I.VTIlOlUr.TION. — ANALYSE CIIIMIÜLE
L’or est réduit par tous les <H)ri)s oxj'daliles; le sulfate ferreux et le chlorure antimonieux le précipitent à l’étal métallûine de sa dissolution.
PLATINE. — Sa résistance aux réactifs éf;ale celle de l’or. Ses sels sont caractérises jiar le précipité qu’ils donnent avec les sels jiotassiques et ammoniacaux. Le chlorure double de iilatine et d’ammoniaque qui .se forme ilans les liqueurs concentrées laisse, par calcination, un résidu de platine métallique pur.
ÉCUEILS UE l’analyse.
I.a connaissance théorique des caractérc's jirécédents est loin de suflire; le chapitre des mécomptes en analyse est malheureusement trés-considérable; nous allons essayer d'indiquer tes principaux écueils.
Jmpurciés (le la siihsiance. — Itarement le chimiste doit essaymune substance pure , et le premier dauper qu’il rencontre est de prendre pour la substance elle-même l'impurelé ijui l’accompajnie. L’habitude seule peut prémunir contre ce dauf;er.
Exemple. Sujqiosous que nousayons à rei'onnaltresi un corps est du salpêtre ; suivant la méthode d’élimination que nous avons indiquée, nous verserons dans la dissolution du nitrate de baryte, jmis du nitrate d’argent, et il arrivera le plus souvent que l’un et l’autre réactif préciiiitera ; si nous n’avons [las le soin d’évaluer, (k t'i.vw l’imiiortance du précipité, nous conclurons trop vite ijue nous avons all'aire soit à l’acide sulfurique, soit à l’acide chlorhydriijue, tandis que nous aurons rencontré simplement les impuretés onlinaires du salpêtre.
Impuretés des réaelifs.—Los impuretés de l’eau ou des réactifs IHUivent causer de semblables i-rreui-s.
Exemple. Il est une question encore pendante et qui divise les chirnisU-s, celle de la diffusion de l’iode.
Quelques personnes ont avancé que l’iode se trouve partout, en tous pays, dans l’air, dans toutes les eaux, dans les cendres de toutes les plantes, etc. Ce fait est vraismnblable h priori; il est bien certain que l’on ne saurait nier (jue l’air ne puisse, jiar exemple, contenir tous les corps gazeux ou volatils à l’état de dissolution et même tous h-s autres, comme jioussière, à l’état de susjxmsion ; mais il est très-certain que bien souvent il est arrivé que l’iode ([u’ori a cru rencontivr (s’il n’a été une illusion) a été ajqiorlé par tes iractifs employés à sa recherche, .\insi qu’il a été dit dans les .Solium de. chimie., le nitrate de soude contient de l’iode; or, c’est
CHAIMTHK l'-'f. — .MtTH01)i;s f.KNKKALKS.
de ce sel (pie jirocède sans doute l'iode dont les réactifs jM-uvent être souillés, attendu que le nitrate de soude sert à préparer l’acide azotique dont on fait l'acide sulfurique, qui lui-même sert à l’exlraidion de l’acide clilorhYdri(jue ; le nitrate dt« soude est de plus employé pour blanchir la piotasse, etc.
Choix de l’èchanlillon. — Une cause non moins frrave do mtrcomptes pour l'analyse réside dans la manière de choisir l’échantillon à analyser.
Qu’on ait all'aire à une substance naturelle, ou à un pioduit de manufacture, il peut arriver que la matière dont on se pimpose de faire l’analyse ne soit pas homof;éne, et iiii'on prenne, si l’on ne se tient sur ses gardes, une partie q\»i inr représente jias exactement le tout. Quel que soit l'échantillon sur lequel est appelée l’attention de l’analyste, il doit être en entier disposé pour l’analyse.
Dirision de ki vmlih e. — Si c’est un corps solide, on le pile en entier et ou mêle entièrement la poudre afin que chacune des parties représente l’ensemble.
Il faut éviter de séparer les poudres ati moyen du tamisage ou par voie de suspension dans l'eau (lévigation), attendu ([lie si les constituants immédials sont inégalement durs ou inégalement dimses, ils peuvent ainsi donner des produits en poudre fine, entièrement difl'erents des jiroduits en morcc'aux. Toutefois, ces moyens contre lestpiels nous mettons en garde, parce qu’ils séparent au lieu de diviser simplement, pourront être employés dans ce but, celui de séparer.
Exemple. Si poursoumetlre à l’analyse le verre aventurine on le divisait [lar jiorjdiyrisation, et si on se bornait à employer les jiortions les [dus fines, ou laisserait, parmi les [lortions les plus grosses, celles qui sont [irécisèment les plus denses, et parmi elles l'élément le [dus inqiortant, le cuivre métallique aui[uel l’aventurine doit son ap[»arence et ses pixqtriétés caractèristi([ues. Mais aussi ce même procédé de lévigation, qu’il faut condamner comme procédé de division, serait merveilleusement adapté à la recherche même du cuivre dans l' aventurine.
Nous irions tro[> loin de notre but. si nous voulions relater toutes les causc's d’ern'ur auxi[uellcs est exposé l’analyste. L’exercice sur (les com[)osés connus en a[([ir(.‘ndra à l’observateur attentif plus que tous les princi[i(’s ('écrits.
OPKRATIONS DK d’aNALYSK 0 II A N TI T AT I V K.
Quand on a reconnu la nature de la substance, ou, suivant le
356 INTRODUCTION. — ANALYSE CHIMIQUE
cas, distinpnû les constituants d’im composé (analyse immédiate) ou ses éléments (analyse élémenlaire), ou est renseigné sur la qualité du corps ; il ne reste plus qu’à rechercher le quantum de ces composés simples ou complexes; c’est le but de l’analyse quantitative dont nous allons à grands traits indiquer les principales conditions pratiipies.
P(xée. — Le iireiniére ojiération de l’analyse ijuantitativo est la pcAce.
Dans les A'otiovs de physique ([ui précédent le lecteur trouvera d’utiles renseignements sur la balance. Nous nous bornerons à din> ici ijuc l’analyste doit, autant que possible, recoiuir à la double pesée; se rap]iel(,‘r qu’un même corps pèse à chaud pratiquement moins (lu’à froid iiarce (ju’il détermine un courant d’air qui soulève le plateau sur leipiel il est posé; enfin, que certaines substances hygrométriques, déliquescentes, elllorescentes , o.\ydables, volatiles doivent être pesées avec des précautions qui répoiideiil aux dangers de gain ou de iiertc de poids inhérents à la nature de ces substances. ‘
Dessiccation. — La dessiccation se fait, soit par exposition à l’air
libre, à froid ou à chaud, soit par exposition à un courant d’air ou de gaz desséché, soit l>ar exposition à l’action du vide sec ; la dessiccation à l’air .se fait ordinairement au moyen do l’étuve de Gay- Lussac, chambre chaude à double parois, entre lesquelles est renfermée de l'huile de pied de bamf ([ui peut siqiporter un haut degiv de <;haleur; l’air se renouvelle peu à peu de lui-même soit par la porte qui fiTme incomplètement , soit par une ouverture ménagée! dans ce luit. On jieut hâter la dessiccation en produisant un courant d’air dans l’étuve.
Pour la dessiccation dans un com-anl gazeux, on emploie généralement un jietit appareil imagine par M. de Liebig. C’est un tube eu L qui jilonge dans un bain de liquide chaud. Un courant d’air ou de gaz sec Iravm-se ce tube et dépose l’humidité qu’il em-
CHAPITBE l'r. — MÉTHODES r.ÉNÉHAI.ES. 357
porte en travei'sant iin tube simple rempli d’une matière hypro-
Fig. 146— Appareil ii desK^clier de M. de I.iebig.
C, tube en U . * , tube à deestchcr.
M, marinite. T, id.
L, lampe à alcool, f, ibcrmomèira.
V, aspirateur. B. S, lupporto.
ïBetnque : ponce line mouillée d’acide sulfurique concentré, ou chlorure de calcium en menus morceaux
Pour dessécher dans le vide, la matière disposée dans une petite capsule est placée sous la cloche de la machine pneumatique en présénce d’une jarre de verre contenant de l’acide sidfnrique concentré; l’air est desséché par l’acide et, à mesure. il dessèche la substance.
On peut hâter la dessiccation par la chaleur, par exem-
Fig. 146. — üe«ifliecation dans I« vide. C. capiule. R, robinet intercep-