MATIÈRES D’ORIGINE ANIMALE ET VÉGÉTALE NON CLASSÉES
GÉLATINE. — La gélatine (C'^H'“Az’Oh est incolore, transparente, inodore, insipide, neutre au.\ réactifs colorés. Elle fond à une douce chaleur. Soumise à une température un peu élevée, elle se décompose.
L’eau froide la gonfle et la ramollit sans la dissoudre. L’eau bouillante la dissout, et parle refroidissement la liqueur se prend en une gelée transparente. Elle est insoluble dans l’alcool, qui la précipite de sa dissolution aqueuse.
L’acide sulfurique transforme la gélatine en gly cocolle (C*IPAz0‘) ou sucre de gélatine.
Ou retire principalement la gélatine des os des animaux domestiques. (V. Gclaltncs et colle forte.)
FiimiNE '. — La fibrine se rencontre dans le sang et la chair
• sang renferme un grand nombre de.inaiièrea ; il se compose principalement de deux parties, Tune liquide, l'autre solide.
La partie liquide ou sérum, qui, chez Thomnie, forme les du sang est d'un jaune rouge très-faible, d’une saveur fade ei sait e, sa densité = 1,027:
i.NTHOin’trnoN. — notions élkmentaibks,
musculaire des animaux, et se trouve aussi, mais on plus petite quantité, dans les végétaux.
Cette matière est blanche, insipide, inodore, insoluble dans l’eau, l’alcool, l’èlher. Une longue ébullition dans l’eau l'altère et la rend en partie soluble. Les acides la transforment en une masse gélatineuse, soluble dans l’eau et les alcalis. L’acide chlorhydrique gazeux est absorbé par la fibrine. Le même acide, en solution concoiitn'c, la dissout en produisant une belle coloration bleue, tirant sur le violet.
On l’extrait du sang frais, en battant celui-ci avec un petit balai, aux brins duquel viminout bientôt s’attacher des filaments de fibrine, qu’on purifie facilement par un lav.age à grande eau, des traitements par l’alcool, par l’éther, par une solution acide faible, et enfin par un dernier lavage à l’eau distillée après lequel on n’a plus qu’à dessécher la matière à 100".
ciu';.vnNE. — La créaline est neutre, incolore, inodore, soluble dans l’eau, cristallisée en aiguilles transparentes, représentées par la formule C’lU.\z»0‘-f 2110.
Elle n’est pas altérée par les acides étendus. Les acides concentrés l’attaquent, et fornu'iit avec elle un alcali, la créatinine, C'IUAz’O*. Les alcalis concentrés la décomposent, et donnent naissance à une nouvelle base, la sarcosine.
On extrait la créatine en traitant la viande hachée par son poids d’eau fioide. Quand on a épuisé une certaine quantité de viande, on chauffe le liquide, on filtre, on évapore au cinquième; on traite par l’eau de baryte, qui précipite les sulfates, phosphates, etc.; on filtre, ou évatioro la solution de façon qu’elle soit réduite environ au vingtième de son volume primitif, puis on l’abondonne à l’évaporation spontanée.
elle unp rraotion légèrement alcaline au pnjtier de tournesol. A U
température de 7G^ elle t»e coagule.
La partie solide ou caillot ae dépose du sang fraîchement retir«- de l’animal, 80UK forme d'une gelée ferme, consistante, formant une trame fibreuse qui retient la matière- colorante à laquelle le sang doit sa couleur rouge; cette matière appelée hématosine, renferme environ 10 pour 100 d’oxyde de fer.
Ces doux substanc«*s sont accompagnées dans le sang de globules sphériques ou elliptiques, toujours très-petits et constitués par de la lymphe, des matières grasses ou du chyle. Ces globules ont chez l'homme de imllitoètre de diamètre.
CIlAPITllE VIII. — CHIMIE OBr.ANKlI E.
t’ül
ALnuMiNE. — Celle subslance est trè.s-réijanJue dans le r»>“:ne animal et le règ-ne végétal, l.e blanc d’aMif jieul être ri'gardé comme une dissolution coneenlrêe d'albumine dans l’eau.
L'albumine pure est liquide, inodon?, incolore. Elle se dissout dans l’eau froide; cbauflée aCa», cette dissolution devient opaline ; à 75", l’albumine se coagule, c’est-à-dire passe à l’étal solide, et dès lors devient conqilétement insolulile dans l’eau.
L’albumine est préciiâtée de sa dissolution et coagulée par l’alcool et un grand nombre de réactifs. Elle forme avec certains sels des composés iusolubb's, notamment avec le sublimé corrosif dont elle entrave ainsi les propriétés to.xiqucs.
c^AsécH ou C.ASÉI.N-E. — La caséine se rencontre dans le lait; c’est cette subslance qui constitue la base di'S fromages.
La caséine est blanche, pulvérulente, inodore, insipide, très-peu soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool, soluble dans les alcalis ; elle rougit légèrement la teinture de tournesol. Les acides, e.xcepté l’acide phosphorique, la précipitent tous de sa disssolution.
On extrait le caséum du lait, en traitant celui-ci par une petite quantité d’acide sulfurique. Le précipité, lavé longtemps à grande eau et traité à froid par une solution de carbonate de soude, se dissout. Ou précipite la caséine de cette dissolution par l’acide sulfurique, puis on lave le précipité à l’eau distillée. (V. Lait, beurres et fromages.)
ni.i TEN. — Cette substance se rencontre dans les végétaux, mais si^rtoul dans le blé. La farine de froment en renferme une trèsgrande proportion.
Le gluten humide est grisâtre, plastique, inodore, quand il est récemment pi-éparé; lorequ’il est sec il présente un aspect corné.
l’air, il s’altère assez vite ; soumis à l’action de l’alcool bouillant, il abandonne trois substances particulières :
La glutine, analogue à l’albumine; la caséine dite x'égélale; toutes deux solubles dans l’alcool, et une substance qui y est insoluble et qui a de très- grandes analogies avec la fibrine. (V. Farines, pain, fécules.)
ALi..\NTOïxE. — Cette substance se rencontre dans les eaux de l’amniosde la vache; elle cristallise en prismes blancs, inodores, insipides, neutres aux réactifs colorés, solubles dans l'eau, mais beaucoup plus à chaud qu’à froid. Sa composition est re[irésentée par la formule C‘IE.\z’0\
INTRODUCTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
On piépare aiTifirielloment l’allantoïne en traitant l’acide urique eu suspension dans l’eau par l'oxyde puce de i)loinb; l’acide se dissout, il se dégape beaucoup d’acide carbonique, et par le refroidissement du liquide, il se forme des cristaux d’allantoïne.
AI.LOXANE. — L’alloxane cristallise en prismes très-
solubles dans l’eau, jiouvant développer une belle couleur jimirpre par leur contact avec la peau. On la prépare en traitant l’acide urique ]>ar l’acide nilriijue , d’une densité = 1,4.
ALLox.\NTiNE. — Cette substance (C‘H‘Az’0"’) s’obtient quand on traite l’alloxaneparrhydrogènesiilfuré. Elle cristalli.se en prismes obliques, solubles dans l’eau, rougissant les couleui-s végétab*s, et développant une belle couleur pourpre au contact de l’ammoniaque.
MUREXioE. — La murexide (C'Ml'.\z*0*), dite aussi purjittrate d'am- «lonia^/uc, cristallise en prismes ijuadrilatères, d’une belle couleur, vert doré par réflexion, et rouge par transmission. Elle est trè.speu soluble dans l’eau froide.
On jirépare la mure.xide en traitant par 20]iarties d’une solution saturée de carbonate d’ammoniaque, un mélange de Oü jiarties d’eau, d'un partie d’alloxantiue et 1,75 partie d’alloxaue. La murexide se déjiose jjar refroidissement de la liipieur.
E. COI.I.INET.