‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 194 sur 262 · II. COLOI1AT10N UES FO.NUA.NTS PAU LES O.VYUE8 METALLIQUES · texte numérisé non relu

II. COLOI1AT10N UES FO.NUA.NTS PAU LES O.VYUE8 METALLIQUES

Les boules vitreuses ou autres obtenues par une fusion directe fournissent déjà, dans ijuelfjues cas, des couleura qui peuvent caractériser l’espèce; mais la teinte, dans ces sortes de produits immédiats, varie peu pour les dillérents corps et ne saurait guère, par conséipient, être utilisée comme moyen de distinction. Il n’en est pas de même de la jierle qui résulte de la fusion de certains corps à l’aide de réactifs , et en jiarticulier do celle produite par le borax et le sel de phosphore que nous avons déjà mentionnés.

Coloration du borax et du sel de phosphore. — Sous l’influence de ces deux agents , la plupart des minéraux deviennent fusibles; il en résulte des globules vitreux et limpides dont un grand nombre revêtent les couleurs les plus caractéristiques. Ces deux s(;ls vitriliables agissent par leur princii»e acide : l’acide borique du premier s’empare facilement d’un très-grand nombre d’oxydes pour former des borates à base multiple. Le sel de phosphore, chaulfé et amené à l’état de perle, perd toute l’ammoniaque qu’il contenait ; il lui reste un excès d’acide phosphorique (jui exerce son allinité sur la matière métallique avec non moins d’ellicacitô que l’acide borique. De la combinaison résulte une coloration déterminée, — bleue, par exemple, pour le cobalt, — vert émeraude pour le chrome, — améthyste par le manganèse, etc.

La couleur ne diffère pas sensiblement, [lour un même oxyde, <iue l’on fasse usage du borax ou du sel de phosphore : seulement K elle peut être plus tranchée et plus vive avec l’un ou l’autre de ces deux fondants , suivant les cas. Le sel de phosphore agit peut-être plus énergi(juement que le borax sur la plupart des bases.

Mais la teinte est ordinairement toute différente avec le même sel, pour le même oxyde, dans les deux feux : elle est vert bouteille pour le fer à la réduction, et jaune foncé à l’oxydation; vert foncé pour le cuivre à ce dernier feu, et rouge brique à la flamme blanche, etc.

Le tableau que nous donnons plus loin indiijiie les colorations diveraes obtenues dans ces différentes conditions.

Mais d’autres réactifs que le borax et le sel de jdiosphore se colorent plus ou moins vivement en fondant avec les corps, et fournissent ainsi des moyens de distinction utiles. Nous citerons eu particulier le sel de soude et l’azotate de cobalt.

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