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CHAPITRE MÉTHODES OÉNÉR.ALES

L’acide sulfurique est employé pour détruire les matières organiques, par exemple dans la r<-c,herche de l’areenic; il sert à isoler d’autres acides, notamment l’acide chlorhydrique et l’acide azotique; il est le réactif par excellence des sels de baryte.

5. Acide azotique. — On enlève à l’acide du commerce les acides chlorhydrique et sulfurique qu’il renferme en les i>récipitant au moyen d’une petite quantité d'azotate d’argent et d’azotate do baryte; l’acide décanté est distillé. Pour faciliter l’ébullition on ajoute dans la cornue un petit fragment de charbon. Les produits nitreux qui se forment emportent l’iode que pmit renfeimer l’acide. On conserve pour l’usage le second tiere du produit distillé.

L’acide azotiqut^ sert principalement comme dissolvant. Il sert aussi comme réactif conlii-matif de l’argent et de la baryte ; il ne dissout ni le chlorure d’argent ni h; sulfate de baryte.

6. Acide chlorhiidrique. — Un litre d’acide muriatiqui* à 22° du commerce est introduit dans uue conme tubulée do 2 litres, G; à la cornue est adai)té, au imtyen d’un li(>n bouchon, un entonnoir eflilé E dont la douille pénètre dans de la cornue. .Vu col est ajusté

Fig. lil. — Apparoi] pour purifier racide chlorliyJrique du comincrue.

un tube abducteur, destiné à conduire le gaz chlorhydrique, d’abord dans un flacon laveur F, puis dans un flacon droit M à demi rempli d’(‘au distillée ; l’appareU étant ainsi disposé, on vei-se de l’acide sulfurique à purifié d'arsenic dans l’entonnoir effilé. I.e di'gagement gazeux commence aussitôt que s’opère le mélange des deux acides.

On emploie l’acide chlorhydrique comme dissolvant ; avec l’acide azotique, il constitue l’eau régale. G’est le meilleur dissolvant des oxydes de fer. 11 est le réactif par excellence de l'argent,

INTROnrCTIOX. — A.NALYSE CUIMigUE.

et, dans certains cas, il sert à la reconnaissance du plomb, du mercure, en précipitant leui's chlorures (jiii sont pou solubles.

7. Acide stüflnjdrique. — (le réactif doit être préparé dans le laboratoire. On traite par l’acide sulfurit[uc all'ailili le jirotosulfurc de fer réduit en fragments de la grosseur de jietiles noisettes. La réaction setléctue dans un matras plat ou une lioU' à médecine munie de (bui.x tubes, un tube eu S destiné à introduire l’acidf! et un tube altilueteur. Le; gaz est lavé « icau dislUIce et reçu dans l’eau distillée bouillie iju’on a laissé rt'froidir à l’abri du contact de l’air duiw le flanm wnne où iloit s’opérer la dissolution après l’avoir bouché ave<’ un bouchon de liège (le bouchon de cristal ne pourrait plus être retiré ajjré's le refroidissennent). Ce réactif ne se conseiTe pas dès ijiie le llacon est im vidange ; il convient de le distribuer dans de très-petits llacons.

11 sertà reconnailre certains métaiLX et à former certains groupes métallitfues, ce (jui simplilie l’imalyse. .4insi les métau.\ de la pi-emière, de la deu.vièmo et de la troisième section ne sont pas précipitables jiar l’acide sulfhydrique. Nous verrons que certains de ceu-V-ci sont précipitables par les sulfui'es alcalins.

8. Ammoinaque. — Ou peut purilier l’alcali volatil du commerce en l’introduisant dans une cornue tubulée ou un ballon, et l’exposant à l’action de la chaleur; le gaz qui se dégage de cette dissolution est reçu dans l’eau distillée. L’opération est terminée ([uand le tube conducteur s’échauile. C’est alors de l’eau qui passe, ce u’esl plus du gaz anmiouiac.

.\vec rammouia(iue ou reconnaît certains oxydes qu’elle dissout, notamment l’oxyde de cuivre (pii donne dans ce cas une belle couleur bleue. D’autres oxydes sont caractérisés parce qu’ils ne sont pas solubles dans rammoniaque; l’alumine, par e.xcmple, est dans ce cas.

9. Potasse. — La potasse à l’alcool du commerce n’est pas absolument pure; la plus blanche n’est pas non jdus la meilleure, c’est la plus hydratée. Les impuretés de la potasse sont les carbonate et sulfate de potasse, les chlonire et iodure de potassium. La potasse la plus pure s’obtient au moyen du sulfate et de la baryte; on peut laisser le sulfatt; en (!.\c(‘s, c’est une impureté connue; si, au contraire, on met un excès de baryte, on s’((ii deliarrasse par un courant d’acide carboni(pxe à l’ébullition. — Pour le plus grand nombre des cas la potasse à l'alcool est sullisaute.

La potasse caractérise certains oxydes niétalli(jues qu’elle dis-

CIIAMTHE — MÉTIIOUES lîENÉUALlîS. 3,'tÔ

sont. Elle sert à recoimaltrc lüs matières t)rgaiii(iues azotées, dont elle élimine l’azote à l’état d’amniüniafjue.

10. Carbonate de soude. — Les cristaux de soude du commerce peuvent être facilement purifiés; pour cela on les dissout dans le moins d’eau possible, on agite le liquide juseju’à (>ntiére solidification par le refroidissement; on (dilienl ainsi des cristaux trèspetits qu’on lave avec de petites quantités d’eau distillée. Ce lavagt;, analogue à celui du sucre, donne un réactif très-[»ur. Une dissolution d(! carbonate de soude, à laquelle on a ajouté de l'acide azotique pur en excès, ne doit précipiter ni par l’azotate d’argent ni j)ar l’azotate de baryte.

On emploie le carbonate de soude pour saturer les liqueui-s acides et aussi pour caractériser certains métaux dont les carbonates sont insolubles. Il sert comme les carbonates de chaux et de baryte pour attaquer par voie sèche les silicates insolubles tjui, unis .-i un excès de base, deviennent soluljles et attaquables par les acides.

1 1 . Bicarbonate de potasse. — Celui du commen.'e, broyé et lavé avec de petites tiuantllés d’eau distillée;, est bon [lour l’analyse qualitative. Sa dissolution étendue ne doit être troublée iii par celle du chlorure de calcium, ni par le sulfliydrated’ammoniaijue. Additionnée d’acide azotiiiue pur en excès, elle ne doit précipiter ni par l’azotate d’argent, ni par celui de baryte. Les bicai’bonates seiTent souvent à caractériser lii chaux et à délinir l’état sous lequel elle se trouve.

12. Sulfate de soude. — Le sulfate cristallisé du commerce, soumis à une nouvelle cristallisation dans l’eau distillée, est suflisamment j>ur, s’il n’est troublé ni i>ar les carbonates ni [lar les sulfures alcalins, ni {<ar l’azotate d’argent, et s’il est neutre aux papiei-s réactifs. Le sulfate de soude est le réactif des sels de barx'te, etc.

13. Phosphate de soude. — Le sel du commerce est soumis à i)lusieurs cristallisations dans l’eau distillée ; on rejette chaque fois les eaux mères des cristaux. Sa solution forme avec l’azotat*; d’argent un iirécipité jaune (,'t S('rt à caractèrist>r la magnésie.

14. Acétate de soude. — C(;lui des arts, [ilusieurs foLs cristallisé dans l’eau distillée, <*st pur s’il ne préci[)itc ni par 1e sulfliydmte d’ammoniaque, ni par les sels d’argent et de baryte. On l’emploie pour saturer les acides minéraux, dont l’excès se trouve ainsi rem- I>lacè par un excès d’acide acétique.

15. Chlorate de potasse. — Le sel du conmierce pulvérisé, lavé à

INTIIODLTTION. — ANALYSE CHIMIQUE.

l’eau distillée, <‘st bon comme réactif. Ou l’emiiloie surtout pour la voie sèche.

16. Chromalc de potasse. — C’est le sel rouge (bichromate) qu’on préfère, U est pur daus le commerce. On l’emploie comme réactif ipiahlatif pour les sels d'argent, de plomb, de /.inc, de baryte.

17. Pcrmaïujanatc de potasse. — Ce sel, jadis connu sous le nom de caméléon minéral, n'est plus aujourd’liui un produit de laboratoire. Ou le trouve trés-imr dans le commerce Ou le prépare facilement avec le bio.xyde de manganèse, la potasse et le chlorate de potasse. Sa dissolution est d’un violet très-riche; il sei-tà reconnaître la présence des corjis o.njdahles. On en a tiré un grand jiarti dans l’analyse (piaulitative. {V. Essais par les volumes, p. 385.)

1 8. f yanure de potassium. — On le trouve pur dans le commerce.

11). Prussiales. — Les pnissiates, cyanofernire et cyanofenide

des arts sont des réactifs sullisamnient pui-s, si ou b‘s choisit bien cristallises. Le cyanofernire est le réactif di>s sels de fer au maximum d’oxydation; le cyanoferride est le réactif des sels de zinc.

20. Chlorhydrate d'ammoniaque. — Le sel ammoniac sublimé du commerce dissous dans l’eau est un bon réactif. Les sels ammoniacaux sont un adjuvant des réactifs de la magnésie, ils empêchent la précipitation de cette terre par l’ammoniaque. I.e chlorhydi’ale d’amnioniaciue est un réactif du platine, etc.

21. Sulfhydrate d'ammoniaque. — On l’obtient facilement en faisant alisorber directement de l’acide sulfliydrique pur par une dissolution d’ammoniacpie pure dans l’a|ipareil de Woolf. Il faut le conserver dans de petits llacous. C’est un exœllent réactif d’élimination ipiand ou l’emploie concurremment avec l’acide sulfliydriijue et les carbonates alcalins; il permet de séjiarer les métaux en gi-oupes. Il caractérise certains d’entre eux, soit par la couleur de leur sulfure, soit par la solubilité ou l’insoluliiUté de ces sulfures dans un exru’ss du précipitant.

22. Azotate de baryte. — Le sel préparé par les arts, dissous, précipité par l’acide azotique, lavé et redissous, est un réactif pur. 11 ne précijiite jias les sels d'argent; il sert à caractériser et à éliminer l'acide sulfurique, et, dans certains cas, les acides iihosjdiorique et carboniipie.

23. Sulfate de stronliune. — L’eau qui est restée en contact avec du sulfate de stroutiane, précipité et lavé plusieui-s fois, est un réactif des sels de baiyte. 11 ne préci[iitc ni la stroutiane ni la cliaux.

25 et 2.Ÿ. Sulfates de fer. — On prépare le .sulfate rie proto.vydc avec de l'acide sulfm iipie all'aibli et de la tournure de fer. On le fait

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