CHAPITRE I«r. — MÉTHODES GÉNÉRALES
Ki’ision des bases en cimi {/roupes. — On peut avec trois réactifs classer les ha.ses en cinq groupes, savoir ' :
1“ On ajoute dans une partie de la dis.solution un carbonate alcalin, dans une autre partie, du sulfliydrate d’aininouiaque.
Si l’un et l’autre réactif sont sans elTel; on Juge qu’on a affaire à l’un des métaux suivants :
Sodium, Pütasnium, Animunium.
2“ Le précipité par l’un ou l’autre des réactifs jieut renfermer tous les métaux suivants.
Si le c.arhonate produit un précipité dans la liqueur, le suifhydrate d’ammoniaque restant sans action, on peut conclure à la présence des métaux suivants :
Magnésium, Calcium, Strontium, Baryum.
3“ Si le carbonate et l’bydrosulfate précipitant l’un et l’autre, l’hydrogène sulfuré libre ne précipite pas, la liqueur éUint acide (par un acide minéral), le métal est l’un des suivauts :
Aluminium, Chrome, Nickel, Cobalt, Manganèse, Zinc, Fer.
4" Si l’hydrogène sulfuré libre pri'cipite mhne dans la liqueur aride, le métal cherché appartient au quatrième ou au cinquième groupe.
Il appartient au quatrième si le sulfure n’est pas soluble dans les sulfm’es alcalins. C’est alors l’un des cinq suivants :
Cadmium, Bismuth, Plomb, Mercure, Argent.
5“ Mais si le sulfm’e est soluble dans les sulfures alcalins le métal cherché est du cinquième groupe qui comprend les métaux ;
Armmic, Étain, Antimoinn, Platine, Or.
Exemple. Un exemple montrera la marche de celle analyse ; étant donnée une dissolution saline quelconque, à une partie de celte chssolution on a ajouté im carbonate alcalin.
Admettons qu’il n’y ait pas eu de précipité ; à une autre ])arlie on a ajouté du sulfliydrate d’ammoniaqut'; supposons que ce réactif au contraire ait donné lieu à un précipité et que l’hydrogène sulfuré ne troulile pas la dissolution préalablement acidulée ; nous conclurons que le métal cherché est run des métaux suivants : Mugiiètitum, Aluminium, Cliromu, Nickel, Cobalt, Manganèse, Zinc, Fer.
Il reste maintenant à savoir auquel de ces huit métaux on a af-
< Nous citerons ici seulement le» corps qui so rencontrent le plus onlinairenicnt.
IXTROOrCTIOX. — ANALYSE CHIMIQUE.
faire. Pour cela, U faut recourir à l’emploi d’autres réactifs caractéristiques de ces niélau.x.
Recherche ik l'acuk. — La recherche d’im acide ou d’un métalloïde se fait de la même manière ; nous empruntons la marche indiquée par MM. Gerhardt et Chancel en ne nous occupant que des acides métalliques :
1° La dissolution est essayée par l’acétate de baryte; s’il se forme un ju-écipité, l’acide est :
Ar»(5nicuXf Arsénique, Chromiquc, Sulfurique, Phospboriquc, Fluor* hydrique, Carbonique, Oxalique, Silieique.
2° Le sel ne précipitant pas par l’acétate de haryte pn*cipite par l’azotate d’argent (on opère pour cela sur une nouvelle dose du liquide à essayer); dans ce cas, l’acide i«t compris parmi les suivants :
Sulfhydrique, Chlorhydrique, Brômhydrique, lodhydrique, Cyanhydrique.
3» Le troisième groupe d’acides est formé de ceux que ne précipitent ni les sels de haryte ni les sels d’argent. Deux seulement sont dans ce cas ; ce sont les acides azotique et chlorique.
Les acides qu’on rencontre le plus souvent sont les suivants : carbonique, sulfurique, chlorhydrique, azotique. Ils représentent précisément ces trois groupes si faciles à caractériser. Les deux première seuls sont réunis dans un même groupe, mais l’acide carbonique est gazeux, et ne précipite l’acétate de baryte que lorsqu’il est lui-même combiné avec une base. 11 est chassé de ses combinaisons avec effervescence par tous les acides.
L’acide sulfuilque forme avec les sels de baryte un précipité qui est insoluble dans tous les acides.
L’acide chlorhydrique appartient au second groupe.
L’acide azotique fait partie du troisième.
Lorsqu’on a fait le premier classement de l’acide cherché, il faut employer, comme pour la recherche de la base, des réactifs caractéristiques.
CAltACTÈnES PniNCIPAL'X DES MÉTALLOÏDES ET DES MÉTAUX.
Nous allons maintenant exposer sommairement les principaux caractères qui servent à reconnaître Ira corps, et nous indiquerons pour chacun d’eux le procédé le plus habituel de dosage.