CHAPITRE III. — E.SSAIS PAR LES VOLEMKS
température qui sera lié par un certain rapport au.x qiiantités respectives des deux chlonires ; ce rapport est tacili' à trouver par le calcul, lorsipie l’on a observé rabaissement de température que nous appellerons T produit par la dissolution des .50 gi-ammes du mélange ; celui-ci est évidemment égal à l'abaissement i produit par la quantité x de chlorure de potassium, plus l'abaissement t' produit par la quantité (50 B' — x) de chlorure de sodium.
D’ailleurs, puisque 50 grammes de chlorure de potassium produisent un abaissement de la valeur de l sei’a donnée par
la proportion
ri,i ~ < ’
d’où 1 =
de même
d’où l'=
donc
dont la résolution donne x= — — — , formule qu’il suffit de
conserver pour i-ésoudre ce genre de questions sans qu’il soit nécessaire de faire chaque fois le calcul qui précède.
Il suffit donc de déterminer la valeur de T, c’est-à-dire l’abaissement de température et de la porter dans cette fonnulo pour savoir immédiatement la quantité de chlorure de potassium que renferment les 50 grammes de mélange soumis à l’essai. la quantité de clüorurede sodiimi s’eu déduit ensuite par une simple soustraction.
La pratique do cette méthode no présente d’ailleurs aucune difficulté. Dans ime éprouvette graduée, on verse 200 giammes d’eau distillée dont on note la température au moyen d’un lion thermomètre ; on pèse 50 grammes du mélange bien tinement pulvérisé, et on les projette dans l’eau distillée eu hâtant la dissolution au moyen du thermoiiù-tre dont on se sert comme agitateur. Aussitôt que tout est dissous, on note la températm'o, et la différence entre les deux nombres obtenus, l’im avant, l’autre après la dissolution , donne immédiatement l’abaissement de température T.
Cette méthode est due à Gay-Lussac.
DEuxiÈ.ME MÉTHODE (suLFATEs). — NcUromètre Pesicr. — Cet instrument a pour but de déterminer les proportions relatives de
.\TllOI)lT.TIOX. — ANALYSE CHIMIOUE.
soude et (le potasse reiifcrniees dans un niélanpo de sels de ces deux bases. Il est ajiidicable au cas seulement où l’une et l’autre se trouvent à l’élat de sulfates; mais on conçoit qu’il soit facile de se rapporter à cette condition d’une manière générale, en traitant par l’acide sulfurique et évaporant à sec la prise d'essai du mélange, (jiie celui-ci consiste en alcalis libres, en carbonates ou même en chlorures et nitrates, tous ces sels se transformant dans ces circonslanc(îs en sulfates de potasse et de soude.
Le principe sur lequel M. Pesier a basé la construction de son instrunnnit est c(dui-ci ; Loi-sriu’on jnxnid un volume déterminé d’une solution saturée de sulfate de potasse, et qu’on y ajoute une certaine quantité de sulflitc de soude, celui-ci se dissout en augmentant la densité de la solution jiroportionnellement à la quantité qui on est introduite. La dissolution devient apte en même temps à dissoudre une ]dus grande ijuanlité de sulfate de potasse. Ce principe posé, l’appareil consiste dans un aréomètre gradué de telle façon (|u'à cbacune de ses divisions correspondent des proportions jiarfaitement établies de soude et de potasse. C’est à (juoi l’on parvient de la manière suivîintc :
On prépare une dissolution de sulfate de jiotasse saturée à la température de 20"; on y plonge l’aréomètre, et on inscrit le zéro au point d’atlleurement. Ce zéro indi(]ue (jue la solution est tout entière formée de sulfate de potasse, et ne renferme point do sulfate de soude. On prend ensuite 300 cent, cubes exactement de la solution satun'e de sulfate de potasse, et on y ajoute 50 gr. de sulfate de soude pur et sec en poudre line. On additionne également la litjueur d’une certaine <iuantité de sulfate de pota.s.seeu p(mdre destinée à maintenir l’état de saturation. Lors([u’au bout d’un certain temjis, la température n'slant constante à 20®, l'on reconnait (pi’il no se dissout plus de sulfate de potasse, on plonge de nouveau l’aréomètre dans la liqueur, et l’on n'connait que, la densité de celle-ci ayant notablement augmenté, le jioint d’affleurement de l’aréomètre est placé lajaucoui» plus bas (lue dans b; premier cas. A ce nouveau point d’afflmirenn'nt on marque 100. (Kn décrivant le mode d’cnnploi du natromètre Pesier, nous ferons comjirendre comment ce cbiirn? indique que le sel soumis à l’essai est du sulfate de soude pur). L(‘s points intennédiaires enti-c 0 et 100 sont déterminés jjar des expériences semblables exécutées sur des mélanges à proportions connues de sulfates de potasse et de soude.
Le natromètre étant construit , on eu fait l’usage suivant. On
CHAI’ITHK III. — ESS.^IS l’AU LUS VOLLMKS. iOt
pèse 50 grammes du mélange à essayer lequel ne renferme que des sulfates de potasse et de soude. On le pulvérise finement, et on rintroduit dans un llacon de 500 grammes environ ; on l’arrose avec ! 00 à 1 50 cent, cultes desolutiou saturée de sulfate dépotasse ; on jette sur un filtre (jui laisse tomlier la liipieur dans une éprouvette jaugée mesurant 300 cent, cultes. On lave ce liltre avec la solution saturée de sulfate de potasse jusqu’à ce qu’on ait complété exactement dans l’éprouvette ces 300 cent, cubes. On introduit ensuite l’aréomètre et on lit le degré auquel il aüleure ; le nombre placé en ce point indique combien le mélange analysé renfermait de sulfate de soude sur 100 parties. En ellét, nous avons vu que le point 0 était déterminé par la saturation de la liqueur de sulfate de potasse, que le point 100 l’était au contraiie jiar l’introduction dans les 300 cent, cubes de 50 graunnes de sulfate de soude; si donc notre prise d'essai de 50 grammes était exclusivement formée de sulfate de potasse, la liqueur étant saturée, l'ien ne s’en sera dissous et l’aréomètre marquera 0. Si, au contraire, notre prise d’essai de 50 grammes était formée de sulfate de soude jiur, il se produira la même élévation de densité qui s’est manifestée dans la graduation de riustniment, et l’altlenrement qui aura lieu au [loinl 100 indiquera que notre mélange est pur, ou renferme 100 p. 100 de sulfate de soude. Entre ces deux points extrêmes (pie nous avons choisis comme exemples, il est facile do saisir la marche de l’instrument et de voir que le mélange renfermera, ])ar exenqile, 10 p. 100 de sulfate de souile et par suite OO p. 100 de suU'ale de potasse, loi’sque l’allleurement aura lieu au point 10, etc.
La graduation marquée sur le uatrométi'e ne convient, on le conçoit, que pour des expériences exécutées à la température exacte à laquelle a été faite celte graduation. Ce serait là un grave inconvénient, car il est fort dillicile en pratiijuc d’amener un liquide à une température déterminée. M. l’esier a su parer de la manière la plus heureuse à cet inconvénient; sur son natromèlre se trouve une deuxième échelle, (ju’on nomme échelle des lewpèralitres, et qui est disposée de telle sorte que, la tenqiérature du liipiide étant notée, le jioint de l’échelle des centièmes eu face diupiel se trouve l’indication de cette température doit être pris pour le zéro. Si , jiar exenqile , la température du liijuide est de 16“, on lira le nomlire placé en face de celui-ci sur l’échelle des centièmes; ce sera 4,1 , par exemple, et ce nombre sera pris pour zéro ; si donc l'aréomètre affleure à ‘28, au lieu de dire que l'échan-