‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 195 sur 262 · I. — ÜICT. DE CUIUIE INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

I. — ÜICT. DE CUIUIE INDUSTRIELLE

INTHOnrCTlON. — ANALYSE C.IIIAnyLE.

Colonilion par Ut soi«/c.— C’est surtout avec les acides (contrairement aux sels jirécédeuls) et très-rarement avec les oxydes mèlalliiiues que la soude (carbonate de soude) forme des combinaisons fusibb's; la couleur, chez celles-ci, est quelquefois caractérisli(iue. Mêlée à quelques millièmes de manfianèse sur une lame de platine et exj)Osée à l’oxydation, la soude, en fondant, acquiert une magnitique couleur timfuoise ; avec le chrome, elle prend une coulenr jaune opaque, etc.

Coloration par l'azotate de cobalt. — Certains oxydes terreux ou métalliques donnent. lors(ju’on les chauile au chalumeau après les avoir iinpré^uiès d'une stilution de ce sel, des colorations remarquables ; ainsi la magnésie se colore en l'Ose pâle ( Heur de [«■•cher) ; l’alumine ju^end une tidiite il'un tri's-beau bleu; les oxydes de zinc, d’étain et d’antimoine acquiènmt une couleur verte ou bleuâtre plus ou moins intens*;. L’effet produit sur la magnésie et l’alumine fournit im moyen éminemment utile pour constater promptenu-nt la jirésence de Tune ou l’autre de ces bases terreuses dans un grand nombre de composés naturels.

Maniéré d'opérer les colorations par les fondanls. — Elle varie suivant la nature d(>s corps à essayer, et jilns encore stiivanl celle des réactifs,

Pom- la coloration du borax ou du sel de phosi)hore, on peut employer trois procédés :

1“ Sur le charbon. — Le fondant doit être d’abord chautle sur ce support; après divers mouvements de tuméfaction on d’ébidlilion, qui sont dus, [KUir le borax, au dégagement de l'eau, et jjour le sel de phosphore, à la mise en liberté de l’eau et de l’aminoniacpie à la fois, le sel vitriliable finit par jtrendre la forme d’une perle parfaitement ronde et transjiari'ute qui adhère par un point dt; sa jiériphérie au charbon. On présente alors à la iierle la i>oussière à essayer, et l’on sonflle de nouveau ; la couleur st^ manifeste. Si l’on prévoit que la coloration sera difficile à obtenir, si surtout elle exige une action réductrice, il convient de tenter l’expérience ]iar ce premier procédé. Le charbon, en elfet, est un désüxydant énergique, et favorise, par conséquent , la réaction. Il en s(!ra ainsi pour la coloration rouge lirique fournie par le cuivre, ou vert émeraude jiar le chrome , dans la (lamine intérieure. Au contraire, les teintes à produire au feu d’o.xydation se manifesteront plus fmùlement sur d’autres genres de supi»orts et par les proi'édcs suivants :

2” .Suc le fil de ptaiiiu. — Ce second mode est fort en usage,

CHAPITHK 11. — KSSAIS AU CUALI'MKAI'.

comme le plus expi-ditif et le plus simple. Un fil de platine trèsfin, de 0'",0006 environ de diamètre, de (1 à 7 centimètres de long, est recourbé en petit crochet à scs deux bouts; on le chauire à l’un de ces bouts jusqu’au rouge, et on le plonge dans le fondant pidvérisé, auquel on a préalablement mêlé la poussière à essayer ; une CAirtaine quantité du mélange adhère iminédiatemeul au crochet, que l’on soumet aloi-s de nouveau à l’action du dard; la fusion a lieu , et bientôt la couleur apparaît. On peut répéter la même opération à l’autre extrémité du fil , en changeant de flarainc, et l’on a ainsi un moyen d’obtenir les deux colorations, l’une d’oxydation et l’autre de réduction, sur le même appareil ; ou bien, si l’on veut, on essaye, dans le même feu, la coloration par les deux sels difl'érenls.

3° Sur la coupelle de l.rlmllif. — Ce supyiort, ,ainsi appelé du ' nom de son inventeur, est une sorte de disque mince en porcelaine mate, ,à surface légèrement convexe, de 8 à 9 millimètres environ de diamètre, qui sert principalement de support dans le genre d’essai dont nous jiarlons. Voici la manière de l’employer : on la tient dans une position horizontale à l’extrémité de la pince de platine, ou mieux sur un char! ion; sur sa face convexe, ou dépose une petite quantité de la matière d’essai et un volume de fondant sufTlsant pour qu’il puisse, après fusion, recouvrir toute la surface du support. On projette ensuite sur ce mélange la flamme du chalumeau. I.’insulllation doit être conduite d’abord avec beaucoup de précaution , pour que la poussière ne soit pas entraînée par le premier jet et que le fondant ne s’échappe ji.is hors du support. Le verre qid se forme bientôt recouvre en s'étalant la coupelle d’une mince couverte légèrement convexe, l’ar la continuation du feu, l’oxyde métallique se dissout, et la couleur se manifeste. Sur la coupelle de Lebaillif, le résultat de l’opération est souvent plus sensible que sur les autres supports ; le fond blanc de la porcelaine fait ressortir la teinte du verre, d’ailleurs très-étalée ; d’un autre coté , le [iroduit est plus commode à conserver; l’opérateur qui veut tirer tout le parti de ce genre de produit a soin de préjiarer à l’avance des coupelles des dilférentes couleiu's qu'il disjiose sur un tableau portant en regard les noms des oxydes métalliques d’un côté, de l’autre ceux du fondant et la natiu-e de feu employé; il possède ainsi un moyen permanent de comparaison qui lui sert avantageusement dans ses recherches ultérieures. Voici ce tableau ;

i.NTnouumoN. — analyse chimique.

COLOHATION DES VEHRKS DE IlOHAX l'AIl LES MhiTAUX.

AU PEU d'oxydation.

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