‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 151 sur 262 · I.NTHODi müN. — NOTIONS ÜK PHVSIQUK · texte numérisé non relu

I.NTHODi müN. — NOTIONS ÜK PHVSIQUK

VAPORISATION. — UQLT;FACTI0N. — FOnCK ÉI.ASTIQLK DKS VAPEI'RS.

CItaleur latente. — Quand un corps pass»; de l’état liipiide à l’état de vapeur, il absorbe une quantité de chaleur détenuinée qui n’est pas sensible au tliernioinéti-e : c’est la chaleur latente de vaporisation. On peut se convaincre du fait en étudiant la marche que suit l’échauireinent d’un liiiuide soumis à une source de chaleur. Prenons de l’eau froide, par e.xemple, et plaçons sur un fourneau allumé le vase qui la contient. Un thermomètre placé dans le liquide nous montre que la température s’élève jusqu’au moment de rébullition. Dès cet instant, dès que la vapeur se forme en bulles qui partent du fond pour crever à la surface, le thermomètre reste à une température absolument fixe (1 00" dans les circonstances normales), et cela quelque ardent que soit le foyer qui agit. La chaleur fournie par ce foyer pénètre donc à ce moment le liquide sans l’échauffer , son action consiste seulement à changer l’eau en vapeur.

On a trouvé <iue la quantité de chaleur absorbée par un kilogramme d’eau pour passer à l’état de vapeur était 540 unités de chaleur. C’est, comme on le voit, une quantité considérable; aussi la majeure partie du charbon déiK'nsé pour faire fonctionner une machine à vapeur est employée non pas à échauffer l’eau froide contenue dans la chaudière, mais plutôt à convertir eu vapeur l’eau déjà échauffée.

Liquéfaction. — La chaleur latente de vaporisation est abandonnée lorsque le corps vaporisé retourne de l’état gazeux à l’état liquide. Dans un grand nombre de fabriques on utilise celte chaleur latente, qui devient sensible au moment de la liquéfaction. Dans ce but, on fait rendre la vapeur produite par une chaudière au milieu du li(iuide que l’on veut échauffer. Le plus généralement on la fait circuler dans un tuyau qui serpente dans le liquide : elle se condense en élevant la température, et joue ainsi le rôle d'une source de chaleur.

Température de la vaporisation. — La formation des vapeurs peut s’opérer à des températures très-variables, qui dépendent de circonstances que nous allons faire connaître.

Évaporation. — Tout le monde sait que la vapeur peut se former dans l’atmosphère à toute température. Un linge mouillé, exposé à l'air, ne tarde pas à sécher; l'éther versé sur la maui disparait très-rapidement sous foime de vapeur, et cela a lieu à toute teni- I>érature, que l’alinosphèro soit chaude ou froide. Ce premier mode de formation des vapeurs s’appelle évaporation.

r.HAPiTnu II. — cHAi.Kim. ‘2Sj

La vapeur se foniie par évaporation en l’abscncc de tout foyer de chaleur apparent : on pourrait croire (pi'elle se développe sans absorber de chaleur. Il n’en est rien cependant. Cette absorption a lieu au.\ dépens de la chaleur des corps voisins, elle se manifeste par le refroidissement des corps en contact avec le liquide qui s’évapore. L’air se rafraîchit i)rès des fontaines, des rivières, où une puissante évaporation a lieu ; l’éther refroidit le front qu’il humecte : ce sont des faits bien connus qu’il faut attribuer à l’absorption de chaleur.

Ébullition. — Le second mode suivant Iciiiie) la vapeur se forme, est l’ébullition. Dans ce cas, la température à laquelle la vapeur se dégage en faisant bouillonner le liquide est bien déierminée. Sous la pression de 76 centimètres l’eau entre en ébullition à 100", l’alcool à 78", l’essence de térébenthine à 160", et ces températures sont invariables si les licpiides pure sont soumis à une pression invariable.

Mais cette température de l’ébullition est moditiée par la pression; elle s’abaisse à mesure que la pression diminue, s’élève quand la pression augmente. La pureté du liquide a aussi une grande iniluence sur le phénomène. Ün peut, en dissolvant divers sels dans l’eau, retarder la température de l’ébulliliou de 60" à 80". Ainsi, une dissolution concentrée de chlorure de calcium n’entre en ébullition qu’à 180° environ.

La nature du vase a aussi une influence, mais cette influence est faible ; nous ne nous y arrêterons pas.

Applications. — On doit tenir grand compte dans les arts des résultats qui précédent , et on ne maïupie pas de le faire.

Ainsi dans l’industrie des sucihs, alors qu’il inq)orto de concentrer rapidement les sirops sans les porter à une teini)érature de 100" qui les altérerait en peu de temps, on enlève en partie, au moyen d’une machine pneumatique, l’air qui se trouve au-dessus du liquide. La pression de l’air ainsi diminuée, l’ébullition a lieu à une plus basse température, sans altération profonde du produit.

Au contraire, quand il importe de {dacer la substance au contact de l’eau à une température plus élevée cpie 100“, on augmente la pression e.xercéesur leliquide. C’est ce qui a lieu dans les fabriques de gélatine. On met les substances animales avec de l’eau dans une marmite fermée; la vapeur qui se dégage au.\ premiers moments vient presser sur l’eau, retarde son point d’ébullition, et permet de porter la température au degré convenable.

Force claslique des vapeurs, — Les vapeurs qui se développent

IN'TIlOm’CTlON. — NOTIONS DE PHYSIQUE.

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ainsi ont une force élastique dont il a été fait une application si importante qu’il est essentiel d’en connaître la valeur.

Voici les tensions ou forces élastiques de la vapeur d’eau.

TENSinNS <le la Tapeur en atmuspüerei.

TRMPKRjlTCne<l corre&pondtimes du liquide.

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I de la Tapeur en j atmosphères.

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