médiocre pèchent seules par défaut de sensibilité. Mais il est impossible d’obtenir que les deux moitiés du fléau soient égales.
Double pesée. — Borda a fait connaître un procédé pour peser e.xaclement avec une balance sensible, ((uelles que soient les inégalités du fléau et des plateaux.
A cet effet, on met le corps dans un plateau : on fait équilibre avec des corps quelconques placés dans l’autre plateau. Quand l’aiguille se tient au zéro, on retire le corps, on le remplace par des poids tiliés, de manière que l’aiguille revienne au zéro. Il est évident que ces poids titrés représentent le poids du corps qu’ils remplacent.
Celte méthode a pris le nom de méthode de la double pesée. Ou peut l’abréger au moyeu de tares preparc’es d’avance.
Des lares. — Ces tares sont de 20gf, 30g'', COgr, 100g>-, etc. On prend l'une de ces tares telle que son poids soit {dus grand (]ue celui du corps, et on la place dans l’uu des plateaux. Dans l’autre plateau on met le corps, puis les poids titrés néce.ssaires pouramener l'aiguille au zéro. On note ces poids. On les enlève ainsi (jue le corps, et on équilibre la tare avtn; des poids titrés.