I.NTKObrCTION. — NOTIONS DE CHISTALLOOBAEHIK. oIT
et l’autre cas, elle est tangente lorequ’elle n’incline pas plus suil’une que sur l’autre des faces adjacentes, et inclinée ou obligue lorsqu’elle fait naître sui- ces faces des angles de valeur inégale. Les troncatures inclinées sur les anghis solides peuvent en outre être symétrigues ou dissyrnélriqnes; dans le premier cas, elles coupent également deux des trois angles plans formant l’angle solide; dans le second, elles les coupent tous trois inégalement. Deux facettes (jui se coupent sur un angle dièdixi constituent im biseau ; loi'stiue plus de deux facettes se réunissent sur un angle solide, elles composent un pointement.
2» Dérivations par plans extérieurs. — Au lieu d’admettre, comme nous venons de le faire, que des sections se produisent sur les éléments saillants du type, on peut supposer que des plans soient projetés extérieurement sur ces mêmes éléments, dans les mêmes conditions, et que ces plans, sullisamment ilévelopiiés dans l’espace, se coupent entre eux, et déterminent ainsi une série de solides ; mais ceux-ci sont alore plus volumineux que le solide générateur; ils sont circunscrils à ce solide, tandis <jue les précédents, fournis par troncatures , étaient inscrits. Quant à la forme, elle est identique chez les mis et les autres.
Dérivations par décroissements moléculaires. — C’est par un mode particulier d’accumulation des molécules élémentaires que la nature a produit les formes dérivées ; une figure, mieux que de longues explications, nous fera comprendre son procédé. La construction ci-contre nous montre un dodécaèdre rhomboidal (forme dérivée du cube) tout composé do petites molécules cubiques , lesquelles sont disposées autour d’un noyau principal , luimême cubique (un type), par plaques qui diminuent cbacnne d’une rangée de molécules vers les bords , et finissent par constituer par l’ensemble de leurs retraites successives le solide dérivé, ou dodécaèdre rhomboidal. — Si, au lieu de s’clTecluer vers les bords des plaques successives, la retraite di*s molécules eût marché vei-s leurs angles, le sobde dérivé eût été un octaèdre régulier, et ainsi de suite.
1,01 DE sYMKTHiE DES DÉnix'ATioNS. — En développant la manière dont les formes cristallines naissent sur les six types, nous avons admis (pom’ la production de l’octaèdre, par exemple), (jue tous les angles solides du cube étaient modifiés à la fois, et de la même manière; pour le dodécaèdre rbornboïdal , nous avons engagé
Fig. m.
INTUOPLCTION, — NOTIONS DE CHISTALLOGIIAPHIE.
pareille solidarité entre le nombre des plans produits , et leur inclinnùson relative, dette double condition repose sur des faits réels; elle est l’expression d'une loi que la nature elle-même s’est imposée, et (ju’elle a invariablement suivie dans la production de toutes les formes dérivées. En voici l’énoncé :
Dans tout cristal, si l'un des éléments {face, arête, angle dièdre, angle solide) est modifié d'une certaim manière, tous les autres éléments semblables de ce cristal sont modifiés à la fois et de la même manière; les éléments différents sont modifiés différemment.
L’importance de cette loi est fondamentale, car elle soumet à un régime les modifications qui peuvent être apportées sur chacun des types ; elle en restreint le nombre , qui sans cela eût été infini; elle en spécifié la nature, et fournil ainsi le moyeu nonseulement de rapjiorler toutes les formes à l’ensemble des types, mais encore chaque forme individuelle au type jiarliculier auquel elle appartient.
Elle ne comporte qu’une seule e.xceplion ; il arrive souvent que la moitié seulement des éléments semblables du cristal se trouve modifiée de la même façon. Dans ce cas, à chaque élément modifié correspond un élément symétriquement place et qui n'est pas modifié. Ce fait reinarijuable porte le nom d’iiémiédrie , et les modifications ainsi produites sont dites hémiédriques.
SYSTEMES cuisTAU.iNs. — Nous avoiis VU qu’eu modifiant les types, soit sur leurs angles solides, soit sui' leurs angles dièdres, tangentiellemenl ou obliquement, eu observant fidèlement la loi de symétrie des modifications, on faisait naître sur chacun de ces tj^ies un certain nombre de sohdes , auxiiuels nous avons donné le nom de formes dérivées. Chacmi des six types réuni aux formes qui en dérivent constitue ce qu’on appelle un système cristallin.
ün compte naturellement autant de systèmes cristallins que de types, c’est-à-dire six, et cliacun d’eux porte le nom du type auquel il appartient : système cubique, système du prisme droit à hase carrée, .système rhomboédrique, etc., — ou l*^'', 2‘, 4', etc., système.
Sans entrer dans des détails d’une étendue que ne comportent pas ces notions éléinenUiires , nous grouperons ici, sous forme de tableau, les six types cristallins, en indiijuaul pour chacun d’eux les divers éléments du type, et montrant quelles sont les modifications ijui conduisent aux diverses formes dérivées do ce type.
i.NTnom:cTioN. — notions de ciiistali.oohai'hie.