CS
Un litre de cette vapeur renferme i de litre de vapeur de soufre.
La densité de la vapeur de l’alcool égale 1,613 et J;JJ-J:j=23,3.
C‘H*0*=46, qui divisé par 2=23.
Les exemples qui précèdent comprennent la plupart des cas qui peuvent se présenter dans la comparaison des densités des gaz et des vapeurs; ils montrent toute la généralité de la loi et ils en précisent la signification. En effet, cette loi n’inqilique pas une jiroportionnalité absolue des densités de vapeui-s aux équivalents, même dans les corps simples ; mais elle indique que le rapport des densités des corps gazeux est le même que le rapport de leur éipiivalent multiplié ])ar un nombre sim])le. Ce nombre est tantôt 1 . tantôt 2, tantôt i. {. et dans des cas e.xci'plioiuiels li et *.
INTHOUIXTION. — NOTIONS KLKMKNTAIUKS.
On exprimfi souvent ce fait en disant que l’équivalent d’un corps repWîsente 1 volume, J volume, *2 volumes, 4 volumes, J de volume, etc. Dans tous les cius, on doit observer que les nombres donnés par l’expérience ne s’accordent que d’une manière approximative avec les résultats du calcul : cet écart est dü à une cause facile à concevoir : pour que les densités de vapeiu^ fussent tout à fait comparables, il faudrait que ces densités demeurassent les mêmes, quelle que fût la température et la pression à laijuelle ou tes a déterminées, ftr, ceci n’est pas vrai d’une manière absolue : d’une part , b‘s gaz ne se dilatent pas avec la température d’une manière nnitonne , indépendante de la nature propre de chacun d’eux; d’antre jiart, ils n’obéissent pas exactement à la loi de Mariotte : ils s’écartent de celte loi et de celle de la dilatation uniforme i)ar la cbaleur d’autanUplns qu’ils sont plus voisins de leur liquéfaction. Or, c’est dans cette condition défavorable que l’on est obligé de déterminer la densité île la phqiart des gaz et celle de toutes les vapeurs; on ne doit donc pas être surjiris si le rapport entre les densités de vaiieiu's et les équivalents n’est pas rigoureusement exact. Mais il est, en général, très-apiiroximatif, ne soulTre guère* d’exce])tions et s’accorde aujourd'hui avec plusieui-s centaines de densités de vapeui's déterminées par rexpérience. .\ussi ne saurait-on refuser à cet en.semble de faits la signification d’une loi pliysique de la plus hante inqiortance.
La découverte de celle loi est due à (lay-Lussac. Faite dans le premier quart de ce siècle, elle a concouru pour une très-grande part à établir sur scs bases actuelles la théorie des équivalimts.
La loi qui précède jiermet de résoudre divera problèmes, en connaissant seulement les équivalents des corjis et la densité de l’hydi-ogéne.
1 . Combien fant-il décx)mpos*’r de chlorate de potasse pour obtenir un litre d’oxygène sec à 0" et sous la prassion de 0™760.
Un litre d’o.xygéne pèse environ 1 ll=?x8 fois autant qu’un Utre d’hydrogène, car un équivalent d’oxygène, 8, n'qiond à 1 volume, tandis qu’un éi[uivalenl d’hydrogène, 1, répond à 2 volumes. Donc 1 litre d’oxygène pèse environ ONKSOtlx 10=: ln''434, et la question est ramenée à celle-ci : Condneu fant-il de chlorate de potasse j)onr obtenir Isfllll d’oxygène?
ün a ;
D" ; KO.Cin» ; ; 4 8 ; 1 22, o ; : l . l ;t i :.r.
X donnera le poids du chlorate de potasse.
2. Combien faut-il dissoudre de fer pour dégager une quantité
('.HAPITIIK III. — KI.II IVAI.F.NTS. 59
d'hydrogéno capalile d’enlever un ballon pesant ^Uü kilograinnies (température (l“, pression 0"'760.)
1 mètre cube d’hydrogene iiesant O'-ÜÜO environ déplace 1 mètre cube d’air jiesanl 1*‘29, et peut dès lors soulever un jioids de Ui’!) — 0*^09= II'?; pour soulever 200 k., il faut employer J "4"= 167 mètres cubes d’iiydrogèue, lesijuels iièseut Oi^OOt'x I(i7=ir)ti0;i. Or, 28 parties de 1er produisent I partie d’hydrogène.
Donc on a
,T donnera le poids du fer.
Vil. Loi DEscH.vi.KURS SPÉCIFIQUES. — Unc autre loi physifiue a été i-attacliée peu de temps après à ces mêmes équivalents, c’est la loi de Diilong et Petit sur les chaleurs spécifiques des corps sinqiles. En voici l’énoncé :
Pour élever d’un même nombre de degrés des poids équivalents des divers corps simples , il faut emjjloyer sensiblement la même quantité de chaleur, ou des quantités de chaleur qui soient entre elles comme des nombres simples. En d’autres termes, les chaleui-s 8])édfiques des corps simples sont en raison inveisse de leiii-s équivalents.
-Vinsi la chaleur spécifique du cuivre : 0,095 multipliée par son équivalen t 3 1 ,0 = 3,02 .
La chaleur spécifique du fer ; 0,1 1 ’t x 28 = 3,08.
La clialeiir siiécifique de fiode : 0,05! x 126,9=:3,'i2.
La chaleur spécifique du jihosphore : 0,189x31 =5,80, qui divisé par 2 = 2,93,
I>a clialeur sjiécilique de l’ar.senic : 0,811x75 = 0,10, qui divise par 2=3,05,
La chaleur spécifique du soufre ; 0,202 X 10 = 3,23.
La chaleur spécifique de l’argent ; 0,057x 107,9 = 0,15, qui divisé par 2 = 3,07.
Les chaleurs spécifiques des corps composés de constitution chimique analogue sont de même en raison inverse de leuis équivalents. Cette loi, comme on peut le voir par les exemples cités, n’est qu’approximative. Diverses causes physiques iju’il serait trop long de discuter ici s’opposent à ce qu’elle puisse représenter exactement les phénomènes.
Un ne parlera pas ici de diverses autres propriétés physiques des corps, que l’on a cherché à lier également aux équivalents c.liimiques ; en général, ces raïqirochemeiits ne [ii’ésimtent un
fiO iNTHumc/noN. — NOTIONS ki.kmi:nt.\ihi:s.
iulérêt réel que quand ils iioiienl siir des •'roujies spéciaux de composés chimiques d'une conslilution smiihlable, el plus parliculiérenient sur les conipost;s isomoridies.
L’eiiseinhle des lois ipii vieuiieni d'être exjiosées sous uue forme rifioureuse, mais plutôt abstraite (]ue vraiment physique, peut se iNipréseuter d'ime manière plus simple à l'aide de quelques hypothèses, désif^nées d’ordinaire sous le nom de théorie atomique. Sans discuter, quant à présent, ces hyiiothèses dont le fond n’est guère contestable, mais qu’il serait lu's^essaire d’exprimer par des formules plus délicates, je me bornerai à les résumer ici dans les termes consacrés par l’usage.
On peut admettre que les corps simples, pris sous im poids déterminé, sont formés d’un nombre lini de particules indivisibles ou atomes : le poids et le volume de chacime de ces particules sont finis et déterminés. Qnand deux corps simples se combinent, à cha<iue atome de l’un s’unit un nombi-e simple et nécessairement entier d’atomes de l’autre corps, d’où résultent la loi des proportions définies , la loi des proportions multiples et la loi des équivalents. Ces derniers expriment les rapjiorls imtre les poids des atomes (ou ces mêmes rajqiorls multipliés jiar des nombres simiiles).
Un même volume des divei-s corps simples jiris à l’état gazeux renferme le même nombre d’atomes (ou di's nombres qui sont dans un rajiport simple), d’où résulte la loi des volumes gazeux.
Ces atomes se remplacent les uns les autres dans les composés isomorphes.
Enfin, les atomes des divers corps simples exigent la même quantité de chaleur pour s’échauffer d’un même nombre de degrés.
N tlEIlTHELOT.